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Le Blog de Marilou


mercredi 19 novembre 2008

21. Chapitre 4 - Autour de Marilou (6)

La période musicale fétiche est la fin des années 70 et le début des années 80, aussi bien pour le Postpunk (qui aboutira à la new wave/new cold) que pour le Disco. Les premières expériences technologiques font leur apparition avec l'accès au public des instruments nécessaires à l'enregistrement. Plus besoin de payer un studio hors de prix pour mettre au point ses morceaux. Je cite mon roman - pardon pour cette suffisance : "la possibilité de se procurer dans n’importe quel magasin de hi-fi des synthétiseurs Wasp, des boîtes à rythme Linn Drum et des séquenceurs Roland Microcomposer" permet aux groupes artys de créer de manière autonome. Ces premiers sons entièrement électroniques donneront naissance à la Techno (Détroit) et à la House (Chicago). Les grands DJ de clubs mixent les musiques nouvelles en étirant des séquences - des breaks - et en répétant en boucle les samples. La musique de notre époque est née. Fini la nostalgie du Rock.

Sur l'histoire du Postpunk, un ouvrage brillant retrace les origines et les évolutions de ce mouvement à plusieurs facettes, multiformes (entre punk et disco, guitare et synthé, culture artistique et usage de drogues) : Rip it up and Start again, Postpunk 1978-1984, de Simon Reynolds (chez Allia). La période qu'il désigne est celle dans laquelle je me reconnais : 1978 - année de ma naissance, 1984 - moment de grâce juste avant l'apparition du sida. Beaucoup des oeuvres que j'aime se situent entre ces deux dates.

Dans le désordre, parmi mes groupes préférés : Cabaret Voltaire, Devo, Bush Tetras, The Slits, Scritti Politti, Joy Division (voire aussi 4*), New Order (reformation du groupe après le suicide de Ian Curtis), Siouxsie and the Banshees, Gang of four, OMD ou The Cure. Depeche Mode a déjà fait l'objet d'un débat (4* again). Cette liste n'est pas exhaustive et demande à être complétée. Comme pour le Rock, de nombreux artistes viennent d'Angleterre.

Côté Disco, je ne citerai ici que Donna Summer et les somptueuses chansons que lui a composées Giorgio Moroder (Allemand comme Kraftwerk) car, là-aussi, discussion il y a eu (voire 11*). "I feel love" en 1977, est le premier morceau entièrement synthétique - la voix de diva étant transfigurée par la puissance des machines. Après les platines viendront les ordinateurs qui pousseront jusqu'au bout ces recherches musicales.

Je devais avoir un coup de fatigue ce jour-là, mais j'ai glissé par hasard dans ce répertoire une chanson écrite par Gainsbourg pour Isabelle Adjani, qui décrit très bien mon état habituel : "Ohio". Très années 80, version romantique effaré.

samedi 15 novembre 2008

20. Chapitre 4 - Autour de Marilou (5)

Une session hip-hop dont je suis moins connaisseuse que l'électro, mais qui me passionne tout autant. Le rap a permis à la culture noire américaine de s'imposer comme une des plus modernes qui soit, représentative de toute une jeunesse à travers le monde. L'apport vestimentaire est aussi important, chacun reproduisant les différents looks élaborés dans la rue (de l'oversize, bonnet et bijoux en diamants, au style anglais taillé sur mesure de Pharell Williams). Je ferais une présentation succincte des principaux artistes que j'admire. Cinq artistes américains au talent immense : NWA, précurseurs de génie ("Straight Outta Compton"), Nas, l'intello hard-core ("Ether" où il utilise le break de 2pac : "Fuck Jay-Z", autrement dit le boss), Juelz Santana, le dandy de Harlem ("Santana's Town"), Lauryn Hill, la déesse noire imposant les femmes à l'égal des hommes dans ce monde macho ("Motives and Thoughts", véritable slam présenté par Mos Def) et Kanye West, aux recherches musicales toujours plus poussées - il fait aujourd'hui du "pop-art" ("Heartless").

La France peut être fière d'être le second pays, après les Etats-Unis, à avoir développer une musique rap de grande qualité. Après les radicaux NTM et leur impeccable Authentik ("C'est clair"), j'ai envie de citer le sage parmi les sages, Kery James de la Mafia K'1 Fry ("Le Combat continue 3"), qui avait commencé à chanter dès l'âge de 12 ans au sein du duo Ideal Junior ("Danse avec moi"). Il se pose en modèle artistique et politique des jeunes défavorisés, qui n'ont pour exprimer leur rage que cette musique qui leur ressemble.

Deux freaks au physique torturé et à la folie créatrice : Eminem, le seul blanc à avoir révolutionner le rap, avec sa chanson aux lyrics déchirants "Kim", et Lil Wayne, l'enfant de la Nouvelle-Orléans qui a développé le hip-hop en dehors du traditionnel clivage Los Angeles/New York, se décrivant lui-même comme un ET dans "Phone Home" (Téléphone Maison). Lire à ce sujet le livre de Nick Cohn, Triksta (éditions de l'Olivier).

Le groupe dans lequel Lil'Wayne a été découvert dès l'âge de 10 ans, les Cash Money Millionnaire, a inventé par l'intermédiaire d'une chanson mythique "Bling Bling", terme rentré depuis dans le langage courant. Le rap, ce n'est pas qu'une mélodie et des samples, mais surtout des paroles (véritables textes littéraires) à la fois poétiques et puissantes.

mercredi 12 novembre 2008

19. Chapitre 4 - Autour de Marilou (4)

En Nouvelle-Calédonie, bien que l'histoire des Kanaks ne soit pas celle des Noirs américains, descendants d'esclaves venus d'Afrique, les jeunes se sont toujours identifiés à la culture rasta et la musique nationale est le reggae. Nous écoutions en boucle les grands groupes tels Burning Spears ("Slavery Days") ou U Roy ("Go There Natty Dread") - surtout en voiture, au cours de nos ballades en brousse et dans les tribus. La Jamaïque était un modèle culturel et esthétique (gandja, dread locks et drapeau de la Kanaky en vert-jaune-rouge). L'idole absolue, figure christique et sublime, Bob Marley : "Burnin and Lootin", "Them Belly Full" et "Roots Rock Reggae". Une nouvelle musique nous a ensuite envoûtés, version électronique et ralentie du reggae, le Dub. Son plus grand prophète est le génial et fou Lee Perry : "Soul Fire". Tous ses morceaux sont d'anthologie. Un livre retrace l'histoire de cette musique : Lloyd Bradley, Bass Culture, Quand le reggae était roi, aux éditions Allia.

Le rock est resté malgré tout très présent dans notre éducation musicale, notamment le Post Punk (ou Noisy Rock). Blondie et les Violent Femmes déjà cités (cf posts 3 et 5), mais aussi les Pixies ("Wave of Mutilation") ou Noir Désir ("Les écorchés"). Une nouvelle musique s'est ensuite imposée comme la pointe de la comète rock, le grunge tout entier incarné par Kurt Cobain et Nirvana. Jamais nous n'oublierons son visage d'ange, son allure destroy et sa souffrance si humaine. Un grand artiste, notamment dans ses morceaux les plus hard-core : "Stay Away".

dimanche 9 novembre 2008

18. Aparte (2)

Deux chansons toutes nouvelles, avec pour seul petit point commun leurs titres ressemblants.

Le nouveau single de Mylène Farmer, dans un clip où elle apparaît si naturelle, absolument craquante : "Appelle mon numéro".

Un morceau de rap totalement inédit de Metek : "apl a ce numero".

jeudi 6 novembre 2008

17. Chapitre 4 - Autour de Marilou (3)

En finir avec les années 70, un dernier tube en forme de manifeste hippie : "Somebody to love" de Jefferson Airplane. Commencer à évoquer musicalement les années 80, d'un côté les daubes qu'on adore comme "Les Bêtises" de Sabine Paturel, de l'autre les grands groupes de proto new-wave : les Depeche Mode (déjà évoqués dans le post 4) ou les B52's avec notamment leur "Planet Claire" qui nous a fait pogoter comme des malades dans les boums de nos copains.

Le jour, on jouait à la console pendant des heures : en particulier le jeu de combat aux silhouettes geek, Tekken 2 sur Playstation 2. La nuit, en boîte (où à Nouméa, surtout pour les filles, on pouvait rentrer dès 14 ans avec la complicité du videur), on dansait sur les premiers tubes hip-hop (Neneh Cherry, "Buffalo Stance") ou dance (Technotronic, "Pump up the jam") qu'aujourd'hui, en tant que fan d'électro, je déteste. C'est dommage qu'ils aient utilisé le terme de "dance-music" parce que celui-ci correspond à certains artistes qui produisent de très bons morceaux pour faire danser les gens en club, comme Madonna ("Like a prayer") ou Britney Spears ("Gimme more").

lundi 3 novembre 2008

16. Chapitre 4 - Autour de Marilou (2)

Sur la plage lumineuse d'un îlot où Marilou et sa bande de copains calédoniens sont venus camper, dans une version nature, non urbaine, les corps se reposent sur le sable blanc à la manière d'Anna, dans la comédie musicale éponyme (voire supra), BO composée par Serge Gainsbourg, "Sous le soleil exactement". Malheureusement, je n'ai trouvé qu'une reprise par Gainsbourg lui-même, avec sa voix de velours, moins girly que les yeux embués d'Anna Karina.

Dans le F2 qu'elle partage avec sa mère, au début du quartier Val Plaisance (Nouméa est découpée par quartiers et par baies : une partie tout au long de la mer, car elle est une presqu'île, l'autre plus dans les terres) : le perfect album de Lou Reed, Transformer, est mis à fond. Elles dansent toutes les deux en riant comme des gamines sur "Vicious". A l'inverse d'Eddy et sa fille Saffy dans l'irrésistible série Absolutely Fabulous, Marilou, avec sa mère, est un mélange d'adolescente type et de future Patsy déjantée.

Avant la Nouvelle-Calédonie, les parents de Marilou s'étaient installés au Vanuatu, archipel situé sous le tropique, au climat très humide, à la végétation luxuriante, détenteur de l'art et de la magie les plus importants de toute la Mélanésie. Ils sont arrivés en 1980, juste au moment de la déclaration d'indépendance : les Nouvelles-Hébrides, condominium franco-anglais, sont devenues le Vanuatu, pays gouverné par son peuple. A l'époque, pas de télé du tout (encore plus roots qu'à Nouméa), un seul cinéma qui passait en boucle des films de Bruce Lee. Et là, dans le petit centre-ville de Port-Vila, un vidéo-club, une caverne d'Ali Baba. Un français brun et moustachu, portant tout le temps des chemises paréo bleues ou rouges, avec des motif hibiscus peints en blanc, louait des K7 vidéo piratées par son frère, dans un cinéma parisien. Il n'y avait que des perles, et plus spécialement, pour les enfants, toute la collection des Walt Disney. Mes préférés (bien que je les aime presque tous) : Peter Pan, Cendrillon, La Belle aux bois dormants, Alice au pays des Merveilles, La Belle et le Clochard, Les 101 Dalmatiens ou encore La Petite Sirène. Dans les récents, avec Pixar, Nemo est une tuerie.

Deux autres dessins-animés merveilleux que Marilou y a découvert : Brisby et le Secret de Nimh (de Don Bluth) et Le Seigneur des anneaux, 25 ans avant les films, de Ralph Bakshi. Il y avait aussi un étrange cartoons sur Gulliver, mais je ne me souviens plus du nom.

lundi 27 octobre 2008

15. Chapitre 4 - Autour de Marilou (1)

Revival de mon enfance : la musique qu'écoutaient mes parents et qui me berçait en cas de crise d'angoisse (seule source d'apaisement). Les Rolling Stones ("Gimme Shelter"), le Velvet Underground ("Venus in Furs"), David Bowie ("Rock'n Roll Suicide"), les Beatles ("I want you") ou encore Neil Young ("Words").

Pour évoquer cette période, sur le plan de la liberté sexuelle, Henry Miller aurait sûrement aimé observer la communauté des expatriés au Vanuatu pour planter le décor de ses deux romans : Tropique du Cancer et surtout, sur un plan géographique, Tropique du Capricorne.

Plus éloquents sont les deux films hippies de Barbet Schroeder : La Vallée et More. Les deux sur une musique des Pink Floyd. Ambiance perchée identique dans les îles du Pacifique Sud.

Pendant ce temps, les enfants regardaient RFO (une seule chaîne qui commençait à 15h et s'arrêtait à 23H, avec une sélection des programmes de TF1 et Antenne 2, diffusées deux mois après, genre émission de Noël en février) : notamment et principalement le Club Dorothée. En tête de liste : Gigi, Les Chevaliers du Zodiaque et Juliette je t'aime. Mais aussi Bioman, Albator, Capitaine Flam, Les mystérieuses Cités d'Or et Lady Oscar.

mardi 21 octobre 2008

14. Chapitre 3 - La proposition (4)

Cinéma, musique et littérature. Un des cinéastes que je vénère, tout simplement, est Eric Rohmer pour ses deux séries de films : les Contes Moraux, et Comédies et Proverbes. En dehors de mon film culte dont je parlerai plus tard, j'aime beaucoup La Collectionneuse dont le héros, Adrien, a donné son nom au mien. Il est marchand d'art et contente ses collectionneurs tout en refusant d'être épinglé dans la collection d'hommes qu'a séduits Haydée.

Influence majeure de la Nouvelle-Vague (surtout François Truffaut), Alfred Hitchcock nous envoûte avec ses films psychotiques, chaque folie est disséquée au scalpel, comme la paranoïa dans Une femme disparaît. Qui délire, l'héroïne (Margaret Lockwood) ou l'ensemble des passagers du train?

Serge Gainsbourg, figure tutélaire du livre, est le boss pour l'ensemble de son oeuvre, y compris dans les BO de films aussi pop acidulée que Anna. Une des plus belles chansons est celle où Jean-Claude Brialy (malgré sa voix fausse à souhait) et Anna Karina se croisent sur les tapis roulants du métro : "Ne dis rien" (ici, une version entre Anna Karina et Serge Gainsbourg - moins drôle que Brialy, alors je mentionne un autre morceau du film : "Boomerang").

En littérature, hybride de psychanalyse et d'analyse littéraire, dans une forme très érudite, Catherine Millot donne une définition exacte des sensations "d'être" fugaces et intenses, dans son magnifique essai publié dans la collection L'Infini, Abîmes ordinaires.

Pour finir, une superbe daube, écrite pour les paroles par Serge Gainsbourg (là-encore) et qui mentionne ma ville du Pacifique Sud, Nouméa (capitale de la Nouvelle-Calédonie) : "Manureva". "As-tu aperçu les lumières de Nouméa?" (plus fort que Bora Bora ou Jamaïca). Un vrai morceau pour danser en soirée revival, entre la disco et la new wave. Un pur kif dans le iPod.

vendredi 17 octobre 2008

13. Chapitre 3 - La proposition (3)

Devant l'avalanche de séries télé américaines, le besoin de ramener les références à une échelle plus réduite s'est imposé. Une figure simple, le duo (formation sociale que je préfère) peut prendre des apparences multiples tout en apaisant les esprits. C'est comme faire ses courses à Monoprix plutôt qu'à Carrefour : moins de choix facilite la tache. Devant les doubles rayonnages de yaourts de 10m de long, je ne sais plus quoi choisir.

Côté musique, le sublime duo de soeurs, élevées dans une communauté hippie où elles participaient à un groupe réunissant tous les enfants : CocoRosie ont composé un premier disque enjôleur, La Maison de mon rêve ("Candy Land"). Devendra Banhart n'est pas loin, Joanna Newsom (The Milk-eyed Mender) non plus : "Sadie". Ils incarnent la néo-folk.

Rien à voir avec la choucroute, Madame de Merteuil et Valmont parviennent à une sorte de couple, soudé par le libertinage et la séduction, destiné à prendre le pouvoir. Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos et son adaptation cinéma très réussie de Stephen Frears (avec Glenn Close et John Malkovitch + mon actrice chouchoute de quand j'étais petite, Michelle Pfeiffer, irrésistible Madame de Tourvel, emportée par les tourments de l'amour et du désir). La célèbre réponse de Merteuil sur la lettre même de Valmont, quand leur complicité se fissure : "Hé bien! La guerre."

Duo plus saugrenu, mais authentique, La Belle et le Clochard. Elevée à fond de Walt Disney, Lady me faisait craquer, tout comme le Clochard et sa bande de marlous (avec la sexy Peggy qui chante le swing pour remonter le moral des chiens prisonniers de la fourrière).

mardi 14 octobre 2008

12. Chapitre 3 - La proposition (2)

Recenser l'ensemble des séries américaines que j'ai pu regardées enfant et adolescente est vertigineux. Entre Dallas et Beverly Hills, Sauvés par le gong et Melrose Place, ou encore Arnold et Willy et Hartley coeurs à vif, je pense avoir visionné une centaine de séries en intégralité, c'est-à-dire à peu près 1000 heures de télévision. C'est dément. En même temps, le séries m'ont en partie formée - et divertie - et elles sont d'ailleurs devenues une des meilleure production actuelle (de 24 heures à West Wing, en passant par Desperate Housewives). Une me tient particulièrement à coeur, époque début 80's, c'est Côte Ouest parce que cela se passe au bord du Pacifique et que le charme qui opère est fou. Que celui qui n'a pas regardé Santa Barbara, L'Amour du risque, voire même L'Homme qui tombe à pic, me jette la première pierre. Et Starsky et Hutch, Magnum ou encore La fête à la maison? Je ne peux plus m'arrêter. Ah non, j'allais oublier : Le Prince de Bel Air! Les débuts de Will Smith, quand même. Je m'arrête, c'est promis.

Juste une petite excursion du côté des contes de fée, notamment Peau d'Âne racontée par Charles Perrault, mais surtout la version cinéma flamboyante qu'en a donnée Jacques Demy. Catherine Deneuve (mon actrice préférée, avec Isabelle Huppert, plus même) en robe couleur de temps. La bague dans le cake qui n'ira qu'à elle. La chanson de la fée des Lilas, sa maraine (sublime Delphine Seyrig). Comme Cendrillon et la pantoufle de vair. Ces références aux contes classiques m'ont beaucoup été apportées par les dessins animés de Walt Disney (pas de télé dans le Pacifique Sud, pendant longtemps, seulement des K7 vidéo à profusion).

mercredi 8 octobre 2008

11. Chapitre 3 - La proposition (1)

La plupart de mes cinéastes français préférés sont de la génération post-Nouvelle Vague : Rohmer, Pialat, Schroeder, Resnais et Sautet. Pour donner figure au mentor conseillant sa disciple, j'ai utilisé Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet. Le duo d'acteurs est remarquable. La déception de l'élève devant l'indifférence du maître, au fil du rasoir tout au long du film.

Côté musique, les goûts sont hétéroclites. Incarnation du Swinging London, Claudine Longet est connue pour son apparition dans The Party, mais aussi pour son répertoire musicale. Caddle up with Claudine Longet est une magnifique compilation où la voix sensuelle porte des textes à la mélancolie douce comme "All alone am I" ou encore "Guess who I saw in Paris". C'est autre chose que Françoise Hardy tout de même (petite vanne au passage).

Adrien, dans le roman, fait découvrir à Marilou, au volant de se berline noire, les virées nocturnes dans Paris, éclairées par les lumières de la Seine et la musique de Philip Glass, "Opening" de l'album Glassworks.

Beaucoup de chanteuses sont pour moi autant de femmes mythiques, de Jane Birkin à Madonna, de Donna Summer à Nancy Sinatra, et tant d'autres. Elles sont des personnalités de femmes plus que des chanteuses à voix. N'ayant pas peur du kitsch, j'accroche à cette galerie de portrait Dalida qui m'émeut par ses chansons d'amour ("Histoire d'un amour"), et me fait danser grâce à ses tubes disco. Le disco, avec le post-punk, fait partie des musiques que j'aime le plus au monde.

mardi 30 septembre 2008

10. Chapitre 2 - La rencontre (2)

Pour illustrer la différence de classes dans un couple, obstacle rarement dépassé, j'ai choisi le film de Claude Goretta, La Dentellière, qui révéla Isabelle Huppert - actrice fétiche pour ses rôles dans Une affaire de femmes (Claude Chabrol) ou La Pianiste (Michael Haneke).

Le thème est ensuite décliné à partir du roman de Jane Austen, Pride & Prejudice, et de ses occurences indiennes. Une comédie légère façon Bollywood, Bride & Prejudice, réactualise le conflit amoureux autour de la lutte des classes entre les Etats-Unis et l'Inde.

A la manière de Roméo & Juliette, dans une dialectique de castes propre à l'Inde, Devdas est le grand roman d'amour impossible, adapté des dizaines de fois par le cinéma Bollywood, jusqu'à sa version la plus aboutie, sélectionné à Cannes (première fois pour un film indien) en 2003. La sublime Aishwarya Rai donne à ce conte maléfique, gouverné par Shivah, cette tragédie purement indienne, tout son éclat. Les décors, les chants et les danses sont sublimes, dignes des grandes comédies musicales hollywoodiennes.

Excursion vers la planète électro, sans rapport avec le sujet précédent, les pionniers de l'électro break-beat sont Dopplereffekt et leur musique sombre, radicale, ultra-structurée et pourtant sensuelle, contenue dans l'album Gesamtkunstwerk (Gigolo Records, 1999). "I wanna be a pornostar." ("Pornoactress")

jeudi 25 septembre 2008

9. Aparte (1)

Cette rubrique a pour objet de parler d'un événement culturel, de toute nature, qui ne soit pas directement rattaché au livre Marilou sous la neige, mais à l'actualité.

Aujourd'hui a eu lieu l'inauguration de la boutique de l'excellent label Tigersushi. On y trouve tous les CD & Maxis qu'ils ont produits (de Poni Hoax à Panico), & aussi une marque de vêtement toute nouvelle : des T-Shirts avec l'effigie du label, des polos, des pulls & gilets, des jeans aux couleurs flashy (du jaune canari au bleu gendarme). Les prix sont très abordables. La boutique Tigersushi : 27 rue Saintonge, 75003 Paris.

mardi 23 septembre 2008

8. Chapitre 2 - La rencontre (1)

Une fois passées les revues juridiques en tout genre, relatives à la fac de droit (la "Revue juridique" ou la "Gazette du Palais"), je me consacre à l'un de mes films favoris, Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, avec Catherine Deneuve et Françoise Dorléac chantant et dansant la célébrissime "Chanson des Jumelles". Pourtant ma chanson préféré de la BO du film reste "La Chanson de Maxence" qui se joue en écho dans ce chassé-croisé amoureux.

Dans un tout autre registre, littéraire celui-là, radical et sublime, épique et liturgique, Pierre Guyotat qui a eu l'humilité de poser les yeux sur moi. Je recommande l'ensemble de son oeuvre, dont ''Progénitures'' chez Gallimard, mais surtout Explications'', livre d'entretien qui inaugura l'édition de littérature chez Léo Scheer. Figure tutélaire qui ne cesse de nous protéger depuis toutes ces années.

Film inaugural de l'entrée de Marilou, selon les principes admis (le stage avant l'embauche) dans l'édition, elle rencontre Adrien, éditeur en vogue, qui la découvre dans un coup de foudre, comparable selon lui à celui de Ace Rothtsein pour Ginger, dans Casino. Le tout sur une chanson mythique de Mickey et Sylvia, "Love is strange".

dimanche 14 septembre 2008

7. Transition

Excusez-moi pour cette pause un peu longue, mais les références du premier chapitre étant terminées, je préférais attendre avant de dévoiler celles qui constituent la suite du roman qui n'est pas en ligne. Je commencerais bien sûr avant la sortie le 1er octobre, petit à petit, sans trop me presser (au rythme des îles).

J'en profite pour faire une précision d'importance. Le titre du roman est Marilou sous la neige, en hommage évidemment à la chanson de Serge Gainsbourg contenue dans l'album L'Homme à tête de chou. Cela n'a rien à voir avec la chanson de Polnaweb, "Goodbye Marylou", avec un "y", comme certains ont l'air de le croire (voir l'article du dernier Technikart, septembre). En même temps, je suis très fière de la photo et d'être dans cette sélection de la rentrée littéraire.

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