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jeudi 31 décembre 2009

1208. M@nuscrits Alpha. 1er mars 2010.

À partir du 1er Mars 2010, l'espace appelé M@nuscrits Alpha, de 1ère génération, sera dédiée à l'édition en ligne de la collection numérique des M@nuscrits ELS.

Le Bréviaire de l'éternité (Entre Vermeer et Spinoza) de Jean-Clet Martin est le premier texte de cette collection. Nous devrions pouvoir perfectionner sa présentation et son ergonomie à partir de cette date.

D'ici là, vous avez la possibilité de transférer votre texte sur l'interface automatique Beta. À partir du 1er mars, ceux qui n'auront pas été transférés, disparaîtront du site et seront mis hors ligne.

En mars 2010 devrait également paraître le deuxième numéro spécial de La Revue Littéraire consacré à la rétropublication, pour lequel nous sommes en train de lire les textes afin de proposer une sélection qui servira de base à la deuxième année de publications papier de la Collection M@nuscrits des ELS.

En mai 2010, dix ouvrages auront été publiés dans cette collection. Nous avons envisager de réduire le rythme afin de permettre un travail plus approfondi de promotion et de communication. Nous pouvons nous donner comme objectif de publier 6 ouvrages entre mai 2010 et Mai 2011.

Cette démarche, ainsi que les choix éditoriaux et la perspective de la constitution d'une communauté et d'un comité de lecture élargie peuvent être discutés dans le cadre du blog-m@n, dans lequel nous ne pouvons intervenir que comme commentateurs.

PS. Les spams qui apparaissaient sur ce site Alpha, ont été nettoyés par Tony. Afin qu'ils ne reviennent pas d'ici le 1er Mars, nous avons fermé les commentaires. La procédure mise en place pour les M@nuscrits Beta devrait permettre d'éviter ce désagrément.

mardi 29 décembre 2009

1207. La RL N° 42.

La Revue Littéraire N° 42, livraison de janvier 2010, dont vous avez pu suivre la naissance, article après article, vient de revenir de l'imprimerie. Nous l'envoyons demain au abonnés, aux auteurs et à la presse.

Sur la page d'accueil de notre site vous trouverez, en bas à gauche, (sous le livre de Camille Laurens), un bouton avec : "Pour recevoir La Revue Littéraire, cliquez ici."

Si vous cliquez "ici", vous voyez apparaître un simple mail, adressé à Julie Machado qui est l'assistante de gestion des ELS, et à une liste de destinataires appelés "contact-web" dont je fais partie.

Il ne s'agit pas d'un bulletin d'abonnement ou de commande, mais d'un mail ouvert, où vous pouvez dialoguer directement avec nous à propos de la revue, mais aussi justifier d'un envoi en SP, acheter ou vous abonner, ou, tout simplement, bavarder.

Notre système PayPal étant actuellement en panne, vous pouvez utiliser ce moyen pour acheter directement.

lundi 28 décembre 2009

1206. Insulaires de Laurent Margantin sur Publie net de François Bon.

Je tenais à signaler la publication numérique par publie net ("Le contemporain s'écrit numérique") le site d'édition numérique de François Bon, de Insulaires, de Laurent Margantin, un des pionniers de M@nuscrits avec L'enfant neutre, que vous avez été nombreux à suivre. Laurent Margantin m'avait demandé assez vite de retirer ce premier texte car François Bon lui avait proposé de le reprendre sur publi net. C'est François Bon, lui-même, qui a écrit la préface de cet ouvrage, préface que je reprends ici en leur souhaitant, à tous les deux, une grande année numérique 2010.

"Commencer par un souvenir personnel : la première fois que je suis allé en Martinique (un stage d’écriture avec les enseignants collèges et lycées de l’île), discutant avec Patrick Chamoiseau, cette révélation – l’île, pour moi, c’était atteindre. L’île, pour lui, c’était là d’où on ne pouvait partir.

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jeudi 24 décembre 2009

1205. Joyeux Noël 2009

Joyeux Noël à tous. Oui. Tous. Une pensée simpsonienne pour Jean-Jacques Schuhl, qui revient nous hanter, dix ans après. Avec nos meilleurs voeux pour Entrée des fantômes avec quelques fantômettes littéraires.

mercredi 23 décembre 2009

1203. La RL en temps réel.

Depuis le 7 décembre 2009 vous pouvez suivre l'élaboration, en temps réel, de La Revue Littéraire sur le blog de Florent Georgesco, son rédacteur en chef.
Le B.A.T. (bon à tirer) du N° 42 de Janvier 2010, sera donné à l'imprimeur le 23 décembre 2009 pour une sortie en librairie le 13 janvier 2010. Ce délai de deux semaines correspond au temps nécessaire pour l'impression et la distribution.
À partir de là, nous enchaînerons directement sur la préparation du N°43 de février 2010, en essayant de racourcir les délais, afin de sortir le 1er de chaque mois et d'essayer de prendre deux mois d'avance.
Nous avons ajouté des rubriques "archives" qui permettent de revisiter les articles des anciens numéros (avec le lien correspondant, pour ceux qui voudraient acheter cette ancienne livraison).
J'ai bien conscience que ce rythme soutenu et le contenu des billets ne permet pas de recueillir autant de commentaires que sur un blog classique, mais je pense qu'avec l'élargissement, la transformation de l'audience de ce blog et l'apparition de nouveaux profils de commentateurs, cela devrait évoluer, progressivement.

dimanche 20 décembre 2009

1204. HYROK par Carole Fives pour Discordance.

Carole Fives avait été l'une des pionnières de M@nuscrits avec un texte : L'amour et les pommes-frites qu'elle m'avait demandé de retirer, en mars 2009, au moment où elle était en pourparlers avec une maison d'édition. Il s'agissait peut-être de ''Quand nous serons heureux'' qui sera en librairie en janvier 2010. Le M@nuscrit, qui s'appelait, je crois, Que nos vies aient l'air d'un film parfait a reçu le prix Technikart, au salon du livre en mars, dont l'Opération Manuscrit 2009 est présentée dans cette video par Baptiste Liger.

Le 18 décembre 2009 Carole Fives présente sur le site Discordance un entretien très intéressant avec Nicolaï Lo Russo autour de son livre HYROK publié en octobre 2009 dans la collection M@nuscrits des E.L.S, que je reprends ici :

Interview:HYROK:état des lieux romanesque à propos de la photographie par Carole Fives, le 18.12.09

« Je m’appelle Hope Rascoli-Vance, je vis à New-York dans un modeste appartement du Lower East Side et c’est moi le possesseur de Eclatement, #7, la photographie la plus chère du monde. Un simple carré blanc d’un mètre cinquante de côté, dont certains pensent avec angoisse et consternation qu’il représente rien. C’est l’histoire de ce « rien » que je me propose de vous faire partager dans ce récit. »

Ainsi débute le prologue de HYROK, premier roman de Nicolaï Lo Russo et dont la sortie en octobre est restée trop discrète. Un texte dense, ample - 504 pages - mais dont le rythme fait qu’il se lit d’une traite. Surtout lorsqu’on s’intéresse à l’image, au piège des apparences et, plus généralement, au monde de l’art.

Louison Rascoli, présenté en 2044 par son fils Hope (fils qu’il n’a pas connu), est photographe de mode à Paris ; activité devenue trop industrielle et mercantile pour ses idéaux, qu’il finira par abandonner pour une démarche plus artistique et personnelle.

Louison va lutter, animé de sa toute sa foi et son énergie. C’est qu’il aimerait « laisser une trace dans le néant, donner consistance au vide ».

La dynamique de l’éclatement est perceptible au fur et à mesure de la lecture. Outre la narration principale, s’intercalent rapidement des extraits de journaux intimes enregistrés, de blogs, de dialogues SMS, et la façon de parler de plus en plus hachée du narrateur. Cela servant parfaitement le monde d’effritement que vit et décrit Rascoli : atomisation des relations, des expériences, des énergies...

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mercredi 16 décembre 2009

1209. Olivier Creiche de TypePad / SixApart, hébergeur ou escroc ?

Le 4 décembre 2009, l'ineffable Wrath (Lise-Marie Jaillant), fidèle à ses habitudes, ayant publié une diffamation entièrement mensongère sur un auteur, reçoit de son hébergeur : Olivier Creiche de TypePad / SixApart, une mise en demeure qu'elle s'empresse de divulguer sur son blog :

"En notre qualité d’hébergeur et conformément à la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004, nous vous demandons de cesser toute diffusion du post intitulé “..........” en le supprimant de votre blog dans un délai de 24 heures à compter de la réception du présent email. A défaut d’action de votre part, nous vous informons que nous suspendrons l’accès à votre blog conformément à l’article 4.4 des conditions générales d’utilisation de nos services, la diffusion de propos diffamatoires étant un manquement à vos obligations contractuelles."

Wrath annonce alors sur son blog : "Je me vois obligée de supprimer mon post..." car, précise-t-elle, "Bien sûr, je ne tiens pas à ce que mon blog soit bloqué."

Je me dis : enfin un hébergeur responsable qui a décidé d'arrêter le flot de diffamations et d'insultes que la blogueuse et nombre de ses commentateurs déversent à longueur de journées sur ce blog hébergé par TypePad-SixApart. J'envois donc à cet honnête homme un mail pour lui demander d'user de la même façon de sa "qualité" d'hébergeur pour les dizaines de billets où la Société Les Éditions Léo Scheer est diffamée, en particulier celui où Wrath s'interroge, pour d'obscures raisons : suis-je un éditeur ou un escroc, qu'elle remet d'ailleurs en lien pour actualiser ses propos ...

La réponse que je reçois de Olivier Creiche de TypePad / SixApart me donne à réfléchir. Il me remercie à l'avance, de bien vouloir saisir le Président du Tribunal de Grande Instance afin d’obtenir une ordonnance sur requête aux termes de laquelle le juge ordonnera le retrait des propos litigieux du blog concerné, conformément à l’article 6-I-8 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004.

Autrement dit, il ne souhaite pas utiliser la même procédure que pour la diffamation de l'auteur calomnié.(Elle ne coûte rien). Il me suggère de lancer une procédure pour faire appliquer l’article 6-I-8 de la loi dispose que : “L'autorité judiciaire peut prescrire en référé ou sur requête, à toute personne mentionnée au 2 :l’hébergeur ou, à défaut, à toute personne mentionnée au 1 : le fournisseur d’accès, toutes mesures propres à prévenir un dommage ou à faire cesser un dommage occasionné par le contenu d'un service de communication au public en ligne”. Et il m'explique que dès que j'aurai obtenu cette ordonnance, je pourrai la lui signifier et qu'il pourra la faire exécuter sans délai.

(Cette procédure là, elle, ne coûte pas rien)

Si je comprends bien Olivier Creiche, qui pourtant ne se prive pas de dire ce qu'il pense de cette blogueuse, contrairement à la victime précédente qui obtient de sa part gratuitement l'application de la loi, voudrait que moi, j'aille en justice et engage les frais que cela représente, pour, finalement obtenir le même résultat. Dans le fond, Olivier Creiche ne voit pas bien en quoi le fait de se demander si l'éditeur Léo Scheer est un escroc pourrait être considéré comme diffamatoire et représenter un préjudice pour sa maison d'édition. Je pense qu'il ne trouvera donc rien à redire à ce que je me pose la même question à son sujet.

mercredi 9 décembre 2009

1202. alainzannini.com

Le A to Z de 2J.S. réalisé par Louis-Henri de La Rochefoucaud & Laurence Rémila se termine par Z comme Alain Zannini : Marc-Édouard Nabe, admirateur de Schuhl depuis son adolescence, en dressait le portrait en 2002 dans son roman Alain Zannini : "Nous sommes des dandys phocéens ! " disait-il dans les soirées où nous partagions le même goût pour le terrorisme mondain. Attraper une star, lui brouiller la tête, puis la lâcher instantanément pour une autre plus star qu'elle, et ainsi de suite, comme le font les Putes avec les clients pour de l'argent. Nous, c'était pour le plaisir."
L'ex-fan de 2J.S a maintenant ses propres fans qui se sont réunis pour créer alainzannini.com le site des lecteurs de Marc-Édouard Nabe dont le générique annonce la couleur. L'édito, sous une photographie de la main de l'auteur griffonnant une dédicace avec son Man 100, précise : Ce site lancé par un groupe de personnes provenant d'horizons très divers, une vingtaine de passionnés se situant hors du milieu littéraire ou culturel, a pour vocation de rassembler le maximum d'informations sur un écrivain contemporain emblématique de ce qu'ils attendent de la littérature.
On trouve tout sur ce site, et d'abord, élégamment posée sur une étagère, ce qu'on ne peut plus trouver en librairie : l'oeuvre de M.E.N. (à part les Morceaux choisis dont le destin est peut-être de devenir le seul livre de Marc-Édouard Nabe que l'on pourra encore acheter en librairie.). Qu'adviendra-t-il de ces livres dont les prix sur ebay s'envolent ?
À la suite de diverses péripéties juridiques dont il sort vainqueur, Nabe se retrouve dans la situation, rare pour l'auteur d'une oeuvre aussi fournie, d'être le seul propriétaire des droits de ses livres et de pouvoir, par conséquent, les vendre à sa guise. Dans le grand entretien, accordé cet automne à Médias pour son N° 22 de l'automne 2009, il s'exprime assez clairement sur le sujet : "Je ne cherche pas d'éditeur. Qu'ils aillent se faire foutre. J'ai passé un cap. C'est moi qui ne veut plus d'éditeur. Je ne veux plus être dans le système.". Sa conception de ce qu'est ce système est non moins précise : "Actuellement, le milieu littéraire est notre ennemi à nous, écrivains. L'éditeur, le diffuseur et le libraire sont trois parasites du livre."
Marc-Édourd Nabe explique ensuite au journaliste de Médias le chemin qu'il entend suivre pour sortir de ce système : "Je viens de gagner mon procès contre Le Rocher et j'ai récupéré tous les droits de mes livres, je peux en faire ce que je veux. Pas question de les remettre dans le circuit. Si ça amuse les autres écrivains de continuer d'accepter de ne toucher que 10% de leur travail, ça les regarde. Moi je suis davantage pressé de vivre de ce que je crée. Le milieu éditorial m'excusera. Alors j'ai décidé de m'éditer moi-même."
Pour ceux qui veulent bien comprendre ce que nous dit Marc-Édouard Nabe, cela veut dire qu'il a décidé d'intégrer l'ensemble des métiers du livre pour son oeuvre en utilisant, pour y parvenir, la révolution de l'Internet : il devient par là l'unique auteur, détenteur de droit, diffuseur, distributeur, libraire de ses livres. Nous sommes au-delà de l'auto-édition, dans une sphère jusqu'à présent peu explorée, sauf peut-être dans notre petite expérience de M@nuscrits, qui n'est pas le contraire (avec cette différence qu'elle intègre l'évolution du métier d'éditeur.

mardi 8 décembre 2009

1201. Lecture de Virginia Woolf par Alexandra Lemasson

Alexandra Lemasson, comédienne et écrivain dont nous avons publié le premier roman, La Petite Folie, en janvier dernier, et qui est par ailleurs l'auteur d'un Virginia Woolf paru chez Gallimard ("Folio biographies") en 2005, dirigera jeudi 10 décembre à 20 heures une lecture collective d'extraits de l'œuvre de Virginia Woolf. La soirée sera suivie d'une séance de dédicace.

Pour tous renseignements, voir le tract ci-dessous.

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lundi 7 décembre 2009

1200. Marilou et les Fantomettes de la Mode. Épisode 1.

Dur dur pour la speakerine Marilou de commencer son Blog-Mag par une matinale. Trois videos avec les liens en dessous = Beauté, Mode, Musique et un billet des mystérieuses Fantomettes de la Mode consacré à l'épineuse question de La Cuissarde.

1199. Dans les coulisses de La Revue Littéraire.

Le premier numéro de La Revue Littéraire des Éditions Léo Scheer est paru en avril 2004. Au cours de cette première étape, jusqu'au N°26 et N°27 de l'été 2006, la revue est mensuelle et s'inscrit dans la tradition des revues littéraires généralistes.
Une seconde étape commence alors à partir du N°28, la revue devient trimestrielle de l'automne 2006 jusqu'à l'automne 2009, elle change de volume et de signalétique, mais demeure une revue classique, (papier), diffusée par les librairies et par abonnement.
Troisième étape : celle qui commence aujourd'hui, La Revue Littéraire redevient mensuelle, classique, mais elle va mettre en ligne, présenter ici, sur le Net, au fur et à mesure de leur rédaction, les articles qui seront ensuite repris dans la revue papier.

Ce "work in progress" s'inscrira dans le cadre du Blog de Florent Georgesco, rédacteur en chef de la revue. Par exemple, le n° 42, qui paraîtra en librairie en janvier 2010 sera préparé sur le blog de la RL ce mois de décembre 2009. Vous pourrez de cette façon, voir apparaître sur le blog les différents articles, textes, critiques etc au fur et à mesure de leur traitement par la rédaction, l'ensemble étant repris dans l'édition "papier" du mois suivant. (Ce que nous avons appelé "retropublication" pour l'expérience de M@nuscrits). Vous pourrez aussi, puisqu'il s'agit d'un blog, commenter ces billets et dialoguer de façon plus générale avec Florent Georgesco au cours de l'élaboration de chaque numéro.

dimanche 6 décembre 2009

1198. Sangre y Oro par Le Bibliomane.

Le Bibliomane évoque Conquistadors à la manière de son pseudo.(1)

"Eric Vuillard nous offre, avec « Conquistadors », un des romans les plus atypiques de cette rentrée littéraire 2009, une fresque grandiose et sordide, pleine de bruit et de fureur, qui ne peut que nous forcer à nous interroger sur la condition humaine, sur ses doutes, ses errements et ses fautes inlassablement renouvelées. Un roman audacieux et lyrique, en forme de tragédie, servi par une écriture puissante, poétique et sensuelle, qui nous met face à nos propres démons et nous incite à réfléchir sur les motivations de nos sociétés contemporaines."

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samedi 5 décembre 2009

1197. Convergences.

Mon ami Philippe kieffer nous fait part de la naissance de UBIKLive qui représente une étape importante de ce qu'on appelle la "convergence".

Et, pour ceux que nos vieilles problématiques intéressent, voici la proposition faite par l'internaute (qui veut garder l'anonymat) de CATALOGUE M@NUSCRITS (Fiche technique descriptive) que j'ai reçu sur mon mail :

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1195. Claude de Nathalie Rheims par Sylviane pour La vie en rouge

Sur le blog La vie en rouge, un très bel article de Sylviane sur Claude de Nathalie Rheims, avec des oeuvres d'art particulièrement bien choisies.

1194. George's web-soldes.

Atrabilaire, méprisant, antimoderne, réactionnaire, misogyne, orgueilleux, las, obsédé, raciste, homophobe, Georges déteste la chanson, le rock, la pop music, le rap, la "variété", qu'elle soit française ou étrangère, la techno, et toutes ces choses qui font du bruit pour des prunes. En réalité, on peut dire que Georges déteste la musique. Quant au reste, ce n'est même pas la peine d'en parler. Mais Georges aime bien les tableaux de Fuly qui sont des super-cadeaux de Noël.

Comme le disait Georges sur ce blog dans son commentaire N° 18 du 15 février 2008 (Billet N° 406 : Publicité mensongère.) : "Vous avez raison. Je ne sais pas me vendre.". Il crée pourtant de belles oeuvres, Georges.

1193. La demande faite au Blog-M@n.

Nous venons de recevoir de George-André QUINIOU une demande pour être sur la liste des Rédacteurs du Blog-M@n. Elle est accompagnée d'un message que je reproduis ici car il définit bien ce que nous attendons de l'espace M@nuscrits, en particulier de ses commentaires.

"Est-il possible, sur le blog, d'inviter des lecteurs à lire ses propres oeuvres? Sans en faire pour autant une promotion dithyrambique mais pour susciter des retours, des impressions de lecture désintéressées, des critiques, ce que ne peuvent faire les éditeurs traditionnels à qui l'on soumet des manuscrits. Rien n'est plus dur en effet pour un écrivain que de se heurter, non pas même à un mur, mais au vide. La plupart de mes livres sont en ligne sur le site des E.L.S. mais je souhaiterais que l'on accorde quelque attention surtout à mon dernier roman, "Le Paradise", parce que c'est le dernier et que je pense sincèrement qu'il en vaut la peine. Merci donc et mes sentiments les plus cordiaux à ceux qui lui consacreraient un peu de leur temps."

Georges-André Quiniou. le 5 décembre 2009

mercredi 2 décembre 2009

1192. Mozart, Beethoven, Brahms, Fiszman & Gravoin

Véronique Fiszman, dont nous avons publié en février dernier le délicieux recueil de nouvelles Petites faiblesses inavouables, est non seulement un écrivain de talent mais une brillante pianiste que je vous invite à découvrir, si vous n'avez pas eu la chance de l'entendre jusque-là, en vous procurant le CD Sans tambour ni trompette enregistré avec la violoniste Anne Gravoin. Le programme est idéal : Mozart, Beethoven, Brahms, de la beauté à n'en plus finir, pour changer.

mardi 1 décembre 2009

1191. HYROK par Marco.

"Hissez le grand mât, mes amis"

Hyrok, premier roman de Nicolaï Lo Russo, est un livre d'ogre affamé: il bouffe tout, personnages à la dérive, société trompeuse de l'"hyperchoix", avenir inquiétant, surchauffes sexuelles et amours fragiles, passions et contrefaçons de l'Artiste, plants de basilic, Suisse bucolique, milieu éternellement déliquescent de la mode, compétitions aux règles pipées, mirages de l'image, famille lointaine je vous aime, tout ou presque y passe, et c'est peu de dire que le projet est ambitieux.

Pour avaler sans indigestion autant d'ingrédients, le lecteur suit les traces de Louison Rascoli, héros énergique et désespéré, photographe à l'oeil sûr mais qui a le malheur d'aimer les arbres, la chair ferme, la beauté, et il lui arrive même, le pauvre homme, de citer Jean-Jacques Rousseau. Autant dire que sa traversée du monde de la photo d'art sera douloureuse: on lui demande d'être dans le "move", d'être "réactif" avant d'être "créatif", autrement dit d'oublier d'être un artiste expérimentateur pour devenir "un véritable animal social, leste, opportuniste, malin, tout de contacts vêtu". Il essaie de jouer le jeu, conscient de ne pas avoir trop le choix et croyant correspondre à son époque, il fait sien l'idéal d'"un état incertain, indécidable", affectionne les "situations transitoires" _ mais les aléas du métier et sa lucidité ne lui feront pas de cadeau: il voit bien que le monde entier fonctionne comme ces fêtes "hype" où l'invité moyen croit naïvement qu'à force de patience il va pouvoir se trémousser avec le gratin, alors que la festivité tourbillonnante et le contact facile ne font que masquer une réalité beaucoup plus simple: tout s'incline et s'annule devant la puissance, elle-même obtenue par l'argent et les réseaux sociaux. Pour Louison Rascoli et ses pairs c'est tous les jours "la Sainte-Salope". On leur parle innovation, initiative et on attend d'eux conformisme, soumission

Louison le quadra engloutirait ce qui lui reste d'énergie dans l'addiction à l'imagerie pornographique s'il ne rencontrait pas, à mi-parcours, la jeune Violette. Elle sera la bouée de secours et le coup de grâce. A la fois émouvante victime et vitrine magnifique d'un système où le "fashion" et l'hyperflexibilité règnent en maîtres, Violette, la "speedy flower", s'adapte, butine, joue, blogue, s'exhibe, s'éclate, se prête à plusieurs hommes fortunés, tient le coup en s'étourdissant de relations sans affectif _ pense-t-elle. "Experte dans les pirouettes", elle fait partie des "zappeuses de grand chemin" mais qui, immanquablement, se trouvent être "les zappées par le destin, aussi". Fuite en avant. Les deux amants, chacun à leur manière, anticiperont les temps futurs, feront dans la surenchère _ conversations croisées, triches, détours, aveux, aveuglements, saut dans l'inconnu.

L'écriture d'Hyrok tient la distance: il s'agit de rendre compte d'un mouvement continu, frénétique, d'un "éclatement" de la parole et de la pensée, et en même temps de lutter contre ce chaos programmé. "L'écriture est vertige et le vertige m'attire", dit Louison. L'auteur se jette dans le vide sans frémir, décidé à exploiter avec bonheur toutes les ressources du roman, ce fantastique genre bâtard qui, on l'oublie trop vite, accepte tout, absorbe tout, malaxe les discours les plus disparates. Se succéderont ainsi, d'une manière étonnamment fluide et naturelle: romanesques aventures d'un ambitieux déçu façon Balzac (passages très réussis, haletants _ même pour le lecteur néophyte, consacrés aux tentatives de percées du photographe méritant), fragments poétiques, morceaux d'essai anthropologique, récits rageurs à la verve célinienne (hommage parfois appuyé, comme l'usage de l'adverbe "absolument" en fin de phrase), transcriptions de paroles "saisies sur le vif" par dictaphone, schémas, écriture-délire (les dernières pages du héros au bout du rouleau qui tendent vers le Journal d'un fou de Gogol), dialogues et billets made in internet avec massacre jouissif de la syntaxe et de l'orthographe traditionnelles, traquenards narratifs (un carnage qui n'en est pas un, ou encore la blancheur de la photo la plus chère du monde présentée à la première page du Prologue, blancheur dont on ne comprendra le sens véritable que 500 pages plus tard), citations en ouverture de chapitres intégrant joyeusement Laurent Voulzy ou Scarlett Johansson, sans parler des multiples inventions et détournements de références...

Ces différentes couches de discours ne sont pas le fait d'une simple volonté ludique (quoique), elles apparaissent nécessaires pour traquer, au sein d'un univers de plus en plus factice, vacillant, flouté, la vérité humaine qui subsiste malgré tout dans l'émotion. Louison Rascoli, qui songe un moment à écrire un roman d'anticipation, note: "Relire 1984, Huxley aussi, ce genre de dystopies, essayer d'être aussi réaliste, mais travailler l'émotif, travailler le nerf... C'est ça qui manquait à ces bouquins si je me souviens bien... je les avais trouvés géniaux, incroyablement visionnaires, mais froids, cliniques... schématiques". Voilà: introduire de la vitalité émotionnelle dans un roman d'analyse par ailleurs parfaitement pessimiste, comme un moteur, un contre-poison et un but à atteindre. Du coup, plus que la formule exacte, c'est le ton juste qui compte, avec ses redites ou ses ratures. En parcourant les phrases, on a parfois l'impression d'une politique de terres brûlées: tout n'est pas à garder ("pas de sushi", franchement, cet atroce vieux jeu de mots... ou encore certains portraits satiriques caricaturaux), mais tout s'enchaîne avec un sens du rythme enviable, et on avance dans le roman, gagné par l'énergie et les émois des héros, on s'y enfonce comme on s'enfonce dans l'authenticité humaine, avec ses grâces et ses lourdeurs.

Alors il y a bien des passages où l'auteur, soucieux d'aller au bout du bout de la réalité qu'il prend à bras le corps, cède à la tentation de tout dire, de tout dévoiler dans sa lumière "scialytique". Face à un univers de faux-semblants, tout nous sera explicité: c'est cohérent, c'est courageux, mais il y a le revers de la médaille. Ainsi pas une fêlure des personnages principaux qui ne trouvera ses tenants et aboutissants (même la strophe manquante du poème qui "explique" Violette _ lacune qui permettait au lecteur de supputer, d'imaginer _ paf on nous la met en mains à la toute fin, ah d'accord c'était bien ça...). Et puis quelques considérations didactiques, notamment dans la bouche de Hope, le fils du futur, sur des points que là encore le lecteur pouvait fort bien reconstituer tout seul. Mais tout cela est balayé par un souffle narratif impressionnant, une belle réflexion et, plus inattendu dans le cadre d'une gigantesque "dislocation", une gaieté d'ensemble qui fait refermer ce livre dense et sombre avec le sourire.

Marco, le 31 octobre 2009 pour La littérature en sous-sol.

D'autres regards du côté, notamment, de Thomas et de Leo Nemo, et une interwiou menée par Marie.

PS: vous aurez peut-être reconnu, sur la quadruple photo miniature, la tour Wu-Jing. Sinon, achetez le roman et voyez page 503.

Ndlr : Merci cher Christian, il me semble que j'avais oublié l'article dans les sous-sols.

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