On commence à trouver des choses dans la blogosphère.
Titre du site : BUG COLLECTIF DE LA FICTION
Sous-titre : "Venez à moi, les putes, les salopes, les artistes, les punks, les écrvains, les révolutionnaires, les philosophes, les folles, les sorcières, les mendiantes, les méchantes, les meurtrières, les violées, les junkies, les orphelines, les amantes, les hackers, les musiciens,les maîtresses, les épouses délaissées..."
Billet du 8 décembre :
"Je fonctionne par infrastructure référentiel, ça ressemble un peu à ce que développe les détraqués du net qui traquent chaque info mais sans le côté super glauque et sans la cartographie rigoureuse du trauma maïeutique puisque c'est surtout d'entretiens qu'il s'agit, pas d'interview, ni de critiques littéraires, mais de vrais entretiens avec de vrais maboules , j'ai la conviction débile du verbe premier et le bon sens m'a institué la présséance de la parole donnée, ce que l'entretien, le débat et le journal de travail via work in progress aggravent aujourd'hui en les étiquettant comme dépendance légitime dans mon esprit de malade. Mais c'est vrai que j'aime bien cet espace visuellement et/ou virtuellement conséquent donné à l'écrivain où il construit son analyse, où il décrit la composition de son écriture, livre ces réflexions, ces références et leur pourquoi tricoté maison, c'est l'opposé qui est forcément traumatique : de voir des atrophiés du cortex cérébral débiter les même conneries que certains critiques pas normaux sans prendre la peine d'analyser la démarche, de théséeriser l'intelligence arianesque du labyrinthe, de chercher jusqu' à la mort, eux ils s'en contrefoutent des contraintes du Verbe, des pourquoi kafkaïens tout ce qui les intéresse c'est de briller dans une fange de classicisme où ils peuvent se vautrer avec leur herr professor.
Idéalement, les Ecrivains ne devraient jamais avoir à se justifier, je dis ça en référence au seul titre Explications, j'ai mis un an à lire Eden Eden Eden, comme ça le fait carrément pas de bûter comme une grosse conne sur sa composition poétique toute ma vie, j'en ai bouffé des crampes en pleurs avec cette Ecriture, cette transe prophétique qui s'immergeait dans l'indigence praticienne rendant hermétique toute lecture et s'enkystant de culpabililté parce que le problème ne vient jamais du Verbe, mais du je à assassiner.
Explications, c'est du joycetique synaptique*, c'est aussi bien que l'Entretien sans cette faculté de l'Ecrivain Guyotat à rendre dantesque chaque détail de son existence, à décrire l'Ecriture comme la composition du geste des femmes au lavoir, de ces visions bibliques qui engendrent la composition prophétique du putain..."
- "La Maison n'est absolument pas responsable du décès subit de la moitié de vos neurones suite à la compréhension de jeu de mot exceptionellement pourrave."
- C'est signé :"LES TRIPLETTES DE NOUVILLE"
- "Squattent le Cyber-Réseau et pulsent en BRAINPEACE, Antarctica La réactualisation du standard package est assurée par trois Avatars irrationels : l'Alfa est Peintre musicienne et savante-folle qui samouraïe en behavioriste, l'Autre est déconstructiviste structuraliste-foucaultienne et programmatrice de BRAINPEACE. L'Oméga est vénusienne, dragibus sélennite en mouflette colorée qui trésorise à elle seule toute la tendresse tsunamique de ce monde pourri. Amourachées de Poésie Expérimentale et d'Intéractions Neuronales Inédites. Charac: Contrebandières de cervelles alternatives, Pirates, Théoriciennes virtuels, Musiciennes, Punks Intello , Apprenties tourguenistes, Terroristes littéraires, Geeks menstrualisées."
A suivre...