Devant l'avalanche de séries télé américaines, le besoin de ramener les références à une échelle plus réduite s'est imposé. Une figure simple, le duo (formation sociale que je préfère) peut prendre des apparences multiples tout en apaisant les esprits. C'est comme faire ses courses à Monoprix plutôt qu'à Carrefour : moins de choix facilite la tache. Devant les doubles rayonnages de yaourts de 10m de long, je ne sais plus quoi choisir.

Côté musique, le sublime duo de soeurs, élevées dans une communauté hippie où elles participaient à un groupe réunissant tous les enfants : CocoRosie ont composé un premier disque enjôleur, La Maison de mon rêve ("Candy Land"). Devendra Banhart n'est pas loin, Joanna Newsom (The Milk-eyed Mender) non plus : "Sadie". Ils incarnent la néo-folk.

Rien à voir avec la choucroute, Madame de Merteuil et Valmont parviennent à une sorte de couple, soudé par le libertinage et la séduction, destiné à prendre le pouvoir. Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos et son adaptation cinéma très réussie de Stephen Frears (avec Glenn Close et John Malkovitch + mon actrice chouchoute de quand j'étais petite, Michelle Pfeiffer, irrésistible Madame de Tourvel, emportée par les tourments de l'amour et du désir). La célèbre réponse de Merteuil sur la lettre même de Valmont, quand leur complicité se fissure : "Hé bien! La guerre."

Duo plus saugrenu, mais authentique, La Belle et le Clochard. Elevée à fond de Walt Disney, Lady me faisait craquer, tout comme le Clochard et sa bande de marlous (avec la sexy Peggy qui chante le swing pour remonter le moral des chiens prisonniers de la fourrière).