Les nuits de fête s'accompagnent le plus souvent de rencontres amoureuses d'un soir, ou de plusieurs soirs selon les affinités. Un amant peut être régulier sans être officiel, ni permanent, un garçon qu'on aime bien et qui est libre, qu'on appelle de temps en temps pour ne pas rester seule les moments de blues. Il est aussi possible de le séduire dans un cadre où l'on estime que les personnes présentes vous correspondent plus ou moins, par exemple à l'occasion d'un vernissage des Kolkoz (artistes et DA des nuits parisiennes) à la galerie Emmanuel Perrotin. Un garçon vous plaît, on discute de choses et d'autres et on lui propose de continuer cet échange hautement spirituel au Baron. On se déhanche sur la piste de danse, pas des slows, c'est une époque révolue, mais des chansons qui tapent. Soldout et leur album Stop Talking, un morceau ambivalent qui peut susciter le désir, I Don't Want To Have Sex With You. Kudu et leur album Death to the Party, Pylon et l'abum post-punk réédité récemment Gyrate (1980) ou encore Amy Winehouse, Back to Black. A la fin de la soirée, quand les lumières s'allument et que la musique baisse, il est temps de partir. "Tu veux venir fumer un pétard chez moi? J'ai de la très bonne herbe." Là, une musique plus douce mais toujours électro pour ne pas perdre le rythme, Plannigtorock, Have it all. Plusieurs combinaisons possibles sur des meubles de designer des années 50, une table ronde Charles Eames, un canapé Knoll ou des chaises Friso Kramer. Plan sûr pour une love story réussie. Ce qui ne veut pas dire que l'on a rencontré le prince charmant, "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants", mais un moment de tendresse qui revalorise l'égo et met du baume au coeur.