31. Chapitre 2 - "All about Eve" (1)
Par Angie David, dimanche 11 janvier 2009 :: #31 :: rss

J'avais déjà parlé de l'oeuvre de ce cinéaste qui figure parmi mes fétiches, Barbet Schroeder (billet *15, à propos de ses films hippies La Vallée et More). En dehors de sa période américaine, où il a réalisé deux de ses meilleurs films : l'extraordinaire Mystère von Büllow (avec Jeremy Irons et Glenn Close) et JF partagerait appartement, thriller culte et féminin des années 90, avec une actrice que j'adorais - malheureusement, on ne la voit pas souvent aujourd'hui - Jennifer Jason Leigh (dans eXistenZ, tiens justement). J'ai adoré évidemment le documentaire sur Jacques Vergès, L'Avocat de la terreur (2007) sur l'histoire d'un anarchiste issu de son combat auprès du FLN algérien, durant la guerre d'Algérie, notamment comme avocat. Son histoire d'amour avec la femme qui représentait le mouvement d'indépendance algérien - c'était une femme - Djamila Bouhired. Puis sa disparition, pendant plusieurs années, où on ne sait pas ce que Vergès a fait. De l'espionnage sans doute, pour la France, pourquoi pas. En tout cas, il tisse les liens terribles avec Pol Pot (et Carlos, ensuite).
Le film le plus singulier de Barbet Schroeder est selon moi Maîtresse (1975), où il montre pour la première fois au cinéma, la réalité de ce monde encore très marginal dans les années 70, du sado-masochisme, comme pratique sexuelle et artistique, tel que nous le connaissons désormais. Bulle Ogier est sublime en tenue de maîtresse dessinée par Karl Lagerfeld, incarnant le personnage aristocrate d'une femme dominante, mais qui cache, selon le souhait du cinéaste, un homme derrière elle. C'est l'homme derrière la femme qu'affronte de manière étourdie, Gérard Depardieu, lorsqu'il tombe amoureux d'Ariane. Catherine Robbe-Grillet (dans un entretien contenu dans les bonus du DVD du film) explique qu'elle est un metteur en scène de théâtre, qui implique la part charnelle des comédiens, mais de manière fantasmatique. La maîtresse doit entrer dans les fantasmes du soumis. D'ailleurs, l'une des règles du SM est, nous explique t'elle, que cela ne soit jamais irréversible. Comme une amputation, ou la mort.
Histoire d'O de Pauline Réage est un chef d'oeuvre du genre littéraire érotique SM (1954), comme en a écrit Catherine Robbe-Grillet sous le pseudonyme Jeanne de Berg. Dominique Aury avait pour principal livre de chevet, en dehors de "The Oxford Dictionnary of quotations", Les Liaisons dangereuses (citées billet *13).

Commentaires
1. Le dimanche 11 janvier 2009 par Dahlia
2. Le dimanche 11 janvier 2009 par Eroticanana
3. Le dimanche 11 janvier 2009 par Marilou
4. Le dimanche 11 janvier 2009 par Marilou
5. Le lundi 12 janvier 2009 par Coccinelle
6. Le mardi 13 janvier 2009 par Marilou
7. Le mardi 13 janvier 2009 par Coccinelle
8. Le mardi 13 janvier 2009 par Africa
9. Le mardi 13 janvier 2009 par Coccinelle
10. Le mardi 13 janvier 2009 par Africa
11. Le mercredi 14 janvier 2009 par Coccinelle
12. Le jeudi 15 janvier 2009 par Manuel Montero
13. Le jeudi 15 janvier 2009 par Marilou
14. Le vendredi 16 janvier 2009 par Fanfreluche = :-o)--&
15. Le mardi 1 septembre 2009 par jordan shoes
16. Le mardi 29 septembre 2009 par ugg boots
Ajouter un commentaire