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mercredi 17 mars 2010

1280. Traité .23. Micro-blogging

Suite des articles rédigés par par Abeline Majorel pour le Traité.

Le micro blogging est un format court de blogging en temps réel et conversationnel que l’on pourrait comparer à un forum ayant un large écho. Plusieurs services sont dédiés à cette nouvelle forme relationnelle dont la plateforme la plus représentative est Twitter.

Suivant l’évolution de la technologie qui tend à la miniaturisation, il suffit d'observer l'évolution de la des ordinateurs pour s'en convaincre, la socialisation sur internet s'oriente, elle aussi, vers des formes de plus en plus courtes. Twitter est, de ce point de vue, un service significatif, permettant de bloguer en 140 signes maximum. La communication se fait donc en temps réel. En adaptant les formats classiques de la narration, ce nouveau mode de communication ouvre une ère dominée par les micro-récits.

L'utilisation croissante du micro-blogging est indissociable de l’augmentation d'un usage en mobilité (Iphone, smartphone etc).

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lundi 15 mars 2010

1278. Bugsy Pinsky à tout va contre le racisme et la bêtise, par Gérard Desportes

Source : Mediapart/Compliquons les intrigues

Un abîme de perplexité teinté d'une pointe d'inquiétude envahit le lecteur dès la première phrase du roman d'Y.B. et Abner Assoun : «Quand Bugsy Pinsky alla en prison pour le casse d'une grande enseigne de commerce équitable, il mangeait kasher. Libéré dix-huit mois plus tard, il mangeait halal.» Et pourtant cette entame, le lecteur s'en apercevra assez vite, rend exactement compte des intentions des auteurs, qui s'en expliquent en vidéo.

Tout est là. Caché. Par un travail souterrain. D'abord ce nom idiot de Bugsy Pinsky. Parmi les fondateurs de Los Angeles, Bugsy Siegel fut certes un voyou juif américain de légende, mais il est resté inconnu sous nos contrées. Au début des années 70, dans le quartier du Marais, à Paris, un certain Pinsky fut longtemps le seul enfant de toute l'école publique à porter les papillotes propres aux orthodoxes, mais il n'a jamais plus refait parler de lui et –à part Abner Assoun– personne ne se souvient de lui. Quelles références se cachent donc derrière ce patronyme et pour quels effets, si ce n'est celui de ruiner tout esprit de sérieux? S'agit-il d'une pochade? D'un hommage à l'humour américain? L'action se situe-t-elle en France? Quand? Quels sont les ressorts idéologiques qui concourent au choix de la figue du héros, juif lamentable et braqueur terminant sous les verrous, alors que dans le monde entier c'est plutôt l'autre figure du juif dominateur et impuni qui fait florès ? Pourquoi s'en prendre au commerce équitable, si ce n'est pour rajouter d'emblée une dose de provocation facile à l'encontre du politiquement correct à la mode? Pourquoi multiplier les cibles ? Et qu'est-ce qu'un livre qui affiche si outrancièrement son goût pour le désordre? La petite goutte littéraire qui fait déborder le vase de l'intolérance, déjà passablement bien rempli ? Ou une autre façon, par l'exagération, de se placer à l'écart du concert furieux, antisémite et islamophobe, tel qu'il s'installe en France?

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vendredi 12 mars 2010

1273. Traité . 23. Micro-Blogging.

Cet article sur le Micro-Blogging par Abeline Majorel.

1272. Traité . 18.bis. Communauté. Suite

Suite du billet (18) par Abeline Majorel.

Une communauté est constituée d un ensemble d acteurs dont le comportement dépasse largement celui de simple consommateur ou producteur d’information. Elle est d’abord une communauté d’expérience, liée soit par une manière de comprendre collective soit par un moteur de créativité. Ainsi comme le souligne Beaudoin, le virtuel est d’abord un prolongement de la sociabilité de face à face. Nous y reproduisons donc les clivages, d âges de genre et de milieu social.

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jeudi 11 mars 2010

1271. Traité . 22. Serendipity.

En français : "Sérendipité" par Abeline Majorel

C’est au conte « Les trois princes de Serendip » écrit en 1754 par Walpole, que l’on doit le néologisme de sérendipité ( Serendip = Ceylan). Dans ce dernier, trois princes, suivant un raisonnement digne de Sherlock Holmes, font des découvertes au hasard de leur voyage, mettant ainsi en valeur l’importance du chemin suivi plus que de la destination.

Le mot « serendipity » a donc été crée pour définir cette augmentation de la part du hasard dans l'innovation et dans les découvertes. A cette notion anglo-saxonne sera ajouté, plus tard, comme pour le modérer, le principe de Pasteur, selon lequel le hasard ne favorise que les esprits préparés.

Cette notion est entièrement fondée sur un paradoxe : l’aléatoire est la garantie de bénéficier du maximum de ressources dans un environnement et d’explorer « une bibliothèque plus grande que le monde » ( Borgès ). Toutefois, cette exploration et son exploitation ne se font pas sans connaissances préalables. La sérendipité est une légitimation a posteriori des capacités de l’esprit, car si la connaissance reconnaît le hasard, ce ne peut être qu'à partir de sa programmation.

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samedi 27 février 2010

1262. Traité . 19. Hypertexte.

Suite des chapitres du Traité, billet posté par Abeline Majorel :

Hypertexte

Ted Nelson, inventeur de l’hypertexte en 1965 disait : « Par hypertexte, j'entends simplement écriture non séquentielle ». Plus simplement, le terme qualifie un réseau constitué par un ensemble de documents informatiques liés entre eux, et permettant de passer de l’un à l’autre par des liens préalables, donnant ainsi naissance à leur propre structure. Cette structure fonctionne sur la base des "nœuds" de l’hypertexte. Ces "noeuds" intègrent des informations qui ne participent pas forcément à la même logique d’organisation, non linéaire, et dépendante d’un interprétant, de son processus de lecture sélective et enrichie.

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mardi 16 février 2010

1255. Qu’est-ce qui fait conquérir les hommes ? par David Abiker

Cette semaine, le livre qui pourrait avoir le prix du « la critique ne m’a pas vu » ou la mention « N’a pas eu le buzz qu’il mérite ». C’est un pur chef-d’oeuvre méconnu. C’est sorti en août 2009 aux éditions Léo Scheer. Ca s’appelle Conquistadors et personne ne l’a vu arriver. Personne ne l’a lu ou presque. Évidemment, la critique n’en n’a pas parlé.

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1254. Traité . 17. Extime.

Suite des chapitres du Traité, billet posté par Abeline Majorel :

EXTIME.

La logique privée/publique est ce qui maintient une partition de l’espace sur le monde extérieur/ intérieur. Les blogs relèvent d’une démarche d’exposition publique de la vie privée, volontaire et consciemment intégrée dans les billets. Or l’intime échappe à la représentation, il est cette part privée que l’on retient. Toute extériorisation publique a pour préalable une traversée des fantasmes, rendant l’intime obsolète, mettant un terme à un éventuel narcissisme de l’exhibition. L’auteur d’un blog réapprend et réinterprète un monde d’information et de biens culturels dans un mouvement centrifuge, le poussant à chercher une sorte de refuge hors de lui.

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1252. Traité . 16. Réputation.

Est-ce l'effet de ma e-réputation de gentillesse, je reçois une aide précieuse sous la forme d'articles-billets qui pourraient très bien devenir des chapitres du Traité. Par exemple, celui-ci, consacré à la Réputation dont l'auteur est Abeline Majorel que je remercie tout particulièrement pour son aide :

RÉPUTATION.

Le web permet peut être de revenir à l’étymologie du mot réputation : le compte, l’examen. En effet, le développement des logiciels de mesure, parallèle à la conception des algorithmes de recherche ( notamment Google) fondée sur les mécanismes de bouche à oreille, permet de mesurer imparfaitement l’influence et la réputation d’un bloggeur. L’outil premier de cette mesure est le Page ranking, qui combine les deux systèmes en prenant en compte les liens qui renvoient vers votre page (bouche à oreille) et la prise en compte de votre audience.

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vendredi 22 janvier 2010

1232. Petit Dialogue jcm-ab sur L’Arbre d’Or de Hegel.

L'arbre d'Or de Hegel.. Comme le dit jcm, "c'est un envers de scène témoignant des vitesses, des improvisations entre travail, lecture, écriture tout azimut."

ab : Cher léo, un petit dialogue ou l'on voit que les échanges ne sont pas aussi simples qu'on l'imagine. Mon innocence (elle est vraie) ou ma naïveté (encore plus vraie) m'a joué un tour, ou a voulu me donner une leçon de comportement. J'ai cru que... ai-je poussé le bouchon trop loin... ai-je mal fait voulant être ici et là... je vous le dis, pourtant, je n'ai jamais pensé faire autre chose qu'un commentaire, ai-je voulu trop le montrer, c’est possible, alors je suis orgueilleux, présomptueux, et c’est très grave cela… peut-être faut-il plutôt la "boucler" parfois, car nos gestes, nos actions, nos pensées, nos écrits sont mal interprétés. J'ai besoin de votre avis, cher léo, “comme un frère”, n'est-ce pas, et d'un "conseil" pour la suite des choses quant à me comporter...

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1231. Hegel en Haïti (3) par Alain Baudemont

Sans titre, sans nom, je viens de Ayiti, c'est ma belle terre des hautes montagnes, mais je suis noir. Je n'ai jamais été libre, mon maître m'interdit de porter les armes, sauf pour la chasse. Si je désobéis, si je fuis, c'est mon désir de désobéir, c'est mon désir la fuite, mais que j'échoue à fuir, mon maître me coupe les oreilles et me marque au fer rouge; qu'importe mes oreilles, je suis sourd déjà, mais je suis obstiné; d'où me vient cette lumineuse obstination; ma deuxième fuite, je le sais d'avance, me fait perdre mon jarret, mon maître le coupe, beaucoup de mes soeurs et de mes frères ont perdu leurs jarrets; qu'importe encore mon jarret quand mon maître ne peut couper ma lucide obstination, elle me reste; La troisième fois, je fuis encore, mon maître me reprend, il me puni de mort; pendu, le vent de mes hautes montagnes vient, et me balance ni joyeux, ni libre, ni heureux, ni rien après mon infortuné désir, un grincement peut-être, la corde et le bois sûrement, un bruit quand même, un vent d'aucun paraclet me balance, je suis mort, je n'existe plus, mon maître aussi me perd.

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jeudi 21 janvier 2010

1229. Hegel en Haïti (2) par Jean-Clet Martin

Le billet de jcm dans Strass de la philosophie : Haïti depuis la fenêtre de Hegel.

Hegel, assis dans l’étroit bureau encombré du journal qu’il dirige (La gazette de Bamberg) entend, au travers de fenêtres exigües, le borborygme strident des servantes au marché, au moment d'ouvrir la lettre de blâme dépêchée par les autorités en 1808 lui reprochant de répandre des informations contraires aux intérêts de l’Etat. Il sera convoqué demain devant ses juges. Lui le serviteur, le petit ouvrier des faits diverspour amuser le quotidien des grandes dames autour desquelles pavanent toute la ville et se pressent les jeunes filles en guenilles. Il n’aura donc été que serviteur ! Serviteur toujours ! Une impression que le brouhaha du marché et la couleur du ciel lui rappellent, le plongeant dans le souvenir de Berne où il avait été employé, logé en qualité de précepteur avec la racaille, la valetaille (Gesinde) pour partager ses repas, la table des maîtres lui étant interdite.

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mardi 8 décembre 2009

1201. Lecture de Virginia Woolf par Alexandra Lemasson

Alexandra Lemasson, comédienne et écrivain dont nous avons publié le premier roman, La Petite Folie, en janvier dernier, et qui est par ailleurs l'auteur d'un Virginia Woolf paru chez Gallimard ("Folio biographies") en 2005, dirigera jeudi 10 décembre à 20 heures une lecture collective d'extraits de l'œuvre de Virginia Woolf. La soirée sera suivie d'une séance de dédicace.

Pour tous renseignements, voir le tract ci-dessous.

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mardi 1 décembre 2009

1191. HYROK par Marco.

"Hissez le grand mât, mes amis"

Hyrok, premier roman de Nicolaï Lo Russo, est un livre d'ogre affamé: il bouffe tout, personnages à la dérive, société trompeuse de l'"hyperchoix", avenir inquiétant, surchauffes sexuelles et amours fragiles, passions et contrefaçons de l'Artiste, plants de basilic, Suisse bucolique, milieu éternellement déliquescent de la mode, compétitions aux règles pipées, mirages de l'image, famille lointaine je vous aime, tout ou presque y passe, et c'est peu de dire que le projet est ambitieux.

Pour avaler sans indigestion autant d'ingrédients, le lecteur suit les traces de Louison Rascoli, héros énergique et désespéré, photographe à l'oeil sûr mais qui a le malheur d'aimer les arbres, la chair ferme, la beauté, et il lui arrive même, le pauvre homme, de citer Jean-Jacques Rousseau. Autant dire que sa traversée du monde de la photo d'art sera douloureuse: on lui demande d'être dans le "move", d'être "réactif" avant d'être "créatif", autrement dit d'oublier d'être un artiste expérimentateur pour devenir "un véritable animal social, leste, opportuniste, malin, tout de contacts vêtu". Il essaie de jouer le jeu, conscient de ne pas avoir trop le choix et croyant correspondre à son époque, il fait sien l'idéal d'"un état incertain, indécidable", affectionne les "situations transitoires" _ mais les aléas du métier et sa lucidité ne lui feront pas de cadeau: il voit bien que le monde entier fonctionne comme ces fêtes "hype" où l'invité moyen croit naïvement qu'à force de patience il va pouvoir se trémousser avec le gratin, alors que la festivité tourbillonnante et le contact facile ne font que masquer une réalité beaucoup plus simple: tout s'incline et s'annule devant la puissance, elle-même obtenue par l'argent et les réseaux sociaux. Pour Louison Rascoli et ses pairs c'est tous les jours "la Sainte-Salope". On leur parle innovation, initiative et on attend d'eux conformisme, soumission

Louison le quadra engloutirait ce qui lui reste d'énergie dans l'addiction à l'imagerie pornographique s'il ne rencontrait pas, à mi-parcours, la jeune Violette. Elle sera la bouée de secours et le coup de grâce. A la fois émouvante victime et vitrine magnifique d'un système où le "fashion" et l'hyperflexibilité règnent en maîtres, Violette, la "speedy flower", s'adapte, butine, joue, blogue, s'exhibe, s'éclate, se prête à plusieurs hommes fortunés, tient le coup en s'étourdissant de relations sans affectif _ pense-t-elle. "Experte dans les pirouettes", elle fait partie des "zappeuses de grand chemin" mais qui, immanquablement, se trouvent être "les zappées par le destin, aussi". Fuite en avant. Les deux amants, chacun à leur manière, anticiperont les temps futurs, feront dans la surenchère _ conversations croisées, triches, détours, aveux, aveuglements, saut dans l'inconnu.

L'écriture d'Hyrok tient la distance: il s'agit de rendre compte d'un mouvement continu, frénétique, d'un "éclatement" de la parole et de la pensée, et en même temps de lutter contre ce chaos programmé. "L'écriture est vertige et le vertige m'attire", dit Louison. L'auteur se jette dans le vide sans frémir, décidé à exploiter avec bonheur toutes les ressources du roman, ce fantastique genre bâtard qui, on l'oublie trop vite, accepte tout, absorbe tout, malaxe les discours les plus disparates. Se succéderont ainsi, d'une manière étonnamment fluide et naturelle: romanesques aventures d'un ambitieux déçu façon Balzac (passages très réussis, haletants _ même pour le lecteur néophyte, consacrés aux tentatives de percées du photographe méritant), fragments poétiques, morceaux d'essai anthropologique, récits rageurs à la verve célinienne (hommage parfois appuyé, comme l'usage de l'adverbe "absolument" en fin de phrase), transcriptions de paroles "saisies sur le vif" par dictaphone, schémas, écriture-délire (les dernières pages du héros au bout du rouleau qui tendent vers le Journal d'un fou de Gogol), dialogues et billets made in internet avec massacre jouissif de la syntaxe et de l'orthographe traditionnelles, traquenards narratifs (un carnage qui n'en est pas un, ou encore la blancheur de la photo la plus chère du monde présentée à la première page du Prologue, blancheur dont on ne comprendra le sens véritable que 500 pages plus tard), citations en ouverture de chapitres intégrant joyeusement Laurent Voulzy ou Scarlett Johansson, sans parler des multiples inventions et détournements de références...

Ces différentes couches de discours ne sont pas le fait d'une simple volonté ludique (quoique), elles apparaissent nécessaires pour traquer, au sein d'un univers de plus en plus factice, vacillant, flouté, la vérité humaine qui subsiste malgré tout dans l'émotion. Louison Rascoli, qui songe un moment à écrire un roman d'anticipation, note: "Relire 1984, Huxley aussi, ce genre de dystopies, essayer d'être aussi réaliste, mais travailler l'émotif, travailler le nerf... C'est ça qui manquait à ces bouquins si je me souviens bien... je les avais trouvés géniaux, incroyablement visionnaires, mais froids, cliniques... schématiques". Voilà: introduire de la vitalité émotionnelle dans un roman d'analyse par ailleurs parfaitement pessimiste, comme un moteur, un contre-poison et un but à atteindre. Du coup, plus que la formule exacte, c'est le ton juste qui compte, avec ses redites ou ses ratures. En parcourant les phrases, on a parfois l'impression d'une politique de terres brûlées: tout n'est pas à garder ("pas de sushi", franchement, cet atroce vieux jeu de mots... ou encore certains portraits satiriques caricaturaux), mais tout s'enchaîne avec un sens du rythme enviable, et on avance dans le roman, gagné par l'énergie et les émois des héros, on s'y enfonce comme on s'enfonce dans l'authenticité humaine, avec ses grâces et ses lourdeurs.

Alors il y a bien des passages où l'auteur, soucieux d'aller au bout du bout de la réalité qu'il prend à bras le corps, cède à la tentation de tout dire, de tout dévoiler dans sa lumière "scialytique". Face à un univers de faux-semblants, tout nous sera explicité: c'est cohérent, c'est courageux, mais il y a le revers de la médaille. Ainsi pas une fêlure des personnages principaux qui ne trouvera ses tenants et aboutissants (même la strophe manquante du poème qui "explique" Violette _ lacune qui permettait au lecteur de supputer, d'imaginer _ paf on nous la met en mains à la toute fin, ah d'accord c'était bien ça...). Et puis quelques considérations didactiques, notamment dans la bouche de Hope, le fils du futur, sur des points que là encore le lecteur pouvait fort bien reconstituer tout seul. Mais tout cela est balayé par un souffle narratif impressionnant, une belle réflexion et, plus inattendu dans le cadre d'une gigantesque "dislocation", une gaieté d'ensemble qui fait refermer ce livre dense et sombre avec le sourire.

Marco, le 31 octobre 2009 pour La littérature en sous-sol.

D'autres regards du côté, notamment, de Thomas et de Leo Nemo, et une interwiou menée par Marie.

PS: vous aurez peut-être reconnu, sur la quadruple photo miniature, la tour Wu-Jing. Sinon, achetez le roman et voyez page 503.

Ndlr : Merci cher Christian, il me semble que j'avais oublié l'article dans les sous-sols.

lundi 30 novembre 2009

1190. Le Parti d'en livre.

Sur le Journal des penchants du roseau l'échange (volé au Roseau) entre Chris-Éric Ergans et Christian sur le blog sous le titre Le Textile au clair de lune fournit un éclairage sur "Le Parti d'en livre" :

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