Au risque d'apparaître encore une fois comme une ado attardée, et qu'on m'accuse d'être plus cucu la praline que punk, je dois avouer ma fascination pour le personnage d'Hello Kitty, sorte de divinité moderne qui envahit mon appartement sous forme de peluches, figurines en plastique, porte-clefs, T-Shirts, sacs à main et autres collectors en tout genre. Créée en 1976 par Sanrio, Hello Kitty est ce petit chat japonais dans lequel je me reconnais tout particulièrement.

Plus "sujet pour adultes", l'un des derniers films de Woody Allen, inaugurant une nouvelle veine, anglaise et non plus new-yorkaise, Match Point, est une perfection en termes de mise en scène et de direction d'acteurs. Le duo Scarlett Johansson et Jonathan Rhys-Meyer est à tomber à la renverse. Sorte de remake de Crimes et Délits, Woody Allen va plus loin dans l'exploration des sentiments du meurtrier - allégorie autour de Crimes et Châtiments - puisque la culpabilité ne va qu'à peine l'effleurer. Il craint d'être reconnu coupable par Scotland Yard, mais la balle de tennis est tombée du bon côté du filet. Pour illustrer ce film à la rigueur classique et pour affirmer sa mélomanie, Woody Allen a choisi le très vieil enregistrement (en 78 tours?) de L'Elisir d'Amore par Enrico Caruso : "Una furtiva lacrima".

Dans un autre genre, plus français et plus cru, les films de Jean-Claude Brisseau sont des modèles interrogeant le désir et la violence. Au-delà de son film le plus connu et tout aussi dérangeant, Noce Blanche (avec Vanessa Paradis), j'aime le traitement des premières agressions en banlieue apparemment gratuites, mais diligentées par les règles de clan, suscitées par une culture militaire purement française (ou une mentalité de chasseur), dans De Bruit et de Fureur (1988). A voir également, ses films disponibles en DVD : La Vie comme ça, Céline, L'Ange noir et Les Savates du Bon Dieu.