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Le Blog de Marilou



jeudi 30 avril 2009

43. Aparte (4)

Je tenais à vous dévoiler mon chouchou de la sélection du Festival de la Mode de Hyères. Il n'a malheureusement pas eu de prix, mais il a pu montrer aux yeux éblouis ses robes sublimes en mouvement (feuilleté, comme les pages d'un livre), ses silhouettes féminines, sexys et puissantes, destinées aux femmes à forte personnalité, ses bracelets manchettes Swarovski qui sont la forme la plus pure et élégante de porter des cristaux. Il s'appelle Maxime Simoens. Il aime les arts nouveaux et la pop. Je crois beaucoup en son talent. Nous en reparlerons un jour, peut-être dès juillet lorsqu'il participera à la fashion-week automne-hiver 2010. Dès que des photos complètes des 7 tenues sont dispos, je les rajoute en commentaire sur ce billet.

jeudi 23 avril 2009

42. Chapitre 4 - Amour et Solitude (3)

Dans la solitude, une forme de consommation compulsive et extrêmement ritualisée, est celle des médias. Au réveil, j'allume France Culture, la meilleure radio française de très loin. L'habitude d'un certain rythme et d'un certain ton vocal, media chaud, la radio inonde l'appartement d'une atmosphère réflexive et pourtant relaxante. J'aime les matinées thématiques (les lundis de l'Histoire, les mardis littéraires, les vendredis de la philosophie...) et les émissions en direct comme "Tout Arrive", à midi, en préparant le déjeuner. Tous mes amis auditeurs de France Cu évoquent la même sensation de bien-être, la possibilité de travailler en écoutant les voies mélodieuses des hommes de radio.

La télé occupe une place de premier choix, celle des longues soirées en solitaire, pour une fille de la génération télé (un peu vieille par rapport à la génération Internet). J'ai déjà évoqué mes consommations enfantines de cartoons et séries ados, mais je n'ai pas avoué ma déviance culturelle qui consiste à aimer les vrais émissions de télé trash, ce que j'appelle de la vraie télé. En dehors d'un bon film programmé sur le câble, il m'est impossible de rater 3 émissions en particulier : "Faîtes entrer l'accusé" (aussi angoissant et passionnant qu'un bon polar), "La Nouvelle Star" et ses candidats décalés et "Ca se discute" où les témoins racontent leur vie insensée, des vraies gens à qui il arrive des histoires pas possibles de rejet par les parents pour homosexualité, d'abandon d'enfant pour un mec, d'enfant battu qui récidive, de gens atteints d'une maladie orpheline qui n'a même pas de nom (un garçon est devenu débile à l'âge de 15 ans à cause d'une maladie inconnue, il est venu voir sa mère un jour et lui a dit : "Maman, je ne sais plus lire, ni écrire, ni même compter." Problème.)... Un aveu : "Confessions intimes" est une plongée spéléologique dans la France d'aujourd'hui, c'est un délice de se vautrer devant les hurlements d'un couple qui se fait la guerre parce que l'homme est fan de Johnny et la femme de Frédéric François. L'ennui maintenant est que cette émission est en même temps que "La Nouvelle Star", juste avant "Faîtes entrer l'accusé", bonjour le jonglage avec les chaînes de télé. J'aime aussi "Le Grand Journal" et la rediffusion quotidienne de la Star Ac' (pas le prime), surtout le jour des "évals". Que du bonheur! Canal + et M6 sont quand même les meilleurs chaînes d'entertainment, même si Arte garde la tête haute.

Mon rapport à la presse se limite à certains magasines, que j'achète à chaque fois (hebdo ou mensuel), toujours les mêmes, sans exception. Pour assouvir ma soif de mode : "Elle" toutes les semaines, "Vogue", "Jalouse", "Numéro", "Mixte" tous les mois, et "Purple" tous les 6 mois. Je lis en mangeant, donc en écoutant aussi la radio. Pour les magazines culturels, "Les Inrocks" et surtout "Télérama" toutes les semaines, "Chronic'art" tous les mois. Le rituel est strict, il faut que ces titres soient lus avant la parution des prochains, c'est parfois une course contre la montre. Quelle vie trépidante!

Sur Internet, le soir tard de préférence, YouTube, DailyMotion, MySpace pour écouter un nouvel artiste musique, l'achat de produits culturels sur Fnac.com et Amazon (ça me prend d'un coup, il me faut l'album Easter de Patty Smith, tout de suite, là maintenant, commande en exprès). Et bien sûr le blog de Marilou, et des mes confrères et consoeurs du net. Les sites littéraires pour finir, celui de l'Obs ou tous ceux qui contiennent des critiques de livres.

vendredi 10 avril 2009

41. Chapitre 4 - Amour et Solitude (2)

Oups, désolée pour le retard. Marilou est un peu à l'ouest en ce moment. La solitude renvoie à la notion inverse, celle de conjugalité. Sujet très intéressant car elle se développe aujourd'hui de plusieurs manières, une plus grande liberté des moeurs permettant de s'extraire du modèle fixe, bourgeois, du couple à deux, homme et femme. A partir d'une réflexion sur l'éclatement du système marital et familial, prenant appui sur la pensée et l'application de nouvelles formes dans le couple, par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, François Noudelmann éclaire ces problématiques contemporaines dans son essai Pour en finir avec la généalogie (Léo Scheer). Sartre et Beauvoir ont par exemple adopté chacun une de leur maîtresse, plus jeune et sans protection juridique, alors qu'ils ne se quittaient pas une seule seconde.

Les liaisons adultérines sont un sujet de comédie idéal, aussi drôle qu'émouvant comme l'a prouvé Billy Wilder avec La Garçonnière. Jack Lemmon est irrésistible en petit salarié d'une gigantesque société d'assurances (des plans de bureaux magnifiques à la Gursky) qui prête son appartement à différents supérieurs, jusqu'au grand patron qui entretient une liaison cachée avec l'adorable liftière Shirley MacLane, et l'abandonne le soir de Noël, épouse et enfants légitimes oblige. Je ne peux pas ne pas citer parmi les grands chef d'oeuvre de Billy Wilder Sunset Boulevard (le film est raconté par un narrateur qui meure au début du film et nous parle d'outre-tombe), et deux Marylin Monroe à mourir : Some like it hot et The Seven year itch.

La pièce de théâtre L'Echange de Paul Claudel est une manière d'envisager une histoire d'amour impossible, en échangeant les partenaires le temps d'une croisière, pour mettre face-à-face des couples contraires. Louis Laine pense pouvoir abandonner la profonde et lourde Marthe, pour la femme insouciante d'un milliardaire Thomas Pollock Nageoire, Lechy Elbernon, avant que la drame de l'autre ne lui échappe. Tromper l'autre peut le blesser au-delà de toute mesure, même si on l'aime encore et qu'il n'ait pas question de le quitter. C'est la fin d'un état fugitif de l'amour, du couple, de la famille, Le Bonheur, comme nous le dévoile Agnès Varda dans son film.

Ces situations de rupture affective mènent parfois à l'absurde, comme un homme, Le diabolique barbier de Fleet Street Sweeney Todd qui finit par tuer tel un cannibale sa femme et son enfant, sa condamnation au bagne et une nouvelle identité lui ayant interdit de les reconnaître - il en fait de la chair à pâté pour les tartes de Mme Lovett (Helena Bonham Carter, la femme de Tim Burton).

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