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lundi 5 mai 2008

534. Les M@nuscrits de la semaine

Dix nouveaux m@nuscrits sont disponibles à la lecture cette semaine :

- Konsstrukt, Soulseek (201 p.)
- Narlud, Prévenez Anne (3 p.)
- Konsstrukt, VItriOL (128 p.)
- Artno, Les Primeurs d’un primate (51 p.)
- Aspirant, Jeu : l’autofiction est-elle pour vous ? (7 p.)
- Serge D., Un étrange bonheur (5 p.)
- Marie Lebrun, Grégoire (18 p.)
- L’Islandais, Sex à Reykjavik (9 p.)
- Juliette Mézenc, Femme côté Nord (113 p.)
- Nic, À droite en entrant (7 p.)

mercredi 30 avril 2008

527. Les M@nuscrits de la semaine

Deux nouveaux m@nuscrits sont disponibles à la lecture cette semaine :

- Jean-Christophe Heckers, Vous Autres (278 p.)
- Manuel Montero, Le Lavardo (8 p.)

jeudi 24 avril 2008

522. Les M@nuscrits de la semaine

Quatre nouveaux m@nuscrits sont disponibles à la lecture cette semaine :

- Konsstrukt, Mise à mort (134p.)
- Nic, Pour devenir grand (10 p.)
- Konsstrukt, Pute (162 p.)
- Laurent Margantin, Carnets du Neckar (84 p.)

lundi 21 avril 2008

516. Les peintures de Brann Renaud

Je profite du blog pour vous faire découvrir le travail de Brann Renaud, dont vous pouvez apprécier les peintures sur son site.

Un arrière-plan plus ou moins banal, reproduit avec une exactitude minutieuse ; des personnages, au centre du tableau, qui paraissent prendre la pose en fixant un objectif imaginaire. Les portraits en pied que peint Brann Renaud ressemblent extérieurement à des photographies comme on en fait en famille ou entre amis. Mais ce monde connu et familier ne l'est qu'en apparence. Le paysage et les décors sont rendus presque abstraits par la netteté du trait, qui en souligne l'étrangeté, l'immobilité et le caractère conventionnel. Et les personnages, dans leur solitude, s'en détachent comme s'ils n'y appartenaient pas, comme s'ils venaient d'ailleurs, comme s'ils ne faisaient que se superposer, avec leur rêve intérieur énigmatique, à un monde absent.

Dans d'autres tableaux, Brann Renaud isole, avec leurs similitudes et leurs différences, des éléments de notre environnement urbain, en introduisant là aussi dans l'ordinaire apparent des représentations, une distance et un questionnement. Des véhicules utilitaires sont à l'arrêt et nous tournent le dos, bouchant pratiquement l'horizon, comme si leur ville n'était pas la nôtre. Et devant différents chantiers qui, en l'absence de toute activité, semblent comme arrêtés, figés entre ruine et reconstruction. Un discret panneau de sens interdit semble chaque fois inviter le regard à se détourner, ainsi que le fait, dans l'un des tableaux, un passant.

Jouant ainsi de menus détails ou les juxtaposant pour les multiplier dans un même tableau, Brann Renaud ne vise pas à être réaliste. Il utilise le réalisme comme une technique, non de reproduction, mais d'interrogation du réel. Il peint la surface des choses avec une telle précision qu'il la rend la plus transparente possible, afin de donner à voir, à deviner, à pressentir ce qu'au dedans elle renferme ou cache.

lundi 14 avril 2008

509. Les m@nuscrits en ligne au 14/04/08

Voici un récapitulatif de l'ensemble des m@nuscrits en ligne. Comme certains le demandent, nous indiquons le nombre de pages de chaque m@nuscrit :

- Barberine, Rater mieux - (88p.)
- Richard Maurel, Le Trou - (16p.)
- Ferraille, Sans Queues, ni têtes - (91 p.)
- Antoine Moreau, Paule et Paul - (104 p.)
- Béatrice Shalit, Gina Blum, La tueuse au clair de lune - (125 p.)
- Christine Motti, A comme Absurde - (30 p.)
- Laurent Margantin, L'Enfant neutre - (66 p.)
- Jean-Luc Flines, Kurt et les voiliers maudits - (17 p.)
- Jean-Christophe Heckers, Presque rien - (100 p.)
- Richard Maurel, La Fourmi - (3 p.)
- Mayennais, L'Attrape-bonheur et autres nouvelles - (57 p.)
- Francis Desjacques, Pors Meillou - (4 p.)
- Anonyme, Sans Titre - (192 p.)
- Jonathan Pluperson, Les Canons de la baronne - (194 p.)
- Reine Bale, L'Éditeur et le néant - (24 p.)
- Manuel Monteiro, Autoportraits de l'Enfer - (12 p.)
- Un Trouffion, Ta Gueule ! - (9 p.)
- Jean-Luc Flines, Cyrano et Juliette - (18 p.)
- Olga Zeri, L'eau pointue des vagues - (11 p.)
- Francis Desjacques, Chloé et Benjamin - (172 p.)
- Spirita, En vrac - (67 p.)
- François Appas, Quinze fichiers multimédia - (52 p.)
- Jean-Luc Flines, La chaisière du Luxembourg - (9 p.)
- Ferraille,Langue de vipère et lèche bottes - (72 p.)
- Xavier Malbreil, Je ne me souviens pas très bien - (158 p.)
- Wasicu, Vous avez dit Messie ? - (38 p.)
- Ray Jeanne, Le Donjon - (238 p.)
- Jean-Clet Martin, La Chambre - (175 p.)
- Michel, Un Souffle plus loin - (38 p.)
- Jean-Dominique Mazzoni, Chamane - (47 p.)
- Franck Soullard, Mesdames et Messieurs, Félicien Combes - (349 p.)
- Christian Domec, Sente de la chèvre qui bâille - (232 p.)
- Jean-Luc Flines, L'Odyssée talentueuse de David Hoffman (opus I) - (70 p.)
- Jean-Luc Flines, L'Odyssée talentueuse de David Hoffman (opus II) - (133 p.)

lundi 7 avril 2008

501. Le Catalan défiguré. par Enrique Vila-Matas. (Non. Je ne suis pas Casas Ros.)

Le Théorème d'Almodóvar d'Antoni Casas Ros par Enrique Vila-Matas

Paru la semaine dernière dans les pages d'El País, cet article d'Enrique Vila-Matas sur Le Théorème d'Almodóvar d'Antoni Casas Ros :

Le Catalan défiguré

— 1 Non, je ne suis pas Casas Ros. S'il reste encore quelqu'un qui le soupçonne, mieux vaut qu'il abandonne cette idée. Comment pourrais-je être Antoni Casas Ros ? D'accord, sa condition d'écrivain invisible – son visage a été défiguré à la suite d'un accident et il ne veut pas apparaître en public, ses éditeurs et son agent ne l'ont jamais vu – permet toute sorte de spéculations. D'accord, il semble suspect de surcroît qu'il introduise son premier roman, Le théorème d'Almodóvar, avec une citation de Roberto Juarroz, et que cette citation ait été une espèce talisman de mes derniers livres : "Au centre du vide, il y a une autre fête." Et d'accord aussi lorsqu’il commente au Nouvel Observateur son admiration pour Cortázar, Calders, Bolaño, Fresán, Murakami et autres – une liste d'auteurs favoris incroyablement semblable à la mienne –, il a contribué davantage à créer l'équivoque, notamment celle que je me suis moi-même créée dans la confusion encouragée par la nécessité constante d'être un autre.

Mais comment pourrais-je être Casas Ros, qui est né en Catalogne française en 1972 et vit maintenant à Rome après avoir vécu à Barcelone, à Nice et à Gênes, et qui écrit en langue française, dont la mère est italienne du Piémont et le père catalan, un immigré complexé qui a privé son fils de tout contact avec sa "culture de sang", cherchant par là à ce qu'on prenne celui-ci pour un Français, ce qui, tout au contraire, injecta en lui la conviction que son âme était catalane ? Non, je ne suis pas Casas Ros. Je ne crois pas non plus que Sergi Pàmies le soit, qui, l'autre jour dans Libération, racontait que dans une Fnac de Barcelone, il avait acheté Le théorème d'Almodóvar d'un certain Casas Ros, publié par Gallimard, et qu’aussitôt il avait entendu certaines musiques du hasard et s’était rendu compte que lui-même, Sergi Pàmies, écrivain catalan né en France qui écrit en catalan, se disposait à lire à Barcelone le roman en français d'un Français d'origine catalane qui vivait à Rome.

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lundi 18 février 2008

410. Le Dictionnaire Pialat

BAT du jour : Le Dictionnaire Pialat, sous la direction d'Antoine de Baecque, disponible en librairie le 3 mars prochain.

Maurice Pialat, mort en janvier 2003, demeure comme le plus grand cinéaste français de la fin du xxe siècle. Nous en sommes sûrs désormais. Ses dix films n’ont d’ailleurs jamais autant été vus, de L’Enfance nue à Van Gogh, de La Maison des bois à Loulou ou À nos amours.

Le Dictionnaire Pialat propose, en deux cents entrées qui tentent de dire au plus près qui il était et ce qu’est son œuvre, une manière originale, ludique et fétichiste d’explorer l’univers du cinéaste. Un monde parcouru de figures familières, de rencontres, d’acteurs et de personnages, de répliques, de récompenses ou de projets non tournés, d’obsessions, d’intérêts et de goûts, d’amitiés, de rivalités et de collaborations orageuses, de coups de gueule revenant de film en film ou passant de la vie dans le cinéma, et du cinéma dans la vie.

Cet outil offre d’indispensables repères pour voir et revoir ses films. Mais c’est également une ouverture vers l’imaginaire et la rêverie qui rend justice au talent singulier de Pialat, à son art unique d’imposer avec des vies ordinaires le roman vrai, foisonnant et vital, de notre temps, sa comédie humaine.

Sous la direction d’Antoine de Baecque, avec la collaboration d’Angie David.

Les auteurs : Vincent Amiel, Philippe Azoury, Antoine de Baecque, Samra Bonvoisin, Sonia Buchman, Marc Cerisuelo, Angie David, Samuel Douhaire, Rémi Fontanel, Marie Anne Guerin, Noël Herpe, Évelyne Jardonnet, Michel Marie, Natacha Thiéry, Francis Vanoye.

jeudi 7 février 2008

399. Les femmes préfèrent les monstres de Delphine Vallette

BAT du jour : le premier roman de Delphine Vallette qui paraît dans la collection Melville. Découvrez sa couverture, sa quatrième et une photo de l'auteur. Le livre sera disponible en librairie le 3 mars prochain.

En neuf chapitres, la narratrice de ce roman tendre et cocasse raconte sa vie amoureuse par le menu. De son père au fils de son nouveau compagnon, en passant par son premier amant, son ex, le meilleur ami de celui-ci, son copain chirurgien et son gynécologue, elle dresse le portrait touchant des hommes avec qui ses rapports sont certes toujours faussés mais qui ne l’attirent jamais autant que lorsqu’ils lui en font voir de toutes les couleurs. D’entrée, Delphine Vallette a trouvé le ton, c’est-à-dire qu’elle dit beaucoup en peu de mots. Avec humour, avec un rien de mélancolie, avec un petit grain aussi, elle nous propose un livre qui a tantôt le relief des collines en pente douce, tantôt celui des montagnes russes, toujours celui de la vie.

Illustration Luc Chomarat


Delphine Vallette vit à Paris. Elle est la mère d’une petite fille de 8 ans. Elle est l’auteur, avec Luc Chomarat, d’albums pour la jeunesse, notamment la série des Praline. Elle est aussi graphiste free-lance pour les P.U.F.

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