Par Angie David, mardi 1 décembre 2009 :: #65 :: rss
Extrait du film de Jean Eustache, Une sale histoire, dans la partie du diptyque où Michael Lonsdale reprend exactement les mots prononcés pour de vrai par Jean-Noël Picq.
1. Le mercredi 2 décembre 2009 par Manuel
Intéressant. J'avais vu La maman et la putain à 17 ans et le souvenir reste à peu près frais. Je n'ai rien revu depuis. Dans l'extrait il y a des mots qui m'échappaient, je me suis mis fumer un bout de clope à la fenêtre, en fait. Mais il se posaient les acteurs la question de l'exhibitionnisme, et de son apparente inexistence clinique chez la femme. Je voudrais à ce propos citer un livre de cette époque, du psychanalyste (non lacanien, figurez vous) Georges Devereux, qui s'appelle "Baubo, la vulve mythique", où il réfléchit sur le fantasme de l'ogresse ou de l'exhibitionnisme impensable de la femme.
2. Le vendredi 4 décembre 2009 par a.m.
Merci Marilou pour cette belle présentation d'un chef d'oeuvre du cinéma français. Une Sale histoire, quel merveilleux moment de distanciation pornographique. La répétition narrative y est troublante, hypnotique et en même temps vécue comme une décorporation (on se voit soi-même dans cette prise de conscience), une sortie astrale, sensuelle et mediumnique (l'histoire se répétant, le spectateur peut anticiper ce qui se dit et ce que l'on ne peut voir, l'objet du fantasme) Le cinéma y retrouve sa merveilleuse origine : le voyeurisme et donc aussi la pornographie comme moment extatique entre le stupre et la poétique.
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1. Le mercredi 2 décembre 2009 par Manuel
2. Le vendredi 4 décembre 2009 par a.m.
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