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Jean Houraà
Vent de sable
La progression de la petite caravane a changé de rythme dans des escalades fastidieuses, ici le Hoggar hisse ses citadelles vers les étoiles, des murs d'orgues basaltiques dominent la piste, d'étranges cratères se découpent sur l'horizon vide, des dykes de magma ahurissants émergent de la montagne stérile, au loin l'Ilamane culmine sur un amas de monts chauves.
jean.houraa@gmail.com


Word - 1.4 Mo

Auteur : Jean Houraà
Date du premier dépot du fichier : 2009-10-28 12:28:21
Date de modification du fichier : 2009-10-28 12:28:41
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10 pages

Date de publication du m@nuscrit : mercredi 28 octobre 2009
Date de modification du m@nuscrit : mercredi 28 octobre 2009

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Jean Houraà, le lundi 21 décembre 2009

Commentaires sur le site utopie.yolasite.com :

Vent de sable

09/12/2009

C’est encore une bien belle nouvelle de J. Houraa qui maitrise à merveille l’art de la nouvelle. Le texte est dense, la fin sans pitié. C’est du beau travail !!!!!

08/12/2009

Beau texte sur le désert et l’humilité de ceux qui le peuplent. la poésie des descriptions et le cynisme technique de la chute font un contraste saisissant et fort !

15/12/2009

Un texte fort sur un sujet terrible qui démarre comme un document ethnologique. Visiblement, l’auteur sait de quoi il parle et c’est très dépaysant. La fin est troublante et, sans être coupable, on en sort mal à l’aise.

Carla., le jeudi 29 octobre 2009

Oh non pas de la frustration, ça n’est pas ce qui domine après la lecture, je me suis peut-être mal exprimée. C’est plutôt le changement de rythme, du récit lui-même, et cette fin brutale qui laissent un goût particulier. Cette culture demeure, s’adapte et offre ses propres valeurs. Votre récit s’arrête simplement sur autre chose que la simple beauté du désert ou l’accueil chaleureux de ses habitants...J’avais juste envie de dire et ensuite, quelques conséquences ? Où cela entraîne-t-il tous vos personnages, en quoi est-ce que cela dévie leur route ? Celle de leur proches, etc...Mais c’est peut-être un autre récit...Gourmandise de lectrice, sûrement. Le fil historique m’intéressait aussi.

Pandora, le jeudi 29 octobre 2009

Mais quel plaisir, cette lecture !

Jean Houraà, le mercredi 28 octobre 2009

Carla, je vous sens frustrée, mais ce court récit n’a pas de suite. Fort heureusement les essais nucléaires français n’ont pas ruiné la culture saharienne, ils ont fait évidemment des victimes anonymes et niées dans les zones où ils eurent lieu, mais l’essentiel des traditions est demeuré, encore peu altéré par l’irruption des quatre roues motrices, le tourisme reste là-bas marginal, pour quelques temps encore. Si l’occasion se présente à vous, allez à Djanet ( Avion Point Afrique), retrouvez Baba, vivez en sa compagnie le miracle des nuits dans les sables du Tassili, à la belle étoile, immergez-vous dans la lecture du ciel au pied de la cité fantôme de Tahaggart, partagez le plaisir du bivouac et la lenteur de l’existence… Cela subsiste, à deux heures de Paris et pourtant tellement loin dans le temps.

Carla., le mercredi 28 octobre 2009

On se laisse prendre par cette quasi nonchalance du récit, dans un univers minéral et humain que rien ne semble avoir troublé depuis des siècles. Et puis il y a la chute du texte, brutale, c’est une culture entière qui semble disparaître sous nos yeux, soufflée. Cela poursuit après lecture...Cela donne envie de lire une suite.



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