1252. Traité . 16. Réputation.
Par general, mardi 16 février 2010 :: #1252 :: rss
Est-ce l'effet de ma e-réputation de gentillesse, je reçois une aide précieuse sous la forme d'articles-billets qui pourraient très bien devenir des chapitres du Traité. Par exemple, celui-ci, consacré à la Réputation dont l'auteur est Abeline Majorel que je remercie tout particulièrement pour son aide :
RÉPUTATION.
Le web permet peut être de revenir à l’étymologie du mot réputation : le compte, l’examen. En effet, le développement des logiciels de mesure, parallèle à la conception des algorithmes de recherche ( notamment Google) fondée sur les mécanismes de bouche à oreille, permet de mesurer imparfaitement l’influence et la réputation d’un bloggeur. L’outil premier de cette mesure est le Page ranking, qui combine les deux systèmes en prenant en compte les liens qui renvoient vers votre page (bouche à oreille) et la prise en compte de votre audience.
Là où dans les média traditionnels, les réputations se font par le professionnalisme, le web met en valeur des pratiques amateurs légères, organisées et catalysées par des usagers. Sur le net, elle repose sur des formes d’émergence réticulaire et collaborative, pour émerger des millions de contenus produits en masse par ses nouvelles industries créatives ( Divina Frau Meigs), à l’accès gratuit.
Evidemment, la réputation se construit, se mérite. Sur le web, elle obéit à une logique de valeur, proche à la logique d’atelier c'est-à -dire que la valeur réside dans la manière d’atteindre son but, son audience, en appliquant des valeurs essentielles dérivées de celles des développeurs de logiciels libres c'est-à -dire la franchise le dialogue et la discussion. De surcroît, pour créer des dynamiques incitatives, un bloggeur doit être une agrégation de compétences : la capacité dans un domaine spécifique, une habileté et une virtuosité qui sont l’apanage de la dimension subjective et spécifique des social média, ainsi qu’une créativité particulière. En bref, pour construire sa réputation, créer un processus de reconnaissance par ses pairs ( ego gratification) il est nécessaire d’être un travailleur-créateur au sens marxiste du terme.
Comment est-on valorisé dans une économie des singularités fondée sur l’originalité et la personnalisation et face aux transformations profondes du régime de l’opinion experte ? Sur le web, l’apprentissage se fait par l’usage. La valeur d’un blog se détermine par l’implication individuelle de son auteur autour de projets cohérents mais non répétitifs et mettant en exergue la possibilité d’un travail en équipe. Le blog doit laisser transparaitre une mise en abime du parcours de l’auteur de celui-ci, un storytelling de soi même, une valeur narrative importante. Le bloggeur doit se saisir d’un discours reçus et le reconstruire en y développant son individualité, et pour cela le meilleur moyen est de se positionner par rapport aux gatekeepers ( critiques littéraires, média traditionnels et autres ). Le style d’un bloggeur est important pour l’individuation de son support. Plus son traitement des informations produites est hors cadre, impliquant la force du témoignage et de l’expérience, dans une hybridation des contenus, plus il affirmera son identité et pourra bénéficier des mécanismes de bouche à oreille fondant la réputation.
Pour structurer ses utilisateurs en communautés, les fidéliser, il faut s’inscrire dans un réseau facilitateur des interactions sociales. Il faut pour cela bénéficier de deux systèmes : le premier est celui de la certification, qui vise à réduire le problème de l’asymétrie d’informations relatives à la qualité et à la fiabilité. Ce système permet de produire de la confiance, en satisfaisant la recherche d’information et la reconnaissance d’affinités électives par le lecteur. Comme pour tout fonctionnement en Réseau horizontal, le deuxième système est celui de la recommandation par ses pairs.
Dans une économie de l’attention particulièrement concurrentielle, le bloggeur fait face à une compétition par l’originalité avec une grande dimension d’incertitude quand à sa valeur.
Cf : théorie du flux de communication à deux étage de Katz et Lazarsfeld.
Abeline Majorel. lundi 15 février 2010.

Commentaires
1. Le mardi 16 février 2010 par Zarmo
2. Le mardi 16 février 2010 par Marie
3. Le mardi 16 février 2010 par Avec un lien c'est pas "plus mieux" ?
4. Le mardi 16 février 2010 par leo
5. Le mardi 16 février 2010 par Non !
6. Le mardi 16 février 2010 par ...
7. Le mardi 16 février 2010 par leo
8. Le mardi 16 février 2010 par leo
9. Le mardi 16 février 2010 par Marie
10. Le mardi 16 février 2010 par mon iPhone m'a tuer
11. Le mardi 16 février 2010 par ... 8
12. Le mardi 16 février 2010 par Chapi
13. Le mardi 16 février 2010 par mon iPhone m'a tuer
14. Le mardi 16 février 2010 par NLR
15. Le mardi 16 février 2010 par mon iPhone m'a tuer
16. Le mardi 16 février 2010 par Marie
17. Le mardi 16 février 2010 par NLR
18. Le mardi 16 février 2010 par Chapi
19. Le mardi 16 février 2010 par NLR
20. Le mardi 16 février 2010 par mon iPhone m'a tuer
21. Le mardi 16 février 2010 par NLR
22. Le mardi 16 février 2010 par mon iPhone m'a tuer
23. Le mardi 16 février 2010 par Charles Muller
24. Le mardi 16 février 2010 par Paul Bunyan
25. Le mardi 16 février 2010 par Serpentin coloré
26. Le mardi 16 février 2010 par NLR
27. Le mardi 16 février 2010 par Gondolfo
28. Le mardi 16 février 2010 par Diogène de la Toile
29. Le mardi 16 février 2010 par mon iPhone m'a tuer
30. Le mardi 16 février 2010 par mon iPhone m'a tuer
31. Le mardi 16 février 2010 par Diogène de la Toile
32. Le mardi 16 février 2010 par NLR
33. Le mardi 16 février 2010 par Isadora
34. Le mardi 16 février 2010 par NLR
35. Le mardi 16 février 2010 par Et quand ce n'est pas carrément Byzance !
36. Le mercredi 17 février 2010 par Marie
37. Le mercredi 17 février 2010 par Marie
38. Le mercredi 17 février 2010 par Gondolfo
39. Le mercredi 17 février 2010 par Isadora
Ajouter un commentaire