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vendredi 31 août 2007
Par Léo Scheer,
vendredi 31 août 2007
Aujourd'hui, 31 août 2007, c'est le 3 ème "Blogday", il faut choisir 5 blogs favoris et les signaler aux NETOCRATES.(cf. le livre d'Alexander Bard qui sera publié aux Éditions Léo Scheer début 2008). Merci à Libr-critique de nous avoir choisis parmi les 5, avec les blogs qui sont en tête du classement comme "La république des livres" de Pierre Assouline et "Le tiers livre" de François Bon. Nous allons, nous aussi, faire notre choix, mais comme nous sommes un blog collectif, il faut d'abord que les membres des Éditions Léo Scheer me disent ici pour qui ils veulent voter.
Résultat:
Pierre Ménard
Vincent Bergera
Lignes de fuite.
Frédéric Boudet
Guy Degeorges.
Bien sûr, il y a tous ceux que nous connaissons bien et que nous citons régulièrement comme La république des livres de Pierre Assouline, Le tiers livre de François Bon et Remue.net , Libr-critique de Philippe Boisnard, ou encore les sites officiels d'écrivains qui ne sont pas vraiment des blogs comme celui de Gabriel Matzneff , de Marc-Édouard Nabe, de Frédéric Beigbeder, de Renaud Camus, de Marie Darrieussecq, de Michel Houellebecq, et pourquoi pas, ou "certainement pas", le blog de l'inénarrable Chloé Delaume.
N'y voyez aucun lien, mais je me disais que nous pourrions lancer, pour le 31 mars le "Blogbloodyday" où seraient "blacklistés" les blogs les plus "pourraves". (Depuis que je circule sur le web je n'arrive plus à causer normalement). J'en ai quelques uns en tête, mais je me retiendrai jusque là.
Je ne résiste cependant pas au plaisir de raconter mes mésaventures sur la toile. Je suis allé dans un coin perdu de l'Internet, le blog de Marc Pautrel, dit "MP", pour porter la bonne parole et recommander de lire l'article de Camille Laurens avant d'en débattre. Le blogger avait fait un billet outragé à la lumière de ce qu'il avait lu dans la presse. Les commentateurs ayant suivi mes conseils, commencèrent à contester l'analyse du blogger qui n'en démordait pas et commençait à s'énerver. Son billet portait le titre évocateur :"J'invente ce que je veux", ça ne s'invente pas. Je décidais donc de m'eclipser en laissant ce message :
"Merci aux commentateurs. Pour MP, il avait prévenu : il invente ce qu'il veut. Moi, je baisse les bras. (ces bras là, évidemment)"
Le monsieur vient de m'envoyer le message suivant sur mon mail personnel :
"Votre commentaire ci-dessous était assez drôle mais je ne le passe pas
sur mon blog car je crois que tout a été dit et qu'il faut maintenant
passer à autre chose."
Je préfère en parler tout de suite car j'ai peur d'oublier d'ici le 31 mars.
Reprise, ce dimanche 2 septembre 2007 à 11h20, je regarde et j'écoute Libr-critique, la retransmission live de Philippe Boisnard et Hortense Gauthier en train de parler des blogs littéraires, en particulier ceux de Lucien Suel et Pierre Ménard. Trés intéressant, même les interventions de Roland Barthes (le chien) sont justes.
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mercredi 29 août 2007
Par Léo Scheer,
mercredi 29 août 2007
Ce petit reportage a été réalisé avec une petite caméra numérique achetée à la FNAC 590 euros. Les conditions de prise de vue sont déplorables à cause des bousculades et de l'amateurisme du cadreur débutant. Il a fallu compresser énormément le signal, ce qui produit des sautes d'images, il n'y avait que le micro interne, le son est pourri. Nous n'avons pas réussi à mettre le bandeau "NO COMMENT" qui était initialement prévu pour faire un clin d'oeil à Euronews, mais finalement, c'est bien un hommage à STRIP TEASE, série culte de la télévision.
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Par Léo Scheer,
mercredi 29 août 2007
Après les "Listes" concoctées par la presse, dans les rituels de la rentrée, arrivent "Les meilleures ventes". Là aussi, la bataille est rude, d'abord, parcequ'il s'agit d'une réalité difficile à cerner et que, par conséquent, les fantasmes et la désinformation y trouvent leur place. Le seul chiffre "objectif" pour un livre qui vient de se publier est celui de sa mise en place. Il s'agit du nombre d'exemplaires qui ont été facturés aux libraires et qui se trouvent dans leurs stocks. Au delà, il s'agit de sondages, c'est à dire, pour chaque institut de sondage d'une methode de calcul qui repose sur un panel de librairies. Les résultats varient selon le panel et selon la méthode d'extrapolation. Ensuite, il y a le classement. Les journaux, qui en ont les moyens, ont un contrat avec les institut de sondages pour publier un "Classement des meilleures ventes". Là aussi, il peut y avoir des inteprétations et des redressements, car on suit ça comme le Tour de France, et annoncer que tel auteur vient de dépasser tel autre, peut avoir un effet d'entraînement dans la mesure où toute la chaîne de vente du livre est sensible à ces classements. Par exemple, les libraires ont parfois des tables "Meilleures ventes" et certaines centrales d'achats, comme dans la grande distribution, ne se déclenchent que pour accompagner ces classements.
Les outils des sondages sont cependant de plus en plus performants. La compétition entre Instituts, les polémiques régulières, les ont conduit à se perfectionner. Mais pour analyser les résultats, le chiffre qu'il faut regarder avant tout, c'est celui du nombre d'exemplaires vendus dans la semaine, or ce chiffre n'apparait jamais. Si vous dites qu'un livre est "deuxième" mais que le "premier" en a vendu trois fois plus, ce n'est pas la même chose que s'ils se tiennent dans un "mouchoir de poche" et que la différence entr'eux est inférieure au taux d'erreur du sondage. On connait bien ce problème dans les sondages politiques. Or, ces volumes de ventes, vous ne les verrez jamais, tout le monde est d'accord pour qu'ils ne soient pas publiés. Pourquoi? D'abord, probablement, pour des raison juridiques. Le nombre d'exemplaires vendus sert d'assiette à la rémunération des droits d'auteurs, et on ne le connait réellement que trés longtemps après, quand on intègre les retours, et, en plus, il permettrait de calculer le chiffre d'affaire des éditeurs, qui est un secret dans les affaires. Il y a sans doute aussi des raisons psychologiques. Combien d'auteurs seraient effondrés s'ils connaissaient leurs chiffres de ventes semaine après semaine. Et finalement, cette déprime toucherait toute la profession, car on se dirait, "tout ça pour ça!". Misère de nous.
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samedi 25 août 2007
Par Léo Scheer,
samedi 25 août 2007

Voici la preuve que mon commentaire sur le Velib, en profond désaccord avec Céline et Julie qui appelaient au boycott, correspondait à un engagement authentique. Je tiens à féliciter Messieurs Delanoë et Decaux pour la qualité de ce service. Je puis également témoigner du fait qu'il y a une forte demande. Celà se passait ce samedi 25 août 2007 à 22h30 dans le premier arrondissement. Il n'y avait plus qu'un vélib disponible, et j'ai vu au moins vingt personnes qui m'observaient, goguenards, espérant manifestement que je ne parviendrai pas à le libérer. Ils furent déçus, et moi assez fier d'y être arrivé. A l'arrivée, pas trés loin, je fus particulièrement bien accueilli par une autre vingtaine de personnes qui attendaient devant une station vide.
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vendredi 24 août 2007
Par Léo Scheer,
vendredi 24 août 2007
Si vous suivez l'actualité, vous constaterez que le développement des "chaines" sur le web prend de l'ampleur. CurrentTV d'Al Gore, YouTube occupent la page medias du Libé d'aujourd'hui. J'aimerais développer leoscheerTV dans ce sens, mais d'une façon thématique, autour d'un service consacré aux livres et à la littérature. Pour le moment, la page d'accueil, avec ses neuf écrans est dédiée aux vidéos de la maison d'édition. J'aimerais créer une deuxième page d'accueil pour les videos réalisée par d'autres dans ce domaine. On pourrait y trouver des extraits d'émissions, des videos d'auteurs, des archives, des débats, etc. J'aimerais connaitre vos réactions, s'il y en a, sur ce projet.
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dimanche 19 août 2007
Par Léo Scheer,
dimanche 19 août 2007
Quel dommage que nous n'ayons pas un Edgard Morin pour analyser, comme il le fit dans "La rumeur d'Orléans", la propagation des informations dans une petite ville. Je pense à ce village que forment les media autour de la rentrée littéraire. Chaque année on sacrifie à l'exercice : au petit jeu des listes. On peut se demander s'il a encore un sens. Il s'agit, la plupart du temps d'affirmer la ligne éditoriale du journal et sa petite parcelle de pouvoir et d'influence, en espérant peser sur les listes des prix ou en se laissant manipuler par ce que leurs vieux routiers souhaitent vous faire colporter. Par exemple on va choisir un thème et dire que c'est la tendance lourde de la rentrée. Si votre journal est militant, vous expliquerez que c'est le retour de la politique ou de la réalité sociale dans la littérature, ce qui vous permettra de faire une liste du style "en attendant Bégaudeau", avec des livres que vous n'aurez pas forcément lus mais qui seront à priori dans la ligne juste. Sinon, vous pourrez aussi faire celui qui est "au parfum" et répercuter les bruits et autres "intox" qui circulent dans les couloir des jury. Pas une liste sans "Le" Yasmina Reza que personne n'a lu et sur lequel on porte déjà des jugements, "est-ce vraiment de la littérature?" etc...Alors... Alors, il faut prendre exemple sur Sollers-le-Magnifique qui, lui, ne s'encombre pas de toutes ces simagrées et décrète dans le J.D.D. d'aujourd'hui que la seule vraie liste incontournable, ce sont les deux livres qu'il publie dans l'Infini.
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samedi 18 août 2007
Par Léo Scheer,
samedi 18 août 2007
Le nouveau billet de Pierre Assouline "Ce que sera la responsabilité des intellectuels", du 17 août, suscite un débat des commentateurs, Ramiel, José, Vieux Radis et consorts que je trouve trés intéressant. Pierre Assouline a repéré un article de Pierre Lévy dans Le Monde Diplomatique d'août à propos de cet enjeu qui est loin d'être négligeable pour ceux qui fréquentent le Réseau. J'avais rencontré Pierre Lévy en 1994, au moment où je publiais "La démocratie virtuelle" et lui, déjà, "L'intelligence collective" à La Décourverte. (Il a publié en 2002 "La Cyberdémocratie" chez Jacob.) Nous nous intéressions aux mêmes sujets, mais je ne me sentais pas en phase avec lui. Il y a, dans sa quète utopique, dans sa guerre du "sens" contre le "signe", dans les logiciels autour desquels il souhaite fédérer l'intelligence collective, dans la proposition faite aux intellectuels de constituer une nouvelle "avant garde", même dans sa façon d'aller chercher la caution du merveilleux Michel Serre qui à prouvé dans son oeuvre, de "Hermes" à "Esthétiques sur Carpaccio" à quel point il en était éloigné, les ferment d'une nouvelle sorte de "totalitarisme éclairé". Mais le débat autour de ses idées n'en est que plus instructif, et j'aime beaucoup les réactions sceptiques des commentateurs du blog d'Assouline.
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jeudi 16 août 2007
Par Léo Scheer,
jeudi 16 août 2007

C'est la rentrée. Cet aprés midi, j'irai, comme ce jeune homme, au 15 Bd Raspail, à la Librairie Gallimard de Marie-Christine Besson et Jean-Luc Marchand. C'est une de mes préférées à Paris. Créée en 1921 par Gaston, on y trouve 20.000 références de cette Maison et, bien sûr, La Pléiade. Antoine a raison d'être fier d'avoir préservé cette Rolls-Royce de l'édition française.
En 1931, un jeune éditeur, dont la correspondance est à lire absolument, Jacques Schiffrin des éditions La Pléiade/J. Schiffrin & Cie, crée une collection géniale : la Bibliothèque de la Pléiade. (Il doit y avoir quelque chose de génétique car son fils, André Schiffrin, à New York, est le fondateur de The New Press). Jacques Schiffrin offrait ainsi des œuvres complètes d'auteurs classiques en format poche, Gide et Schlumberger, créateurs de la NRF, ne pouvaient laisser passer celà, ils intègrèrent cette collection aux éditions Gallimard en 1934. La Bibliothèque de la Pléiade développe alors l'appareil critique et devient La collection de référence.
Il y a aussi, dans le fond à gauche, une petite salle, où vous pourrez m'apercevoir souvent, perché sur une échelle, c'est l'antre de Paul Derieux, un des meilleurs libraires de Paris. On y trouve des tirages de tête. J'avais organisé avec lui la vente des Salomé à 300 euros signés par Weyergans, qui étaient partis comme des petits pains; mais aussi, à des prix abordables, ces cartonnages NRF dits Bonnet/Prassinos qui est ma collection de livres préférée.
La librairie organise également des débats avec un public de passionnés. Nous avions fait une trés belle séance sur "Dominique Aury" présentée par Angie David et Jean-Claude Zylberstein. J'espère que nous pourront faire une nouvelle séance avec le numéro de La Revue Littéraire du Centenaire de la NRF en 2008.
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mardi 14 août 2007
Par Léo Scheer,
mardi 14 août 2007

Bien qu'il n'ait pas cité "ma version", je recommande l'article de Stéphane Foucart sur Gilgamesh dans Le Monde d'hier daté du 14 août. Une accroche en une et une double page du prestigieux quotidien...va-t-on enfin commencer à s'intéresser vraiment à cette civilisation mésopotamienne et à cette épopée (le premier livre)? Les déclarations de Christine Kepinski du CNRS sont inquiètantes: l'impossibilité de protéger les sites archéologiques dans la situation actuelle du pays fait que des "pans entiers de l'histoire de l'humanité ont disparu à jamais." Faire revivre ce qui s'est passé entre le Tigre et L'Euphrate pendant les quatre mille ans qui ont précédé notre ère me semble être, pour notre époque, aussi important que le fut la redécouverte de la Grèce à la Renaissance.

Le deuxième article (Le Monde daté du 15 août) de Stéphane Foucard, conscré à Sargon et à la confrontation entre Akkadiens et Sumériens se termine ainsi:
"Le roi n'est plus le premier des hommes. Sa légitimité lui vient des dieux, il devient leur intermédiaire avec le monde des mortels. En Irak, au XXIIIe siècle avant l'ère chrétienne, la "monarchie élective" d'Iphur Kish - une manière de démocratie - est donc défaite, sur le champ de bataille, par la monarchie héréditaire et de droit divin de Naram-Sîn. A l'heure où les Américains échouent à "démocratiser" l'entre-deux-fleuves, on est tenté d'y voir une leçon de l'histoire. Ce n'est, sans doute, que l'un de ses pieds de nez."
Cette série d'articles est vraiment remarquable. On attend la suite.
Voilà. Elle est arrivée la suite. C'est Hammourabi, ici debout, recevant la Loi, tel Moïse, de la main de Shamash, le dieu-soleil. Je suis devenu accro à cette série comme on peut l'être à un feuilleton TV. Du coup, je lis Le Monde à la lumière de Sumer, le titre d'hier:"Impasse à Bagdad" prend une toute autre ampleur, comme s'il était inscrit dans l'argile en cunéïforme. En lisant l'histoire d'Hammourabi où s'enracine celle des rapports entre l'Iran et l'Irak, en retrouvant les sources de cette Loi qui a fini par modeler cette amérique qui s'y enlise, je retrouve des sensations de l'époque où, à Science Po, on nous apprenait à rédiger en décryptant les éditos d'Hubert Beuve-Mery. Merci cher Stéphane Foucart pour ce magnifique travail. Encore!

IV) Les Hittites. Si vous regardez de près une de ces petites figurines portant une tiare conique, vous aurez une sensation de mystère et de familiarité. Vous auriez pu le croiser dans un carnaval en Belgique ou en Suisse, il est pourtant vieux de trente cinq siècles, vivait en Turquie et servit de modèle pour représenter un dieu Hittite. Stéphane Foucart, qui aime que son travail puisse servir à des réflexions actuelles rappelle que le père de la Turquie moderne, Atatürk, "adorait tout ce qui pouvait rapprocher les Turcs des Européens et les éloigner du monde Arabo-Musulman." C'est le cas de ce grand monarque au nom si difficile à prononcer qu'on a préféré l'oublier et de cette civilisation qui nous conduit peut-être aux portes de Troie et des récits Homèriques.

Delacroix reproduit ici l'acte par lequel on efface une civilisation. Il n'est longtemps resté d'Assurbanipal, le dernier grand roi assyrien, que ce sobriquet trompeur de Sardanapale et cette image dégradée, évoquée par Stéphane Foucart dans son article V, du "jouisseur, indolent et dépravé." Tout se passe comme si nous avions voulu à tout prix effacer nos origines. Cette civilisation fonctionne en nous comme l'inconscient, elle a modelé la plupart de nos croyances, le judéo-christianisme, la mythologie grecque, la sagesse populaire, jusqu'à l'astrologie et l'interprétation des rêves, mais en restant enfouie, en deçà de la mémoire, comme si le sable qui la recouvrait était une manière de censure. Le fait qu'elle remonte aujourd'hui à la surface est peut-être le signe que nous sommes entrés collectivement en analyse.

Le VI ème article a pour titre Cyrus le taiseux. La réputation du fondateur de l'Empire Perse Achéménide est inspirée par la Cyropédie de Xénophon et par l'Enquête d'Herodote écrite un siècle après sa mort, mais comme le dit Stéphane Foucart "il est surtout un parfait inconnu." En fait, "Cyrus n'a rien écrit, ne s'est pas fait représenter, on ne sait rien de ce qu'il disait, de ce qu'il pensait. On ne sait finalement rien de lui." déclare Pierre Briant, l'un des meilleurs spécialistes. Il est pourtant crédité d'être l'"inventeur des droits de l'homme", son nom apparaît sur le Cylindre conservé au British Museum qui en serait l'acte fondateur. En tous cas, c'est pendant son règne que les éxilés de Judée, qui vivaient prés de Babylone depuis que Nabuchodonosor les eût chassés de Jérusalem aprés avoir détruit le Temple, qu'ils eurent le droit de revenir. On sent, lorsqu'on lit attentivement la Bible, à quel point cet exil fut décisif dans son écriture et dans son inspiration. Il y a d'ailleurs un véritable "scoop" à la fin de cet article. Des tablettes d'argile circulent depuis une dizaine d'années sur le marché parrallèle. Des "fouilleurs clandestins" pillent un site prés de Bagdad. Une prochaine publication devrait révéler ce qu'écrivaient ces Hébreux éxilés, restés sur place bien aprés l'édit autorisant le retour de -539. Mais on hésite à le rendre public, car, comme le dit François Joannès:"on pourrait redouter une instrumentalisation de sa découverte pouvant aboutir à sa destruction." Car ce site, prés de Bagdad, s'appelle Jérusalem. Il faut que Nathalie Rheims se penche sur ce sujet qui pourrait être la suite du Cercle de Meggido.
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jeudi 9 août 2007
Par Léo Scheer,
jeudi 9 août 2007

J'ai eu le privilège, grâce à sa fille Cécile qui me l'a prété, de lire, en avant-première, le livre de Michel David-Weill L'esprit en fête publié par Robert Laffont qui sera en librairie le 13 septembre. Cette lecture m'a enchanté. Michel David-Weil, que le magazine Markets appelle le "Dernier Empereur" est un des hommes qui ont façonné le monde dans lequel nous vivons. Patron de la banque Lazard, il a exercé un métier mystérieux, marqué par le secret. Son livre, à priori impossible, parvient à le rendre présent. Vous passez un moment avec lui, en tête à tête, et vous l'entendez parler de ses goûts, de ses opinions avec une sincérité et une élégance qui le rendent irrésistible. Le charme opère car vous comprenez que lorsqu'il vous confie ce qu'il aime ou n'aime pas dans l'histoire de la peinture, il vous dévoile, au passage, quelques uns des secrets de son action. Vous entrez ainsi dans l'intimité de son esprit et de son caractère, il vous prend par la main et vous conduit dans le jardin à la française d'une âme singulière. Dans tout ce qu'il évoque, religion, valeurs morales et professionnelles, rapports à la famille, aux femmes, à l'argent, au bonheur, à la politesse, à la France, au capitalisme, partout transparaît cet art si particulier, une sorte de don, celui de savoir se forger une opinion qui vous soit propre et vous permet d'agir, de décider, de diriger. C'est une forme de souveraineté qu'il partage avec la littérature et fait que ce livre est une étonnante réussite.
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mardi 7 août 2007
Par Léo Scheer,
mardi 7 août 2007

The Game va devenir un jeu à l'échelle de la planète. Bientôt, quatre cent millions de "profils" seront accessibles dans l' annuaire Spock. Valérie Collet du Figaro signale que l'algorihme permettra de "fournir une liste de noms quand l'internaute tape une requête portant sur un parti politique, une famille, une entreprise..." elle ajoute: "Spock doit être capable de déceler un joueur de golf parmi vos contacts." Au delà des exemples choisis, propres à effrayer les lecteurs du Figaro, on peut aisément imaginer la panique que va déclencher ce logiciel entre les mains d'opérateurs qui semblent déterminés à ne pas trop s'aligner sur les engagements des "Majors" en matière de protection de la vie privée. (Microsoft et Ask en particulier). L'expérience que nous allons développer avec The Game, nous permettra peut-être de fournir à ceux qui voudront se préserver, une véritable panoplie de camouflage. Le Prix Peillet prendra alors tout son sens.
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vendredi 3 août 2007
Par Léo Scheer,
vendredi 3 août 2007

NTV6. suite:
Umbrella
Jay-Z:
No clouds in my storms
Let it rain
I hydroplane into fame
Come'n down with the Dow Jones
When the clouds come we gone
We Rocafella
She fly higher than weather
And she rocks it better
You know me
An anticipation for precipitation
stacks chips for the rainy day
Jay, rain man is back with lil Ms. Sunshine
Rihanna where you at?
Rihana.
You had my heart
and we'll never be world apart
Maybe in magazines
but you'll still be my star
Baby cause in the Dark
You can see shiny Cars
And that's when you need me there
With you I'll always share
Because
When the sun shines
We’ll shine together
Told you I'll be here forever
Said I'll always be your friend
Took an oath
I'mma stick it out 'till the end
Now that it's raining more than ever
Know that we still have each other
You can stand under my Umbrella
Under my umbrella
These fancy things,
will never come in between
You're part of my entity
Here for Infinity
When the war has took it's part
When the world has dealt it's cards
If the hand is hard
Together we'll mend your heart
Because ...
When the sun shines
We'll shine together
Told you I'll be here forever
Said I'll always be your friend
Took an oath
I'mma stick it out 'till the end
Now that it's raining more than ever
Know that we still have each other
You can stand under my Umbrella
You can run into my Arms
It's okay don't be alarmed
(Come into Me)
(There's no distance in between our love)
So Gonna let the rain pour
I'll be all you need and more
Because ...
When the sun shines
We'll shine Together
Told you I'll be here forever
Said I'll always be your friend
Took an oath
I'mma stick it out 'till the end
Now that it's raining more than ever
Know that we still have each other
You can stand under my Umbrella
It's raining (raining)
baby it's raining
You can always come into me...
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Par Léo Scheer,
vendredi 3 août 2007
Florent Georgesco me communique la liste des livres de la rentrée 2007 qui seront chroniqués dans le n° 32 de La Revue Littéraire. 56 livres, 24 chroniqueurs, en librairie le 3 septembre. Environ 400 pages. 15 euros. Le fichier part à l'imprimerie cet aprés midi.
Marie Darrieussecq, Tom est mort, P.O.L (par Camille Laurens)
Yasmina Reza, L’Aube, le soir ou la nuit, Flammarion (entretien avec Florent Georgesco)
Charles Dantzig, Je m’appelle François, Grasset (par Florence Xueref – entretien Florent Georgesco)
Yannick Haenel, Cercle, Gallimard, « L’Infini » (par Laure Mentzel – entretien Florent Georgesco + Laure Mentzel)
Éric Reinhardt, Cendrillon, Stock (par Jean-Baptiste Scieux – entretien Florent Georgesco)
Pierre Assouline, Le Portrait, Gallimard (par Nathalie Rheims, Journal intime, roman.)
Marisha Pessl, La Physique des catastrophes, Gallimard, « Du monde entier » (par Julia Curiel)
François Bégaudeau, Fin de l’histoire, Verticales (par Ulysse Korolitski)
Linda Lê, In Memoriam, Bourgois (par Angie David)
Thomas Clerc, Paris, Musée du XXIe siècle. Le dixième arrondissement, L’Arbalète/Gallimard (par Élodie Issartel)
Diane Meur, Les Vivants et les Ombres, Sabine Wespieser (par Hélène Renard)
Benoît Duteurtre, Ma belle époque, Bartillat (par Stéphanie des Horts)
Gisèle Fournier, Ruptures, Mercure de France (par Corina Ciocârlie)
Pierre Drachline, L’Île aux sarcasmes, Flammarion (par Alfred Eibel)
Patrick Besson, Belle-sœur, Fayard (par Stéphanie des Horts)
Antoine Volodine, Songes de Mevlido, Le Seuil, « Fiction & Cie » (par Jean-Baptiste Scieux)
Thierry du Sorbier, Le Stagiaire amoureux, Buchet-Chastel (par Cécilia Dutter)
Alan Warner, Le Dernier Paradis de Manolo, Bourgois (par Lize Braat)
Laurent Graff, Il ne vous reste qu’une photo à prendre, Le Dilettante (par Stéphanie des Horts)
Paula Fox, Côte Ouest, Joëlle Losfeld (par Céline Ottenwaelter)
Camille de Toledo, Vie et mort d’un terroriste américain, Verticales (par Clément Tuffreau)
Joan Didion, Maria avec et sans rien, Robert Laffont, et L’Année de la pensée magique, Grasset (par Fabienne Loye)
Michel Monnereau, On s’embrasse pas ?, La Table Ronde (par Stéphanie des Horts)
Louise Desbrusses, Couronnes, boucliers, armures, P.O.L (par Corina Ciocârlie)
Gérard de Cortanze, De Gaulle en maillot de bain, Plon (par Stéphanie des Horts)
Vita Sackville-West, Plus jamais d’invités !, Autrement (par Isabelle Viéville Degeorges)
Simon Liberati, Nada Exist, Flammarion (par Angie David)
Célia Houdart, Les Merveilles du monde, P.O.L (par Élodie Issartel)
Christophe Mory, Les Exilés de l’Archipel, Le Rocher (par Stéphanie des Horts)
Jonathan Franzen, La Zone d’inconfort, L’Olivier (par Céline Ottenwaelter)
Charif Majdalani, Caravansérail, Le Seuil (par Guillaume Navaud)
Christophe Ono-dit-Biot, Birmane, Plon (par Jean-Baptiste Scieux)
Pierre Charras, Quelques ombres, Le Dilettante (par Cécilia Dutter)
Vincent Delecroix, La Chaussure sur le toit, Gallimard (par Isabelle Viéville Degeorges)
Olivier et Patrick Poivre d’Arvor, J’ai tant rêvé de toi, Albin Michel (par Stéphanie des Horts)
Lydie Salvayre, Portrait de l’écrivain en animal domestique, Le Seuil (par Lize Braat)
David Markson, Arrêter d’écrire, Le Cherche Midi, « Lot 49 » (par Laure Limongi)
Stéphanie Janicot, Le Privilège des rêveurs, Albin Michel (par Stéphanie des Horts)
Georges-Olivier Châteaureynaud, L’Autre Rive, Grasset (par Anne Procureur)
Clémence Boulouque, Nuit ouverte, Flammarion (par Cécilia Dutter)
Min Tran Huy, La Princesse et le Pêcheur, Actes Sud (par Céline Ottenwaelter)
Thibaut de Saint Pol, Pavillon noir, Plon (par Stéphanie des Horts)
Valérie Gans, Charity Bizness, Payot-Rivages (par Jean-Baptiste Scieux)
Alain Fleischer, Quelques obscurcissements, Le Seuil, et L’Ascenseur, Le Cherche Midi (par Isabelle Viéville Degeorges)
Alizé Meurisse, Pâle Sang bleu, Allia (par Angie David)
Zsuzsa Bànk, L’Été le plus chaud, Bourgois (par Fabienne Loye)
Didier Da Silva, Hoffmann à Tokyo, Naïve (par Laure Limongi)
Éric Halphen, Maquillages, Rivage (par Laure Mentzel)
Christophe Donner, Un roi sans lendemain, Grasset (par Jean-Baptiste Scieux)
Hélène Frappat, L’Agent de liaison, Allia (par Laure Limongi)
Alessandro Baricco, Cette histoire-là, Gallimard (par Stéphanie des Horts)
Raphaël Meltz, Meltzland, Panama (par Laure Mentzel)
Olivier Adam, À l’abri de rien, L’Olivier (par Sophie Mentzel)
Arnaldo Ginna, Les Locomotives avec des chaussettes, Allia (par Élodie Issartel)
Éric Chevillard, Sans l’orang-outan, Minuit (par Alain Nutkowicz)
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mercredi 1 août 2007
Par Léo Scheer,
mercredi 1 août 2007
Rehab
They tried to make me go to rehab
I said no, no, no.
Yes I been black, but when I come back
You wont know, know, know.
I ain’t got the time
And if my daddy thinks im fine
He’s tried to make me go to rehab
I wont go, go, go.
I’d rather be at home with ray
I ain’t got 70 days
Cos there’s nothing, nothing you can teach me
That I can't learn from Mr. Hathaway
Didn’t get a lot in class
But I know it don’t come in a shot glass
They’re tryin to make me go to rehab
I said no, no, no
Yes I been black, but when I come back
You wont know, know, know.
I aint got the time,
And if my Daddy thinks im fine,
He’s tried to make me go to rehab,
I wont go, go, go.
The man said, why you think you here?
I said, I got no idea
Im gonna, im gonna loose my baby
So I always keep a bottle near
Said, I just think you’re depressed
Kiss me, yeah baby
And go rest
I’m tryin to make me go to rehab
I said no, no, no
Yes I been black, but when I come back
You wont know, know, know
I don’t ever wanna drink again
I just, ooo, I just need a friend
Im not gonna spend 10 weeks
Have everyone think im on the mend
It’s not just my pride
It’s just til these tears have dried
They’re tryin to make me go to rehab
I said no, no, no
Yes I been black, but when I come back,
You wont know, know, know
I aint got the time,
And if my daddy thinks im fine
He’s trying to make me go to rehab
I wont go, go, go.
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