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vendredi 29 février 2008
Par Angie David,
vendredi 29 février 2008
Aujourd'hui, deux créateurs (que l'on trouve chez Maria-Luisa), Haider Ackerman et Anne-Valérie Hash, plus une star, Stella MacCartney.
Haider Ackerman crée des modèles très proches en apparence de ceux de Rick Owens. Mais au lieu d'enrouler les corps dans l'amoncellement des pièces de tissu, il les drapent, puis les nouent d'une manière simple et naturelle. Une partie des cuisses est recouverte jusqu'à laisser place aux jambes habillées de leggings mille fois trop long, qui se plissent alors dans une forme rappelant le drapé. Une onde de matières chatoyantes défaites et nouées en même temps.
Anne-Valérie Hash enchaîne une série de combinaisons et vestes dans un imprimé à gros carreaux, gris et orange pâle, façon Oliver Twist. Très géométrique, tout en bousculant les proportions, c'est un peu overdress genre petite robe et fourrure. D'ailleurs, un très joli tailleur court (n°10/35) est fabriqué en peau (ou cuir) de poulain. Je sais pas vous, mais ça me glace un peu.
Stella, enfin, poursuit dans la lignée de ses silhouettes oversize, robes et pulls très larges, des "sweaters dress", ceinturées ou lâches, très baba-cool. Et en même temps sexy, car courts sur les jambes. Un sublime manteau-cape, très écolière (n°14/44). Les longues robes serrées aux épaules et les manteaux à manches ballon dévoilent des imprimés anglais anciens. C'est so british, on l'adore.
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jeudi 28 février 2008
Par Angie David,
jeudi 28 février 2008
Retenons notre attention sur le défilé du plus oriental de nos créateurs belges et flamands, Dries van Noten. Combinaisons et robes en soie imprimée de motifs chinois ou japonais (gravures et estampes). Parfois madras ou cachemire (comme les vieilles écharpes baba-cool). Des gros pull en mailles reprennent quant à eux les couleurs de Klimt, chamarré de rose et beige doré. Mon modèle préféré, une robe imprimée sous une veste en tweed (n°18/59), mais aussi les pulls brodés portés nonchalamment sur des jupons vifs. Droit, mais pas serré, les tenues de Dries van Noten sont toujours confortables (critère essentiel pour les porter ensuite). Dans le choc entre le froid du satin et la chaleur des fourrures, il nous emmène dans les montagnes du Pakistan.
L'autre créateur, Riccardo Tisci pour Givenchy quitte les rivages de Corto Maltese (les ensemble pantalon et caban de l'année dernière étaient à mourir d'élégance), pour une allure plus punk. Fuseau noir ou pantalon vinyle, une kyrielle de chaînes et sautoirs en métal doré autour du cou, le caban juste posé sur les épaules. Plus féminin, moins androgyne, les doudounes vernies donnent un air upper-class (n°21/45). On est plus dans le Givenchy des années 60, que dans les silhouettes garçon manqué.
Puis Karl Lagerfeld (pas chez Chanel) propose des tenues chics en noir, sobres, simplement soulignées de low-boots vernis à lacet. Un manteau bleu années folles (n°12/36). Moins de coup de coeur pour les blazers blancs avec noeud papillon noir. Mais la fin est sublime, robes fourreau rehaussées d'une veste courte et large en strass (n°33/36).
Pour conclure, la tendance à retenir est le corps couvert de matières tendres, chaudes et moulantes, sur tous les bras et les jambes, avec par dessus des vestes amples et hivernales.
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Par Angie David,
jeudi 28 février 2008
Depuis dimanche dernier, les défilés les plus intéressants ont été, selon moi, ceux de Martin Margiela et Undercover. Les lignes de Margiela sont comme d'habitude épurées, les filles ont les cheveux lâchés. Je préfère les tuniques et pyjamas amples & souples, aux vestes trop accentuées au niveau du col (fourrures et bouées de tissu) ou des épaules (carrées type 80). Chez Undercover, les tuniques oversize et les pantalons street-wear accompagnent des silhouettes futuristes, la tête en longueur comme des ET baroques. Galliano pour Dior a volé, pour les coiffures, le style d'Amy Winehouse et Jackie Kennedy. Un peu trop tailleur décliné assez classique, sauf celui en cuir gold (n°35/61) et robes trop rétros.
Ann Demeulemester réussit toujours ses vestes tombantes & déstructurées, notamment une très jolie série cape et manteau en violet. Chacun en pantalon et bottes noirs, ils avancent avec une allure grunge, parfois un peu trop déchiquetée. Pour Balanciaga, Ghesquière est encore plus strict dans ses coupes et ses matières. Retour de la cuissarde qui glisse et imprimés très forts. Ma chouchoute (pour le prêt-à-porter, bien sûr), Véronique Branquinho, utilise des textures fluides et douces, rigoureuses tout en étant confortables. Une veste en cuir à mourir (n°12/43). Des combinaisons leggings sur escarpins. Une veste longue à carreaux (n°32/43). Dommage que les cols ne soient pas plus ouverts, sauf pour les modèles boutonnés (qu'il suffira de dégrafer).
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