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COMMENTAIRES


La Nuit noire

jeudi 5 février 2009 - konsstrukt

merci, merci ; pour la musardine, je crois bien qu’ils sont omnivores - mais attachés, plus ou moins, aux problématiques contemporaines.

La Nuit noire

mercredi 4 février 2009 - J-L.D

Aurais-je oublié l’essentiel ? Oui, j’adhère à la démarche.

La Nuit noire

mercredi 4 février 2009 - J-L.D

"Father, I want to kill you... Mother...." Bref, it is the end... L’oeil est une bouche avide qui se nourrit du monde (de ses atrocités aussi). Quant à notre cerveau reptilien, tel un boa constrictor, il se repaît de "l’autre" celui plus spongieux qui égoute dans le seau de la morale, de la bienséance et du "bon goût". L’ultime garde-fou que l’homme s’est tissé (avec Dieu) pour pouvoir vivre en société et vivre tout court sans doute. Garder pathétiquement l’église au milieu du visage... Mais chasser le naturel... Je suis de ceux qui pensent que le véritable mobile des grands criminels est une soif de reconnaissance illimitée. La plupart du temps bridés, houspillés, battus et donc niés dès leur naissance, le mal est le dernier espoir d’accéder à cette reconnaissance que "la vie" leur refuse (Hitler a essayé d’être peintre avant de se regarder sombrer...). L’artiste n’est donc pas loin. Tout tient à peu de choses finalement. Par delà le bien et le mal en quelque sorte... (la littérature restant un des rares espaces, où on peut allègremment, et surtout impunément, tuer son père... deux fois, tiens !)

A l’occasion, cher Christophe Siébert,auriez-vous la gentillesse de passer me dire, quel orifice de la Musardine semble le plus ouvert aux supplices de plume ? Bien à vous J-Luc Dalcq

La Nuit noire

mercredi 10 décembre 2008 - konsstrukt

non, je ne connais pas ; je lirais ça. c’est drole que vous parliez de bataille, qui a bercé ma jeunesse - plus que céline, d’ailleurs, qui manque encore à ma culture. mon projet, c’est plutôt gertrude stein-hemingway-hammet-manchette, voyez vous. je sais, dans la nuit noire, le rapport est plutôt lointain. mais enfin, c’est comme ça.

La Nuit noire

mardi 9 décembre 2008 - Le Momo

Bonjour, c’est ma première visite ici. j’ai feuilleté quelques manuscrits et suis tombé sur le vôtre. vous avez choisi une voie : parler de la merde. le projet est cohérent, de bout en bout. on ne peut s’empêcher, malheureusement, dès les premières lignes, de penser à Bataille. enfin, oublions ça. il n’y a pas que Bataille dans la vie. je continue ma lecture. je vois une suite d’images, mais aucun style (voir Céline, le style contre l’écriture). dommage. vous voulez transformer la merde en mot, alors qu’il faudrait, à mon avis, chercher à transformer le mot en merde.l’écriture, c’est un travail(une torture ?). connaissez-vous le poète Christian Prigent (celui qui merdre)et un de ses livres, particulièrement : "Le professeur" (éd. Al Dante) ? Bonne route.

La Nuit noire

vendredi 14 novembre 2008 - konsstrukt

8.88 : c’est parfait, c’est magnifique ; pitié ne votez plus : c’est trop beau.

La Nuit noire

vendredi 14 novembre 2008 - konsstrukt

(merci beaucoup)

La Nuit noire

jeudi 13 novembre 2008 - AM

Une belle indigestion organique qui mène à la compréhension de l’enfermement de l’être et de ses démons, astucieux le principe des biblio-vies à la fin.

On reconnait le bon écrivain aux empreintes qu’il laisse et konsstrukt est de ceux-là, tellement utile et inoubliable !

La Nuit noire

vendredi 7 novembre 2008 - konsstrukt

bah, aucun mot ni livre n’est interdit (en tout cas, ne devrait l’être). quant au vocabulaire, c’est surtout celui du personnage, comme toujours. un autre narrateur aurait sans doute raconté les choses différemment.

La Nuit noire

vendredi 7 novembre 2008 - Marantha

J’ai tout lu d’un trait sans pouvoir m’arrêter. Que dire ?

On plonge dans la vie d’un personnage qui n’est ni attachant ni complètement étranger. Ca doit être déstabilisant de créer ce genre de récit à la première personne. Je pense qu’il y a aussi un grand travail de recherche au niveau du fonctionnement de ce genre de personne... (enfin j’espère que ce n’est pas autobiographique... parce que ça a l’air sacrément "vrai") La chose qui me dérange le plus ce sont les mots vulgaires (foutre, merde, pétasse...), même si c’est dans la continuité des livres "interdits" où il a bien fallu appeler un chat un chat. Dès les premières phrases on sait à peu près où on va aller. Désolée, je ne suis pas critique littéraire !

PS : merci pour le style qui en ce qui me concerne me permet d’être complètement détachée et de ne pas se sentir complice, juste spectatrice.

La Nuit noire

jeudi 6 novembre 2008 - konsstrukt

moi, tout ce que je peux dire, c’est qu’il y a des moments qui sont sans doute risibles dans la nuit noire ; d’autres qui le sont peut-être involontairement. enfin, je suis content de vous avoir fait rire, hein.

Rire

jeudi 6 novembre 2008 - nic

Je ne pensais pas utile de le dire : "banal, lassant, voire risible."

La Nuit noire

jeudi 6 novembre 2008 - konsstrukt

le pire, c’est le rire ; faudra me l’expliquer, celle-là

La Nuit noire

mercredi 5 novembre 2008 - nic

Non, pas de mépris : "taillé dans la tranche", c’est bien ce que je dis - et un peu plus, mais je crois dans le sens de l’auteur. Le pire, c’est le rire.

La Nuit noire

mercredi 5 novembre 2008 - Cindy Cenobyte

>"Un petit mot ICI."

Ah ! vous au alors, vous avez le bon goût de ne pas travestir vos jugements de valeur en critiques ce qui est tout à votre honneur.

Vous écrivez aussi : "Emporté par l’ivresse graveleuse de son projet (Nuit noire), Konsstrukt raconte - dégueulant des phrases qu’il doit souhaiter bancales et râpeuses - l’éclosion on ne peut plus sordide d’un serial killer. Ellroy en dit beaucoup moins, et ça fait pourtant tellement plus d’effet ! L’immonde, ça devient vite banal, lassant, voire pire."

C’ est ce que ce mot "pire" recouvre et que vous écrivez dédaigneusement qui m’ intéresse beaucoup en tant que lecteur, spectateur, etc ... en tant qu’ humain quoi !

D’ autre part votre mépris du côté offert et ouvertement "taillé dans la tranche" de ce roman m’ évoque celui d’ un groupe de femmes quinquagénaires sortant d’ une boite de nuit suivi d’ un éphèbe de vingt ans qui manifeste sans ambage le désir de se taper des pommes bien mures. Il se trouve qu’ il y en a bien souvent une pour se draper dans son orgueil et mépriser devant l’ assistance l’ offre directe et certes crue qui lui est faite. Elle rentre alors chez elle satisfaite d’ avoir montré à ses amies(difficilement convaincues) qu’ elle n’ est pas ce genre de femelle en rut qui se fourvoie dans des partouzes, construisant du même coup sa frustration et ramenant à la maison son désir que seul ses doigts pourront alors apaiser, mais certainement pas assouvir.

La Nuit noire

mercredi 5 novembre 2008 - konsstrukt

oui, j’avais lu - et jugé inutile d’y répondre. je poursuis donc dans mon idée.

La Nuit noire

mercredi 5 novembre 2008 - nic

Un petit mot ICI.

La Nuit noire

mercredi 5 novembre 2008 - konsstrukt

j’ai tenté, mais il se trouvait que ça marchait bien sur un principe de feuilleton mais ne passait pas tellement bien (sur le plan de la maquette, je veux dire) sur un texte entier.

La Nuit noire

mercredi 5 novembre 2008 - Cindy Cenobyte

Pendant que l’ ami Quéquette me fait la tête l’ auteur pourra peut-être répondre à cette question.

Pourquoi les gravures de JM Renault qui accompagnaient la parution des épisodes de La nuit noire sur de multiples fora n’ apparaissent pas dans le fichier PDF publié ici ?

La Nuit noire

mercredi 5 novembre 2008 - Queequeg

Ah ah, sacré no bite ! Tu devrais peut-être consulter avant qu’y soit trop tard, non ??

La Nuit noire

mercredi 5 novembre 2008 - Cindy Cenobyte

Ne vous inquiétez pas pour votre bulbe cher Quéquette, il paraitrait selon nos amis scientifiques que finalement ça repousse (un peu).

La Nuit noire

mercredi 5 novembre 2008 - Queequeg

Vous avez raison, cerveau mangé au moins on pense plus.

La Nuit noire

mercredi 5 novembre 2008 - konsstrukt

j’ajouterai (si je puis me permettre) que c’est précisément le but de la fiction de créer un espace où l’on puisse confondre réel et imaginaire, et le rôle du lecteur de se mettre dans cette disposition d’esprit. le pacte de lecture, en somme. il y a certainement des écrivains qui ont pour but de donner à lire des objets admirables, ciselés, dont chaque phrase provoque l’admiration. moi, pas. je fais partie de ceux qui veulent manger le cerveau de leur lecteur, pendant les quelques heures de la lecture.

La Nuit noire

mardi 4 novembre 2008 - Cindy Cenobyte

Mon bon brave, si être excité par un roman de cul ou d’ épouvante ou les deux à la fois c’ est confondre la réalité avec la fiction alors oui j’ en suis !

La Nuit noire

mardi 4 novembre 2008 - Queequeg

Ce serait pas vous, le cénobyte là, plus bas, qui confondriez précisément fiction et réalité en bandant avec le héros ?

La Nuit noire

mardi 4 novembre 2008 - Cindy Cenobyte

Comme je ne suis pas critique littéraire ni même journaliste je vais parler de ce que j’ ai ressenti à la lecture de ces pages. Voilà un roman dont la lecture en épisodes m’a procuré une grande jouissance, une jouissance voyeuriste, celle de celui qui se trouve nez à nez avec l’ horreur du spectacle qui se déroule sous ses yeux sans pouvoir les en détacher. J’ ai relu plusieurs fois certains passages particulièrement abjects car j’ eprouvais un plaisir ambigu qui allait parfois jusqu’ a l’ excitation sexuelle. Je les ai relus animé d’ une sorte de joyeuse boulimie comme si de lire la destruction du corps et de l’ esprit des victimes du personnage principal me faisait me sentir plus vivant. Car c’ est bien ça qui se passe dans l’ esprit d’ un humain qui contemple le cadavre putréfié de ses semblables, il bande d’ être en vie car il a devant lui le miroir de sa propre mort. La bonne éducation ordonne pourtant de détourner le regard à grands renforts de culpabilité mais c’ est la condition d’ animal mortel (cette salope !) qui prend le dessus et nous force à jeter des regards furtifs vers le charnier. Je finis avec un petit message à ceux qui s’ insurgent devant de tels écrits. Laissez nous bander tranquillement, nous, les pornographes d’ épouvante, épargnez nous l’ étalage de votre grande puérilité qui vous fait confondre la fiction avec le réel. Nous, nous avons compris que la fiction d’ horreur permettait de canaliser nos pulsions de mort et même d’ en jouir. Et dites vous aussi ceci, si l’ auteur de ce roman est un salopard tortionnaire sans pitié alors le créateur des Bisounours passe ses journées à faire des roulades dans son jardin déguisé en grizzli rose fluo.

La Nuit noire

mardi 4 novembre 2008 - konsstrukt

(c’est marrant, les gens qui aiment disent "je" ; ceux qui n’aiment pas disent systématiquement "on". sur tous les sites, partout, je l’ai vérifié. c’est marrant, je trouve)

La Nuit noire

mardi 4 novembre 2008 - konsstrukt

combien de tordus ou de masos à ce jour ? voilà la question. heureusement que les gens purs ne s’abaissent pas à lire cette merde, qui, au moins, pourra servir à ça, séparer les tarés des personnes saines. dieu reconnaîtra les siens.

La Nuit noire

mardi 4 novembre 2008 - MJ

Faut vraiment être tordu ou maso pour lire sans sauter de lignes ce brûlot sans intérêt. Tant qu’à faire d’être abject, autant avoir du talent. Mais là on le cherche désespéremment le talent d’écrivain qui donnerait un sens à ces détrituts. C’est dommage que les m@nuscrits se transforment à l’occasion en poubelle.

La Nuit noire

mardi 4 novembre 2008 - konsstrukt

les ressources ? dans l’envie de raconter des histoires sombres, bizarres, tordues, et de mettre en scène des personnages déroutés. ce serait plutôt de ne pas l’écrire, ce bouquin, qui me déprimerait. par contre, je ne suis pas d’accord avec votre analyse de mon style. ce n’est pas une déposition.

et vous, lecteur, je ne sais pas ce que vous pouvez en faire ? prendre du plaisir avec la noirceur, comme quand vous étiez petit et que le chaperon rouge vous faisait tressaillir ? admirer le rythme des phrases ? détester la complaisance de tout ça ? être consterné par la banalité du propos ? rire ? être saisi par le réalisme des scènes de violence ? vous en foutre complêtement ? y’en a, des possibilités. être séduit par la pertinence de mes virgules ? relever les erreurs de syntaxe ?

La Nuit noire

mardi 4 novembre 2008 - Queequeg

Serais curieux de savoir où on puise les ressources nécessaires pour construire un récit qui décrit et met en scène aussi méthodiquement l’abjection, de façon neutre, dans une langue qui n’est autre que celle de la déposition ? Comment ce travail quotidien ne plonge-t-il pas l’auteur dans la dépression : le journaliste de faits divers, le médecin légiste, le flic enregistrant des aveux n’inventent pas l’ignominie dont ils sont les témoins et peuvent se détacher de sa prégnance, mais l’œuvre littéraire comme description minutieuse et désespérée de ce qui donne envie de ne pas appartenir à l’espèce humaine, qu’est-ce qu’elle fait résonner quand vous la Konstruisez, et qu’est-ce que je peux en faire, moi lecteur, une fois lue ?

La Nuit noire

dimanche 2 novembre 2008 - PSYCHO

La Nuit noire est un roman très malsain , très sombre , qui nous plonge dans un univers de perversion et de débauche absolu , complètement juissif du début à la fin , un pur chef d’oeuvre dans le genre !!!

La Nuit noire

dimanche 2 novembre 2008 - konsstrukt

ça n’est pas faux ce que vous dites par rapport à la distanciation ; mais il faut aussi prendre en compte le personnage. il est quand même du genre à parler plus facilement de sa garce de mère que de sa maman. il est quand même plus proche de guy georges que de l’étranger de camus, ce qui implique aussi un langage spécifique. (celui que je suis en train d’écrire actuellement est en point de vue externe, je pense que vous en apprécierez la neutralité, justement - à la manchette, enfin j’essaie)

(et sinon, tout a fait d’accord avec votre première suggestion - j’en ai fait le tour, je crois)

La Nuit noire

samedi 1er novembre 2008 - Un inconnu

Probablement l’un de vos meilleurs textes, et en tous cas le plus épuré.

Une suggestion : Gardez cette façon "prose" et ne revenez pas, si possible, à votre forme "poétique" habituelle, qui n’est finalement pas adaptée à votre rythme (elle le saccade trop, alors qu’une forme "prose" comme celle qui est a doptée ici garde votre rythme intact, sans le casser.

Une autre suggestion : plus vos passages sont violents et durs, plus il est préférable (du moins à mon avis) de distancier le narrateur par l’emploi de termes neutres. La violence est renue plus efficacement encore si le narrateur reste neutre en l’énonçant plutôt qu’en la "surqualifiant". Exemple (étranger naturellement à votre texte) : Si j’écris "Hier soir, j’ai étranglé maman, ça m’a fait de la peine", la phrase est bien plus violente et dure que si j’écris : "Hier soir, j’ai tordu le cou à ma garce de mère, je la haïssais".

Si vous aviez le temps, peut-être devriez-vous reprendre tout votre texte avec des expressions et mots neutres, par pure expérimentation, peut-être lui découvririez-vous une force et une violence plus fortes encore que celle qu’il possède déjà.

La Nuit noire

samedi 1er novembre 2008 - konsstrukt

pour les amateurs, deux extraits de la lecture/performance proposée par le konsstrukt big band à strasbourg pour le festival cannibal caniche :

http://www.cannibalcaniche.com/festival/fest_stras/

http://www.youtube.com/watch ?v=iyTpH3bo038


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