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vendredi 29 février 2008
Par Léo Scheer,
vendredi 29 février 2008
"C'est un fait avéré, les formules du genre "Touche moi pas" attirent différents types de réponse chez les responsables politiques d'aujourd'hui, avec pour trait commun de présenter un caractère éminemment navrant.
Il y avait le mode Chirac, qui consistait à sourire comme un grand con sénile, feignant d'être sourd comme un pot, protocole oblige, et de toute façon avide d'autres paluches à honorer, toujours plus appétissantes, même au Salon de l'Agriculture, que la Bernadette en Aubade.
Passons sur le mode Mitterrand, dont le mode opératoire était d'envoyer un bataillon de barbouzes nettoyer la bouche de l'importun au savon rocheux de Solutré, avant de l'obliger à réciter le Cantique des Cantiques en araméen, à genoux sur une règle en fer à la tranche aiguisée à l'opinel. Lire la suite
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jeudi 28 février 2008
Par Léo Scheer,
jeudi 28 février 2008
Dans mon "Guide des blogs" L'Autofictif d'Eric Chevillard aura 5 @. Celui ci du 20 février 2008.
"Je dois avouer que je ne comprends pas bien ce tollé qui a accueilli l’idée de notre souverain président proposant que tout homme entre deux âges se voie chargé de perpétuer la mémoire d’un top model sur le retour ; pour ma part, je trouve cette suggestion excellente et je me déclare prêt à assumer jusqu’au bout mes responsabilités.
Passe un père avec ses deux fils qui ont exactement le même visage que le sien, un peu épais, renfrogné, et j’éprouve comme une immense fatigue à vivre en considérant l’absence totale de suspense au départ de ces jeunes existences.
On prend souvent l’écrivain pour un oisif alors que non content de tenir le journal de Jules Renard, il doit encore assurer la correspondance de Flaubert."
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Par Léo Scheer,
jeudi 28 février 2008

Après l'avant première à Lille la semaine dernière, et la soirée, hier au C.N.C. avec un très bel hommage rendu par Madame la Ministre au rôle joué par les producteurs (auteurs de la maison) pour le développement et le rayonnement du cinéma français (Il faut dire qu'enchaîner dans la même année Ensemble c'est tout, La graine et le mulet et Bienvenue chez les Ch'tis, c'est pas mal), ce soir, c'était la "soirée chiffres". Il s'agit d'un rituel assez stressant, propre à ce métier du cinéma, qui permet d'avoir vers 23h le jour de la sortie d'un film, une idée déjà assez précise de ce que sera le destin de cette oeuvre dans les salles. Sur un grand écran, on voit s'afficher, en temps réel, pour la zone Paris-Périphérie, salle par salle, séance par séance, le nombre de billets vendus. Avec un premier sondage des résultats en province on obtient un ratio Paris/Province qui permet d'avoir une estimation de ce que sera le résultat de la première semaine. Jouent ensuite, le degré de satisfaction à la sortie (qui permet d'estimer le fameux "bouche à oreille") et la politique de distribution qui se calcule en nombre de copies du film qu'on augmente plus ou moins en fonction des attentes des exploitants. Quand je suis parti, on en était à quelque chose comme 113.000 Paris/Périphérie, je n'y connais pas grand chose, mais je crois que c'est un résultat historique. J'ai vu cette équipe, particulièrement chaleureuse, humaine, talentueuse, vivre ce moment d'émotion profonde où les rires se mêlent aux pleures, la joie à la fatigue, le rêve à une certaine sidération. La magie est dans le film, à travers quelques séquences dont on est sûr qu'elle vont bientôt être dans tous les esprits, l'apparition de Galabru, quelques minutes : "Le Nord!", le dialogue Kad/Danny : "Les Chiens", la "tournée arrosée" 10mn irrésistibles, où tout remonte, Tati de Jour de fête, le Corniaud, Bourvil/de Funes, l'émotion de cette femme qui se met à chanter "Dors mon p'ti Quinquin" et peut-être celle qui m'a encore plus surpris (chez moi) de sentir les larmes me monter aux yeux en voyant l'image sublime des supporters du RC Lens dans un stade. Je n'ai toujours pas compris ce qui m'était arrivé. Il faudra que je retourne le voir une cinquième fois pour comprendre.

J'avais dit dans mon billet de retour de Lille que ce film était pour moi l'événement politique de l'année 2008, celui de la France des Ch'tis face à la france "bling-bling", j'ai l'impression que c'est en train de se confirmer. À ne pas confondre avec les clivages politiques classiques ou les rapports de classes, c'est l'expression, le sursaut de cette fameuse "socialité", de son "double jeu" devant tous les pièges de tous les pouvoirs et qui ne se laisse jamais maîtriser, dont la liberté s'enracine dans un fond d'humanité inaliénable. Entre le "Ch'tis" et les "Pauvres cons" les sociologues ont du pain sur la planche pour comprendre ce qui est en train de se passer dans ce pays.
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lundi 25 février 2008
Par Léo Scheer,
lundi 25 février 2008
Je soumets à l'analyse cet "échange" à la lumière de la cartographie de Dominique Cardon.

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jeudi 21 février 2008
Par Léo Scheer,
jeudi 21 février 2008

Antoine de Baecque dirige chez nous la collection des "Dictionnaires" consacrés aux grands cinéastes (cf Le Dictionnaire Pialat, ci dessous, avec Angie David, sera en librairie le 3 mars) et tient régulièrement les chroniques "cinéma" dans La Revue Littéraire, publie le 26 février chez Bayard : "Crises dans la culture française. Anatomie d’un échec". Il tient sur Rue 89 un très intéressant "journal de bord culturel", celui d'un historien et critique, passionné de cinéma, ancien chef du service culture de Libération. Voici le billet qu'il publie aujourd'hui.
"Albanel face à la révolte du cinéma: un ministre vers la sortie
Par Antoine de Baecque (Historien) à 07H54 le 21/02/2008
Y a-t-il encore un(e) ministre à la Culture? En tous les cas, il (elle) ne répond guère. Interpellée de plus en plus bruyamment par les acteurs culturels, de tous les bords et de tous les domaines, Christine Albanel se fait la plus discrète possible tout en restant placée sous haute surveillance depuis l’Elysée, où règne un "conseiller du Président pour la culture et l’audiovisuel", l’ex-trublion médiadique mitterrandolâtre Georges-Marc Benhamou.
Ce dernier n’a pas davantage de projet pour la culture, encore moins d’ambition de relance de la politique culturelle, mais du moins peut-il souffler à Sarkozy quelques effets d’annonce, claironnés sur la place publique en guise d’alibi culturel, sans même que la ministre en charge ne soit préalablement mise au courant.
Le cabinet du ministre de la Culture est aussi désorganisé que désemparé, effaré souvent par l’impréparation, l’amateurisme, pour tout dire l’absence de projet culturel, et craint de plus en plus ouvertement le confinement et l’isolement auxquels est soumise Christine Albanel, qui gère à peine les affaires courantes. Comme si elle était, depuis ses premiers pas et la lettre de mission qui lui fut adressée par la présidence de la République dès le 1er août dernier, encadrant significativement toutes ses actions, en état de sursis permanent.
Là voilà cependant au pied du mur. Car, à l’occasion de la cérémonie des César, vendredi 22 février, la profession se mobilise de façon sans précédent, notamment les métiers du cinéma et de l’audiovisuel, en première ligne dans les suppressions de crédits et le désengagement massif des politiques publiques. Un appel circule, "Vers le démantèlement de la diversité culturelle en France?", dénonçant "la forte baisse des crédits disponibles en Drac (Directions régionales des affaires culturelles) pour les festivals, les associations de salles, les circuits itinérants et, plus généralement, l’ensemble des acteurs de l’action culturelle cinématographique du territoire français". Lire la suite
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mercredi 20 février 2008
Par Léo Scheer,
mercredi 20 février 2008
Communiqué de presse – 18 février 2008
Deuxième sélection du Prix Lilas du Roman
Les membres du jury du Prix Lilas 2008 se sont réunis vendredi 15 février à la Closerie des Lilas.
Le jury : Emmanuelle de Boysson (présidente), Tatiana de Rosnay (vice-présidente), Carole Chrétiennot, Stéphanie Janicot, Jessica Nelson. Eliette Abécassis, Isabelle Alonso, Noëlle Chatelet, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Audrey Diwan, Christine Ferniot, Michèle Fitoussi, Amanda Sthers.
Une sélection de 6 romans a été établie :
Confidences à Allah, de Saphia Azzeddine (Léo Scheer)
L'incroyable histoire de Mademoiselle Paradis, de Michèle Halberstadt (Albin Michel)
Et mon coeur transparent, de Véronique Ovaldé (L'Olivier)
Chanson pour bestioles, de Cécile Reyboz (Actes Sud)
Rêve d'amour, de Laurence Tardieu (Stock)
La mère horizontale, de Carole Zalberg (Albin Michel)
http://www.myspace.com/prixlilas
http://prixlilasblog.over-blog.com/
Le prix Lilas a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l'ouvrage paraît à la rentrée de janvier. La vocation de ce prix est de promouvoir la littérature féminine. Le Prix Lilas 2007 a été décerné à Anne Wiazemski pour « Jeune fille », paru chez Gallimard.
Remise des Prix de la Closerie des Lilas le 26 mars.
Le Prix Lilas
Les Lilas du Livre : Le Lilas de l'éditrice, le Lilas de l'attachée de presse, le Lilas de la libraire.
Contact Bureau J'm . Marie Jacquier 01 45 25 10 07 jacquier@bureaujm.com
P.S. Lilas de l’attachée de presse (2e sélection) : Marion Barbé (Mercure de France), Anne-Gaëlle Fontaine (Albin Michel), Solveig de Plunkett (Stock), Anne Procureur (Léo Scheer), Sylvie Pereira (Viviane Hamy).
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mardi 19 février 2008
Par Léo Scheer,
mardi 19 février 2008
L'Université Paris I, Panthéon -Sorbonne, organise le mercredi 19 mars 2008 de 20h à 22h un débat dont le titre est "Refaire la gauche", Avec Judith Butler (La vie psychique du pouvoir), Didier Éribon (D'une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française) et Achille Mbembe (De la postcolonie) qui, bizarrement, n'a pas été publié chez nous. Une autre façon d'aborder la question "polich'tique" actuelle. (cf. Billet N° 411 ci dessous)
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Par Léo Scheer,
mardi 19 février 2008
In a pont fini dé s’capigner, eud’ s’ahouper, de s’coller des changlées à cause eud’ li ! « L’patois ch’est pont cha », diront les uns alors que d’autres jureront mordicus « qu’ils l’intintent conme cha à tous ches cuins d’rue ! » Ainsi commence l'article de l'Échos du Pas de Calais, pour annoncer la sortie de Bienvenue chez les Ch'ti, demain, le 20 février uniquement dans cette région en attendant la sortie nationale le 27 février. Vous pouvez commencer à apprendre avec le glossaire de Ch'ti.
Hier soir, j'accompagnais un des deux producteurs associés du film de Dany Boon à Lille pour l'avant première, (un auteur de la maison, Nathalie Rheims) tandis que l'autre producteur associé, (également auteur de la maison, Claude Berri) recevait à Paris, le Prix du "Producteur de l'année".
Lille. En train à partir de la Gare du Nord. Une heure. Tous les "One Men" étaient là, (Elie Semoun, Gad Elmaleh, Michel Bougenah, François Xavier Demaison (bientôt dans Coluche), Arthur,etc...) venus saluer la performance irrésistible de Kad Merad. Au retour, cette phrase pour le film de Dany Boon : "On n'est pas à l'abri d'un triomphe."
À mon avis, ce film est le phénomène politique (post "bling-bling) de l'année 2008.
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dimanche 17 février 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 17 février 2008
Merci George-s de nous faire découvrir NORA.
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vendredi 15 février 2008
Par Léo Scheer,
vendredi 15 février 2008
J'ai passé un accord avec Nicolas Cauchy pour créer un lien réciproque entre Auteurs TV et leoscheer TV. Avec l'accord de syndication avec libr-critique, cela fait que nous avançons à petits pas.(Je n'abandonne pas la discussion avec l'INA sur les archives littéraires. C'est un peu plus compliqué.
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Par Léo Scheer,
vendredi 15 février 2008
Pour l'édition, l'un des principaux intérêts de l'Internet est de pouvoir faire vivre un catalogue et de soustraire les oeuvres à la brièveté de ce que leur offre la vie mediatique. La presse ne peut traiter un livre que dans les quelques semaines où il est une "nouveauté", ou qu'il revient sous les projecteurs par l'effet de l'actualité (c'est malheureusement, en général, la disparition de l'auteur qui en tient lieu, comme on l'a vu pour Gracq récemment), il est pratiquement devenu impossible d'obtenir des articles pour des rééditions, et totalement impossible qu'on revienne sur un livre paru il y a quelques années.
Sur un site comme le notre, nous présentons régulièrement des ouvrages du catalogue sur la page d'accueil sous le titre : "Le livre du jour". Ainsi, au début de l'année 2008 j'ai mis en ligne dans ce cadre un excellent livre de Christophe Fiat paru en 2003 : Bienvenus à Sexpol. À l'époque, une certaine presse qui d'habitude soutenait cet auteur avait boudé le livre, considérant que l'auteur s'était écarté, en l'écrivant et en publiant chez moi, du champ expérimental où il était apprécié, qu'il avait voulu toucher un public plus large et qu'il s'était fourvoyé. J'avais trouvé cette attitude injuste à l'égard de ce livre et de cet auteur, mais je ne voyais pas ce que je pouvais faire, car l'autre "certaine presse" le considérait toujours comme un auteur "expérimental" et ne voulait donc pas le suivre non plus.
Dahlia, qui s'intéresse à notre catalogue, a lu ce livre et publie une critique sur Strictement Confidentiel, ce 13 février.(je n'étais pas au courant). Cette démarche me semble importante pour l'avenir. Voici son article :
Bienvenus à Sexpol – Christophe Fiat
Écrit par Dahlia le 13-02-2008
SEXPOL. C’est sous ce nom que le psychiatre Wilhelm Reich a créé en Allemagne dans les années 30 « un centre public de recherches et de discussion sur les conditions de vie contemporaines et les conditions d'épanouissement de la satisfaction sexuelle dans les masses populaires » (extrait Wikipedia). ORGONE. Vocable inventé par Wilhelm Reich pour désigner une nouvelle source d’énergie qui découlerait des émotions et qu’il aurait découvert après plusieurs années de recherches. L’existence de l’orgone n’a jamais été prouvée, est aujourd’hui encore considérée comme le délire d’un illuminé par bon nombre de personnes. A noter que Wilhelm Reich a fini sa vie en prison pour avoir refusé de dévoiler la totalité de ses recherches et s’expliquer sur cette fameuse théorie. Si l’orgone aujourd’hui encore a ses ardents défenseurs – il suffit de taper ce mot dans google pour voir fleurir des tas de communautés new age tendance sectaires sur l’amour libre qui s’en réclament – elle inspire aussi la création artistique. Témoin, ce Bienvenus à Sexpol de Christophe Fiat qui se réapproprie les travaux de Wilhelm Reich pour bâtir un roman complètement dingue et tentaculaire qu’on croirait être un cousin éloigné du Videodrome de David Cronenberg.
Sexpol, c’est la ville de tous les fantasmes, une sorte de Las Vegas dégénéré, éclairée par trois lunes et de fréquentes aurores boréales. Sexpol alimente le monde entier en orgone, une drogue qui se propage par les rayonnements des films pornos retransmis à la télévision, une drogue si violente qu’elle provoque des vomissements analogues à ceux qui suivent un bon sniff d’héroine. Christopher est toxico au dernier degré à l’orgone. Professeur de philosophie, il prend de telles doses d’orgone qu’il ne sait plus ce qui délimite sa réalité de son délire monomaniaque ; il visionne jusqu’à la lie les films de la société Marc Dorcel – uniquement ceux avec Laure Sainclair en vedette – rêve de lâcher enfin Besançon/Switzerland où il donne ses cours par visio-conférence et de s’exiler à Sexpol. Sur sa route, il rencontre notamment Dolly, clone de Laure Sainclair et à mesure que son obsession se déploie, il se retrouve pris dans une spirale où il serait le meurtrier d’Anna sa dernière compagne, ce que lui apprend Mr Sylvester, ami de Dolly…
Je disais que le roman de Christophe Fiat est dingue. C’est même en-dessous de la réalité. Bienvenus à Sexpol est un récit qui court sur presque 200 pages sans coupures, sans respiration, comme s’il était rédigé dans un véritable processus hallucinatoire. Ce qui peut laisser craindre un texte incompréhensible voire illisible est balayé en quelques secondes. Le chemin labyrinthique qu’emprunte Bienvenus à Sexpol donne le vertige au lecteur, mais Christophe Fiat, s’il donne l’impression de se perdre dans sa spirale délirante, sait exactement où il va. Mélangeant son récit avec les neuro-transmissions de « Radio-Sexpol » qui se concluent toujours sur la chanson Life on Mars de David Bowie, Christophe Fiat fait de Bienvenus à Sexpol un roman qui aspire littéralement le lecteur. Réflexions philosophiques se télescopent avec des éléments biographiques sur Wilhelm Reich, la réalité du personnage Christopher s’interpénètre avec ses prises d’orgone qui le font parfois s’imaginer devenir une mouche qui serait la spectatrice de son moi humain, ce à quoi le clone Dolly lui répond « Alors, tu as vu le désert ? Ce qui est bien avec l’orgone, c’est que c’est une drogue qui ne modifie pas notre perception de la réalité mais que c’est une drogue qui modifie la réalité elle-même du sujet. On devient double. » Le désert. Oh oui, on le voit. Et c’est sans doute, une des plus grandes prouesses de ce livre, arriver à nous faire entrer dans ce voyage stupéfiant de Besançon/Switzerland jusqu’à Sexpol, où l’intellect heurte sans arrêt le physique, où la couleur bleue, objet depuis toujours de tous les fantasmes artistiques revient toujours, récurrente, obsédante. Un livre hybride et inclassable qui a digéré les obsessions de Reich pour en donner une vision qui va au-delà du fascinant. Là où d’autres auraient voulu à tout prix donner des clés ou des explications hyper-précises, Christophe Fiat choisit de laisser au lecteur de Bienvenus à Sexpol une véritable part de fantasmatique, comme si l’orgone modificatrice de réalité permettait au livre de prendre vie de façon unique dans l’imaginaire du lecteur qui le reçoit.
Bienvenus à Sexpol, Christophe Fiat, Editions Léo Scheer, 2003, 196 pages.
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jeudi 14 février 2008
Par Léo Scheer,
jeudi 14 février 2008
Communiqué : Les Éditions Léo Scheer informent les centaines de milliers de lecteurs de Paris Match, d'amateurs de romans de gare et de fans de la collection Harlequin, qu'elles déclinent toute responsabilité dans les propos tenus par Louis-Henri de La Rochefoucauld à propos du livre de Saphia Azzedine : Confidences à Allah.
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mercredi 13 février 2008
Par Léo Scheer,
mercredi 13 février 2008
Stubborn nous transmet ce texte de Maïté Larrauri sur la paresia qui me semble indispensable pour aborder toute discussion dans la blogosphère et d'une façon plus générale pour comprendre les enjeux de l'écriture sur le net.
"La paresia est née comme un jeu de vérité de la cité démocratique, c’est-à-dire dans un contexte politique où existe la rivalité entre hommes libres, où chacun s’expose pour être vu et entendu par les autres, où chacun dit quel est son point de vue particulier et cherche à convaincre les autres. Il y aura donc, comme nous le savons, toute une stratégie discursive développée dans la cité grecque, ayant pour but de persuader les auditeurs d’un discours. Mais la paresia ne peut être considérée comme une de ces stratégies.
La paresia n’est pas un mode de persuasion, ni un mode de démonstration, elle n’est pas, de ce point de vue, située dans le discours. Parce que la paresia est une connexion entre ce qu’on dit et ce qu’on fait, ce que l’on est. Le « paresiaste » est quelqu’un à qui on reconnaît qu’il dit la vérité parce que son mode de vie en témoigne. Ce n’est pas du tout une technique que l’on peut apprendre. … Lire la suite
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mardi 12 février 2008
Par Léo Scheer,
mardi 12 février 2008
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samedi 9 février 2008
Par Léo Scheer,
samedi 9 février 2008
Alexandra Lemasson est comédienne et chroniqueuse littéraire. Parfois, dans l'émission "Vol de Nuit" elle lit des passages de livres dont elle parle. Ce cadre n'est pas très approprié à la lecture de textes, et pourtant, à chaque fois, il se "passe quelque chose". Antoni Casas Ros, l'auteur du Théorème d'Almodovar chez Gallimard, après l'accident qu'il a eu, ne souhaite pas montrer son visage, personne ne l'a vu, pas même son éditeur. Il s'est reconstruit en devenant sensible à des réalités minuscules qu'il aborde dans des nouvelles que nous avons entrepris de publier dans La Revue Littéraire. Ce mois ci, dans le N°33, figure la première de ces nouvelles : "Vulcano", qui est, à mon avis, une merveille. J'ai proposé à Alexandra d'en lire des extraits dans ce "pilote" de ce que pourrait être une émission courte consacrée à la lecture, dont le titre serait "Alexandra Lit". Nous avons décidé, avec Nicolas Cauchy qui a créé AuteursTV, dont nous diffusons déjà plusieurs videos, de diffuser cette "première" sur nos deux sites.
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vendredi 8 février 2008
Par Léo Scheer,
vendredi 8 février 2008
Fresh Théorie.
Lundi c'est théorie.
SPORT 2000, avec Patrice Blouin, Emmanuelle Lainé et Erwan Higuinen, le lundi 11 février à la Fondation d'Entreprise Ricard. 19h. Entrée libre.
"Certes, cette numérisation d’un exercice physique n’est pas tout à fait nouvelle. Elle renvoie à ce qu’on sait par ailleurs des technologies militaires, des jeux d’arcades ou, plus bêtement, des cours de conduite sur écran en auto-école. Mais, pour la première fois, ce type de technique est en mesure d’intervenir sur le sport de haut niveau et d’en modifier la pratique de manière essentielle. S’opère en effet ici une inversion cruciale concernant le lieu véritable de la performance : pour Lewis Hamilton, la course « réelle » n’existe plus que pour valider publiquement une compétence pleinement acquise ailleurs. Pourquoi, dès lors, prolonger les courses « réelles » ? " P.B.
Fondation d'Entreprise Ricard, 12 rue Boissy d'Anglas, 75008 Paris. Métro Concorde.
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jeudi 7 février 2008
Par Léo Scheer,
jeudi 7 février 2008
"M@nuscrits" n'existe que depuis deux mois, et déjà, on s'impatiente... Il y a un petit embouteillage à la mise en ligne car j'ai demandé qu'on attende la mise en oeuvre de l'interface automatique pour continuer, et qu'il y a un petit problème technique pour que chaque auteur puisse rentrer lui même son texte dans le système flash qui permet la lecture en ligne. Mais ce n'est qu'un aspect de la phase IV qui peut commencer aujourd'hui. De quoi s'agit il? En fait c'est assez simple. Il s'agit d'une nouvelle collection des Éditions Léo Scheer qui va bientôt être lancée en librairie et qui sera réservée aux textes reçus dans ce cadre. Nous regardons avec le service commercial le nombre de titres qui pourront être publiés chaque année (à mon avis pas plus de 6 pour la première année). Nous devons définir les modalités du travail éditorial, c'est à dire de ce qui va permettre de passer du M@nuscrit en ligne au B.A.T. qui sera envoyé à l'imprimeur( j'évalue ce travail à environ 3 mois). Ma préférence va à une transparence du processus, avec les différentes phases d'évolution du texte présentées en ligne (c'est pour cela que le site Bovary m'intéresse) mais ce ne sera peut-être pas toujours possible. Le premier texte que j'ai sélectionné pour faire ce travail est "Rater mieux" de Barberine parce qu'il est "historiquement" le premier de M@nuscrits, qu'il se prête particulièrement par sa forme, son contenu, la personnalité de l'auteur, et le nombre de lectures en ligne, à ce travail expérimental d'édition.
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dimanche 3 février 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 3 février 2008
Voici l'entretien réalisé par Peggy Sastre, à l'occasion de la sortie du livre Les Nétocrates, avec Tristan Nitot, publié sur son site : Standblog Lire la suite
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samedi 2 février 2008
Par Léo Scheer,
samedi 2 février 2008
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Par Léo Scheer,
samedi 2 février 2008
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Par Léo Scheer,
samedi 2 février 2008

On a pu suivre sur ce site le reportage réalisé par Laure Limongi et Emmanuel Tugny auprès d' écrivains majeurs brésiliens sur les traces de l'auteur culte de PanAmérica : José Agrippino de Paula.
Fait rarissime, une dépêche (remarquablement écrite) de l'A.F.P. vient de saluer l'événement que constitue cette traduction et cette publication en France. Un article sur la Web Radio du livre de Radio France a déjà cité la dépèche A.F.P. que je reprends ici :
""PanAmérica", roman "culte" brésilien, livré en France sous la plume d'Emmanuel Tugny
L'écrivain français Emmanuel Tugny, installé à Porto Alegre, au sud du Brésil, vient d'offrir sa première traversée de l'Atlantique en français à "PanAmérica", roman "culte" brésilien, phare du "Tropicalisme".
Auteur notamment d'une biographie romancée, intitulée "Corbière le Crevant" publiée l'an dernier, Emmanuel Tugny vient de livrer la première traduction française de "PanAmérica" de l'artiste brésilien José Agrippino de Paula (1937-2007).
Publiée en 1967, "PanAmérica" est une oeuvre emblématique dans l'histoire de la culture brésilienne, phare du "Tropicalisme" né à la fin des années 60, "un mouvement de résistance culturelle à la clôture dictatoriale dont souffrait le Brésil", déclare à l'AFP Emmanuel Tugny, à Porto Alegre.
Résistance qui s'appuie "sur une forme anthropophagique appliquée la culture pop anglo-saxonne et à la pensée libertaire européenne", précise-t-il.
Le "Tropicalisme" fut en somme la révolution "Pop Art" brésilienne, dont les "trois figures de proue principales", ajoute-t-il, furent Giberto Gil, Caetano Veloso et Chico Buarque".
Et en effet, "PanAmérica" entraîne bien le lecteur dans un tourbillon psychédélique de métaphores loufoques, cyniques, crues, violentes, voire apocalyptiques qui se déchaînent contre la dictature militaire et l'Amérique de Lyndon B. Johnson (1963 - 1969), sous couvert d'un "glamour" hollywoodien, dont l'actrice culte Marylin Monroe, fil conducteur du narrateur, véhicule le simulacre.
A Porto Alegre, aux côtés de Tugny, Laure Limongi, directrice de la collection LaureLi/Léo Scheer, qui publie "PanAmérica", est venue de Paris mener avec lui, "une enquête autour de la personnalité singulière de José Agrippino de Paula".
Elle a ainsi réalisé une série de rencontres filmées avec des auteurs brésiliens en vue, dit-elle à l'AFP, "d'éclairer la période historique de la sortie" de "PanAmérica" et d'aider à en apprivoiser "l'étrangeté".
Interrogé dans le cadre de cette série vidéo, l'écrivain, journaliste et historien brésilien Juremir Machado da Silva éclaire sur "la place importante" que tient Agrippino de Paula dans la culture brésilienne.
Selon da Silva, l'auteur de "PanAmérica" a eu "la capacité de penser" la culture nationale "à un moment important où tout était en train de changer".
Aux yeux d'Emmanuel Tugny, Agrippino de Paula est "une de ces chimères post-modernes avant la lettre que produisent volontiers les espaces magiques comme le Brésil".
L'auteur français "aime" le Brésil "et plus particulièrement San Paolo et Porto Alegre, dit-il, pour des raisons culturelles et politiques".
Professeur de Lettres, diplomate, il s'est installé dans ce pays pour la première fois dans les années 90 pour le travail.
"Pour tout dire, j'en avais aussi un peu assez de la France, de sa résistance ronchon au magique et, à l'opposé diamétral, à elle-même", confie-t-il.
C'est "la disposition allègre au magique" des Brésiliens qui le séduit justement et "la dignité délurée de leur résistance à la mélancolie" dont il "a un goût prononcé".
Interrogé sur sa perception de la vie culturelle et littéraire du Brésil, il il déclarera "sentir tout cela évoluer chaque jour vers plus de conscience de soi et de refoulement des complexes anciens, notamment à l'endroit du -premier monde-".
© 2008 AFP : Tous droits réservés.
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