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jeudi 15 mai 2008

554. Le livre initiateur.

Sur cette idée de Reb : "Billet sous lequel tous ceux qui écrivent placeront les quelques lignes (une dizaine au maximum) qui les ont fait écrire, celles qui ont décidé de tout. Et ceci, sans aucun autre commentaire et surtout, sans préciser l'écrivain qui en est l'auteur."

Vous les transmettez dans le fil des commentaires, et je les inscris dans l'ordre chronologique de leur réception. (Le texte du commentaire sera mis hors ligne.)

Voici (avec les premiers commentaires au 16.05.08 à 10h30) :

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mercredi 14 mai 2008

552. Foucault, hier et aujourd'hui. Le jeudi 5 juin 18h.

La Librairie la Terrasse de Gutenberg, à Paris 12ème, organise le jeudi 5 juin à 18h un débat entre Paul Veyne et Didier Eribon sur l’œuvre et la pensée de Michel Foucault :

FOUCAULT HIER ET AUJOURD’HUI

Le jeudi 5 juin 2008 à 18h à Librairie la Terrasse de Gutenberg 9 rue Emilio Castelar, Paris 12eme tel 0143074215, M° Ledru Rollin

Paul Veyne est historien, il a récemment publié Comment notre monde est devenu chrétien (Albin Michel) et Michel Foucault, sa pensée, sa personne (Albin Michel). Didier Eribon est philosophe. Il est l’auteur d’une biographie de Michel Foucault (Flammarion) et il a publié l’année dernière D’une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française (Leo Scheer).

mardi 13 mai 2008

550. Reverse publishing.

J'aime voir apparaître des mots nouveaux qui viennent qualifier une pratique émergente, cela permet de mieux comprendre ce qu'on est en train de faire. Le reverse publishing va donc devenir la nouvelle marotte. Il est curieux de constater que ce qui va le lancer : la publication papier de l'encyclopédie Wikipedia par Bertelsmann, est annoncé avant même qu'un article le définisse dans ce dictionnaire en ligne (je ne pourrai donc pas proposer de lien. Mais nous devrions l'écrire et le signer pour Wikipedia.).

En fait, avec la sortie en librairie de Rater mieux de Barberine cet automne, nous entrons dans le cercle des pionniers du "reverse publishing" en France. Il est vrai que nous avions pris un peu d'avance avec Chronic'art, il y a quelques années; mais était-ce déjà du "reverse publishing" ou ce nom doit il rester réservé à l'édition de livres? Il nous reste à créer le mot français. Publication inverse? Édition renversée? En tous cas, pas Publication Retournée! Il vaut mieux bannir cette racine (retour).

548. Panne.

Désolé pour cette panne intervenue dans la nuit vers une heure du matin, peut-être provoquée par l'afflux des retours du WE de la Pentecôte.

lundi 12 mai 2008

546. Le chemin des sortilèges. Nathalie Rheims.

Demain, mardi 13 mai, nous allons présenter les livres de la "rentrée" aux représentants de Flammarion. Nous vous les dévoilerons progressivement dans les jours qui viennent. Voici déjà la couverture à plat que Laure Mazzega à ramenée de l'imprimerie Laballery à Clamecy (Nièvre) mercredi dernier.

samedi 10 mai 2008

544. Le livre et le numérique.

Nous en étions aux premiers chapitres du "conte" d'Éric Vigne : Le livre et l'éditeur, et nous avions commencé à faire des calculs : pour un livre vendu 10 € HT nous avons 0,75 € pour le distributeur, 3,75 € € pour le libraire, 1 € pour la diffusion (représentants), soit 5,5 € qui transitent par le groupe distributeur/diffuseur (paiement à 3 mois). Ensuite 2€ pour l'imprimeur, 1,5 € pour le travail sur le texte (corrections, littéraire, maquette) 1 € pour l'auteur. Reste : 0,5 pour l'éditeur et ses charges fixes. La question est : comment le numérique est-il susceptible de modifier cette économie?

mercredi 7 mai 2008

538. Suite Suisse (Quelques lignes)

J'espère que tout le monde aura remarqué et admiré cette "couverture-concept" inspirée de notre travail avec Jean-Pierre Raynaud à qui elle rend hommage. Je repense à ce magnifique roman où Hélène Bessette "évoque son exil en Suisse à la recherche d’un pays moins hostile à ce qui est considéré comme une activité marginale – l’écriture" en lisant cet article de Rue89 qu'elle aurait peut-être aimé (avec une illustration également "concept"). Je ne sais pas si c'est depuis que F.W. réside à Lausanne, mais il se passe des choses dans ce pays. Je ne parle pas que de cet engouement national qui fait fleurir ces couleurs sur toutes les librairies (parait-il) ni du "raidissement" que traduisent les projets soumis au votes. Dans son article, Robert Zimmerman nous explique que "le pays des matins calmes et des soirs paisibles est secoué par une histoire rocambolesque d’élu du peuple pris en flagrant délit de "coke attitude". Xavier Bagnoud, 40 ans, marié, député démocrate-chrétien (PDC), au parlement du canton du Valais, s’est en effet fait pincer le nez dans le sachet de poudre. Dans une vidéo distribuée à différents médias, on peut voir le Valaisan de droite, nu comme un ver. L’homme du parti de la famille raconte à une femme, qui le filme avec son téléphone, qu’il a acheté sa poudre "chez les Blacks à Lausanne". Il dessine ensuite une ligne sur une table et la sniffe." (Je n'ai pas retrouvé la vidéo sur le net, ce qui représente, en soi, une étrangeté supplémentaire.)

mardi 6 mai 2008

536. RALBUM

Ici (dans les librairies) et maintenant (6 mai, an 40) le RALBUM est là, avec Éric Chevillard, François Bon, Emmanuel Tugny, Éric Meunié, Nathalie Quintane, Nathalie Talec, Stéphane Bérard, Jérôme Mauche, Olivier Mellano, Yann Linaar, Arm, Claire Guezengar, Laure Limongi, David Wahl. Et ce n'est qu'un début.

535. Classement des M@nuscrits.II. pour Christian.

Proposition de Christian pour le classement des M@nuscrits.

lundi 5 mai 2008

532. Anonymat.

On regrette parfois que les auteurs ne participent pas plus souvent aux discussions sur les blogs. Celui-ci est d'ailleurs un des rares où ils le font. Je pense aux débats passionnants avec Saphia Azzeddine ou Nicolas Jones-Gorlin et, plus récemment à la lettre de Gabriel Matzneff. Voyant apparaître son nom, parfois utilisé par d'autres comme pseudo, je lui ai demandé d'ajouter un "signe de reconnaissance" afin de pouvoir vérifier l'origine de ses commentaires. À travers cet échange, m'est clairement apparu à quel point l'anonymat devenait un obstacle.

"Ce qui gêne, m'écrit Gabriel Matzneff, c'est le côté "lettre anonyme". Hier, seuls les minables envoyaient des lettres anonymes aux journaux et les rédacteurs en chef foutaient celles-ci directement au panier. Jamais un journal sérieux n'aurait publié une lettre non signée, sans les coordonnées précises du signataire. Aujourd'hui, sur Internet, nous, qui signons de notre nom, apparaissons à visage découvert, nous discutons courtoisement avec des inconnus (pas toujours courtois) qui signent Truc ou Machin, dont nous ignorons l'identité, dont nous ne savons pas si, derrière tel pseudo, se cache un vieillard à barbe blanche ou une jeune fille de quinze ans ; nous légitimons, par nos réponses, par notre courtoisie, cet anonymat de nos correspondants que je persiste à juger malsain, voire indécent. Nous pouvons remercier Dieu (s'il existe, ce qui n'est pas certain) qu'Internet n'ait pas fonctionné entre 1940 et 1944. Tu imagines les lettres de dénonciation à la police de Vichy ou à la Gestapo, qui furent déjà trop nombreuses, si les anonymes sycophantes avaient eu à leur disposition la toile infinie des blogs !!!".

Des exemples fréquents démontrent à quel point ces dérives peuvent conduire à une véritable pathologie, entre mégalomanie, paranoïa et délire de persécution et décourager ceux qui espéraient que le net serait un nouvel espace de la liberté d'expression. En fait, l'anonymat conduit à un "trollisme" global qui détourne un outil d'expression culturelle pour le transformer en espace d'inscription de symptômes pathologiques. Ce phénomène évoque, pour moi, une des caractéristiques des espaces collectifs : il y a, depuis toujours, cette idée que ce qui est collectif, au lieu d'être perçu comme la propriété de tous, est considéré comme n'appartenant à personne, et donc destiné à être vandalisé. Je pensais à cela à propos des Velibs, dont le saccage récent est particulièrement révélateur. Comment faire? N'aurait-il pas été souhaitable de proposer, dès le début de l'Internet, des règles internes comparables à celles de la presse écrite. Il n'est peut-être pas trop tard pour y penser.

dimanche 4 mai 2008

531. Ingres. Paolo et Francesca. (Pour Dahlia)

vendredi 2 mai 2008

530. Bruno Aveillan. DIOTOPES (2) Texte de Marcos Lutyens

Le néologisme "Diotope" intrigue; voici la préface du livre Diotopes de Bruno Aveillan écrite par Marcos Lutyens, qui est "éclairante".

"En Colombie, dans la culture Tairona, les jeunes enfants choisis pour devenir chaman sont mis à l’écart de la société. Leur isolement s’inscrit dans la tradition Tairona selon laquelle les apprentis doivent être élevés dans une obscurité totale. Durant toute leur enfance et leur adolescence, ils se lèveront dès le coucher du soleil, se formeront pendant la nuit, et se retireront avant le lever du jour. Les nuits de pleine lune, les apprentis devront couvrir leur tête et leur visage comme des habitants du désert se protégeant du soleil. En renonçant à voir normalement, les apprentis apprennent à compter sur une perception sensorielle autre que celle de leurs yeux, forçant leurs capacités intuitives à s’épanouir. Une fois leur apprentissage terminé, les chamans sont replongés dans le cycle normal du jour et de la nuit, mais le changement profondément ancré dans leur hiérarchie sensorielle aura des conséquences infinies sur leur façon de percevoir le monde. Imaginez l’éblouissement de ces tous jeunes “prophètes” Tairona lorsqu’ils sont exposés pour la première fois à la forme explicite du monde extérieur en pleine lumière.

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jeudi 1 mai 2008

528. M.O.E.P.F.W. (14).

Je repense à cette scène rocambolesque du prix Goncourt 2005 attribué à François Weyergans pour Trois jours chez ma mère, alors que Michel Houellebecq, grand favori, attendait devant Drouant en compagnie de Clément. J'ai appelé F.W. pour le réveiller, en lui disant : "C'est toi. Il faut y aller." "Mais non, m'avait-il répondu, c'est Houellebecq.". J'y repense en lisant ce passage du texte de Lucie Ceccaldi : L'innocente, qui parait chez Scali : «Avec Michel Houellebecq, mon fils, on pourra commencer à se reparler le jour où il ira sur la place publique, ses Particules élémentaires dans la main, et qu'il dira : “Je suis un menteur, je suis un imposteur, j'ai été un parasite, je n'ai jamais rien fait de ma vie, que du mal à tous ceux qui m'ont entouré. Et je demande pardon”.»

mercredi 30 avril 2008

526. Chronique-Lettre de Gabriel Matzneff à propos de l'exposition Zucca.

Sur le site de Gabriel Matzneff, cette chronique-lettre adressée à Bertrand Delanoë à propos de l'exposition Zucca :

"Zucca, l’occupation et Delanoë

29 avril 2008

De retour de Marrakech, j’ai visité à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, rue Pavée, une exposition de photos prises sous l’occupation par le photographe André Zucca. La photo de la piscine Deligny, qui date de 1943, m’a vivement ému, ce qui n’étonnera pas mes lecteurs qui savent la place que ce lieu enchanteur occupa dans ma vie de 1957 à 1993, ainsi que le rôle qu’il joue dans trois de mes romans. M’a également touché celle du guignol des Champs-Elysées, car ce guignol, sous l’occupation, j’y suis allé très souvent, et peut-être suis-je un des blondinets que Zucca a photographiés de dos, assis sur les bancs.

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lundi 28 avril 2008

524. Le dernier tract de Marc-Édouard NABE.

Voici le dernier "Tract" de Marc-Édouard NABE, intitulé : Le ridicule tue.

Ces "Tracts" sont imprimés et collés sur les murs par un groupe de fans bénévoles.

"Une grenouille piquée par des frelons? Non. Une citrouille passée sous un camion? Non plus. Chantal Sébire, voyons! Une institutrice de Plombières (Côte-d’Or) atteinte d’une tumeur rarissime qui lui défonce le nez, lui boursoufle les paupières, puis la gueule tout entière devenue une sorte de sculpture inachevée, mauve et verdâtre. Son cruel cancer déformant en a fait une extraterrestre, mais une extraterrestre avec les pieds bien sur terre...

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