Les histoires d'amour ne sont pas toujours aussi belles que dans les films, prenez Autant en emporte le vent ou, dans un autre genre, Pretty Woman, il n'y a rien de réaliste. Malgré les rapports plus complexes entre Scarlett (saisissante Vivien Leigh) et Rhett (Clark Gable), qu'entre Richard Gere et Julia Roberts. Il faut dire que le premier est tout de même un chef d'oeuvre de lyrisme, une saga qui révèle au fur et à mesure Scarlett comme une héroïne exceptionnelle. Le final extraordinaire : "I'll never be hungry again".

Des regards plus cruels me touchent d'avantage, comme dans le film entièrement "en-chanté" Les Parapluies de Cherbourg (Jacques Demy est un de mes cinéastes chouchous qui revient sans cesse) : la résignation de Geneviève à épouser Roland Jaccard, "diamantaire", après que Guy soit réquisitionné pour la guerre d'Algérie. En couchant avec elle juste avant de partir, Guy ne s'est pas soucié qu'elle tombe enceinte. Devant cet abandon, Geneviève comprend que l'amour absolu n'existe pas, elle l'avait prévenu dans leur déchirante chanson d'adieu, "La Gare (Guy s'en va)".

Plus comique est le dernier film de Milos Forman réalisé en Tchécoslovaquie, Au feu les Pompiers, où le bal des pompiers permet de rencontrer des jeunes et jolies filles pour ces messieurs. Afin de cacher qu'il est marié, un des pompier enlève son alliance qui roule sous toutes les tables de la grande salle de danse. Ne trouvant pas d'extraits de ce film, je propose cette sublime chanson.

Ambiance musicale folk et glamour, avec le premier répertoire de Marianne Faithfull, avant que l'héroïne ne brise sa voix d'ange : "This Little Bird".