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Le Blog de Marilou



lundi 27 octobre 2008

15. Chapitre 4 - Autour de Marilou (1)

Revival de mon enfance : la musique qu'écoutaient mes parents et qui me berçait en cas de crise d'angoisse (seule source d'apaisement). Les Rolling Stones ("Gimme Shelter"), le Velvet Underground ("Venus in Furs"), David Bowie ("Rock'n Roll Suicide"), les Beatles ("I want you") ou encore Neil Young ("Words").

Pour évoquer cette période, sur le plan de la liberté sexuelle, Henry Miller aurait sûrement aimé observer la communauté des expatriés au Vanuatu pour planter le décor de ses deux romans : Tropique du Cancer et surtout, sur un plan géographique, Tropique du Capricorne.

Plus éloquents sont les deux films hippies de Barbet Schroeder : La Vallée et More. Les deux sur une musique des Pink Floyd. Ambiance perchée identique dans les îles du Pacifique Sud.

Pendant ce temps, les enfants regardaient RFO (une seule chaîne qui commençait à 15h et s'arrêtait à 23H, avec une sélection des programmes de TF1 et Antenne 2, diffusées deux mois après, genre émission de Noël en février) : notamment et principalement le Club Dorothée. En tête de liste : Gigi, Les Chevaliers du Zodiaque et Juliette je t'aime. Mais aussi Bioman, Albator, Capitaine Flam, Les mystérieuses Cités d'Or et Lady Oscar.

mardi 21 octobre 2008

14. Chapitre 3 - La proposition (4)

Cinéma, musique et littérature. Un des cinéastes que je vénère, tout simplement, est Eric Rohmer pour ses deux séries de films : les Contes Moraux, et Comédies et Proverbes. En dehors de mon film culte dont je parlerai plus tard, j'aime beaucoup La Collectionneuse dont le héros, Adrien, a donné son nom au mien. Il est marchand d'art et contente ses collectionneurs tout en refusant d'être épinglé dans la collection d'hommes qu'a séduits Haydée.

Influence majeure de la Nouvelle-Vague (surtout François Truffaut), Alfred Hitchcock nous envoûte avec ses films psychotiques, chaque folie est disséquée au scalpel, comme la paranoïa dans Une femme disparaît. Qui délire, l'héroïne (Margaret Lockwood) ou l'ensemble des passagers du train?

Serge Gainsbourg, figure tutélaire du livre, est le boss pour l'ensemble de son oeuvre, y compris dans les BO de films aussi pop acidulée que Anna. Une des plus belles chansons est celle où Jean-Claude Brialy (malgré sa voix fausse à souhait) et Anna Karina se croisent sur les tapis roulants du métro : "Ne dis rien" (ici, une version entre Anna Karina et Serge Gainsbourg - moins drôle que Brialy, alors je mentionne un autre morceau du film : "Boomerang").

En littérature, hybride de psychanalyse et d'analyse littéraire, dans une forme très érudite, Catherine Millot donne une définition exacte des sensations "d'être" fugaces et intenses, dans son magnifique essai publié dans la collection L'Infini, Abîmes ordinaires.

Pour finir, une superbe daube, écrite pour les paroles par Serge Gainsbourg (là-encore) et qui mentionne ma ville du Pacifique Sud, Nouméa (capitale de la Nouvelle-Calédonie) : "Manureva". "As-tu aperçu les lumières de Nouméa?" (plus fort que Bora Bora ou Jamaïca). Un vrai morceau pour danser en soirée revival, entre la disco et la new wave. Un pur kif dans le iPod.

vendredi 17 octobre 2008

13. Chapitre 3 - La proposition (3)

Devant l'avalanche de séries télé américaines, le besoin de ramener les références à une échelle plus réduite s'est imposé. Une figure simple, le duo (formation sociale que je préfère) peut prendre des apparences multiples tout en apaisant les esprits. C'est comme faire ses courses à Monoprix plutôt qu'à Carrefour : moins de choix facilite la tache. Devant les doubles rayonnages de yaourts de 10m de long, je ne sais plus quoi choisir.

Côté musique, le sublime duo de soeurs, élevées dans une communauté hippie où elles participaient à un groupe réunissant tous les enfants : CocoRosie ont composé un premier disque enjôleur, La Maison de mon rêve ("Candy Land"). Devendra Banhart n'est pas loin, Joanna Newsom (The Milk-eyed Mender) non plus : "Sadie". Ils incarnent la néo-folk.

Rien à voir avec la choucroute, Madame de Merteuil et Valmont parviennent à une sorte de couple, soudé par le libertinage et la séduction, destiné à prendre le pouvoir. Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos et son adaptation cinéma très réussie de Stephen Frears (avec Glenn Close et John Malkovitch + mon actrice chouchoute de quand j'étais petite, Michelle Pfeiffer, irrésistible Madame de Tourvel, emportée par les tourments de l'amour et du désir). La célèbre réponse de Merteuil sur la lettre même de Valmont, quand leur complicité se fissure : "Hé bien! La guerre."

Duo plus saugrenu, mais authentique, La Belle et le Clochard. Elevée à fond de Walt Disney, Lady me faisait craquer, tout comme le Clochard et sa bande de marlous (avec la sexy Peggy qui chante le swing pour remonter le moral des chiens prisonniers de la fourrière).

mardi 14 octobre 2008

12. Chapitre 3 - La proposition (2)

Recenser l'ensemble des séries américaines que j'ai pu regardées enfant et adolescente est vertigineux. Entre Dallas et Beverly Hills, Sauvés par le gong et Melrose Place, ou encore Arnold et Willy et Hartley coeurs à vif, je pense avoir visionné une centaine de séries en intégralité, c'est-à-dire à peu près 1000 heures de télévision. C'est dément. En même temps, le séries m'ont en partie formée - et divertie - et elles sont d'ailleurs devenues une des meilleure production actuelle (de 24 heures à West Wing, en passant par Desperate Housewives). Une me tient particulièrement à coeur, époque début 80's, c'est Côte Ouest parce que cela se passe au bord du Pacifique et que le charme qui opère est fou. Que celui qui n'a pas regardé Santa Barbara, L'Amour du risque, voire même L'Homme qui tombe à pic, me jette la première pierre. Et Starsky et Hutch, Magnum ou encore La fête à la maison? Je ne peux plus m'arrêter. Ah non, j'allais oublier : Le Prince de Bel Air! Les débuts de Will Smith, quand même. Je m'arrête, c'est promis.

Juste une petite excursion du côté des contes de fée, notamment Peau d'Âne racontée par Charles Perrault, mais surtout la version cinéma flamboyante qu'en a donnée Jacques Demy. Catherine Deneuve (mon actrice préférée, avec Isabelle Huppert, plus même) en robe couleur de temps. La bague dans le cake qui n'ira qu'à elle. La chanson de la fée des Lilas, sa maraine (sublime Delphine Seyrig). Comme Cendrillon et la pantoufle de vair. Ces références aux contes classiques m'ont beaucoup été apportées par les dessins animés de Walt Disney (pas de télé dans le Pacifique Sud, pendant longtemps, seulement des K7 vidéo à profusion).

mercredi 8 octobre 2008

11. Chapitre 3 - La proposition (1)

La plupart de mes cinéastes français préférés sont de la génération post-Nouvelle Vague : Rohmer, Pialat, Schroeder, Resnais et Sautet. Pour donner figure au mentor conseillant sa disciple, j'ai utilisé Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet. Le duo d'acteurs est remarquable. La déception de l'élève devant l'indifférence du maître, au fil du rasoir tout au long du film.

Côté musique, les goûts sont hétéroclites. Incarnation du Swinging London, Claudine Longet est connue pour son apparition dans The Party, mais aussi pour son répertoire musicale. Caddle up with Claudine Longet est une magnifique compilation où la voix sensuelle porte des textes à la mélancolie douce comme "All alone am I" ou encore "Guess who I saw in Paris". C'est autre chose que Françoise Hardy tout de même (petite vanne au passage).

Adrien, dans le roman, fait découvrir à Marilou, au volant de se berline noire, les virées nocturnes dans Paris, éclairées par les lumières de la Seine et la musique de Philip Glass, "Opening" de l'album Glassworks.

Beaucoup de chanteuses sont pour moi autant de femmes mythiques, de Jane Birkin à Madonna, de Donna Summer à Nancy Sinatra, et tant d'autres. Elles sont des personnalités de femmes plus que des chanteuses à voix. N'ayant pas peur du kitsch, j'accroche à cette galerie de portrait Dalida qui m'émeut par ses chansons d'amour ("Histoire d'un amour"), et me fait danser grâce à ses tubes disco. Le disco, avec le post-punk, fait partie des musiques que j'aime le plus au monde.

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