661. Blog du journal de George Orwell. (Présentation)
Par Léo Scheer, vendredi 8 août 2008 :: #661 :: rss
Demain, samedi 9 août 2008, commencera la mise en ligne du Journal d'Orwell sous la forme d'un blog dont chaque billet apparaîtra 70 ans, jour pour jour, après son écriture.
Lorsque vous demandez à Google de "traduire cette page" pour le billet qui annonce l'événement, vous obtenez ceci :
"Orwell Diaries.
"Quand on lit tout individu fortement pièce de la rédaction, on a l'impression de voir un visage quelque part derrière la page», écrivait George Orwell, dans 1939 son essai sur Charles Dickens.
Du 9 e août 2008, vous serez en mesure de recueillir votre propre impression d'Orwell le visage à la lecture de ses plus fortement chaque morceau d'écriture: ses journaux. Le prix Orwell est heureux d'annoncer que, pour marquer le 70 e anniversaire des journaux, chaque journal sera publié sur ce blog exactement soixante-dix ans après il a été écrit, vous permettant de suivre Orwell récupération au Maroc, à son retour le Royaume-Uni, et ses opinions au sujet de la descente de l'Europe dans la guerre en temps réel. Les journaux fin en 1942, trois ans après le début du conflit.
Quel impression d'Orwell verront le jour? De son intérieur journaux (qui commencent le 9 août), mai il est largement une inconnue Orwell, dont la grande curiosité est axée sur les plantes, les animaux, travaux sur bois, et - surtout - le nombre de ses oeufs de poulets ont été portées. De son agendas politiques (de 7 e Septembre), mai il être la politique d'Orwell, dont les observations et la pensée critique ont captivé et inspiré des générations depuis sa mort en 1950. Que ce soit écrit sur la guerre civile espagnole ou sloe gin, géraniums ou l'Allemagne, Orwell oeil perspicace et de la rébellion contre les' esprit de gramophone-t-il si méprisé sont évidentes.
Orwell a écrit à propos de ce qu'il a vu dans Dickens: «Il est de rire, avec une pointe de colère dans son rire, mais pas de victoire, pas de malignité. Il est le visage d'un homme qui est toujours la lutte contre quelque chose, mais qui se bat dans l'esprit d'ouverture et n'est pas peur, le visage d'un homme qui est généreusement en colère - en d'autres termes, d'une dix-neuvième siècle libéral, une intelligence libre, un type détestait avec la même haine par toutes les petites orthodoxies malodorantes qui sont maintenant pour soutenir nos âmes. "
Qu'est-ce que vous voyez sur l'Orwell journaux?"
Est-ce bien raisonnable? Je propose de reprendre ici chaque billet original sur ce blog et de proposer la meilleure traduction possible en français à partir des commentaires. ("Traduction participative", Nom de code : J.O. + date)
Vous trouverez ici la version originale de ce billet suivie de la traduction proposée par Aloïs Hiller.
"Orwell Diaries.
"When one reads any strongly individual piece of writing, one has the impression of seeing a face somewhere behind the page", wrote George Orwell, in his 1939 essay on Charles Dickens.
From 9th August 2008, you will be able to gather your own impression of Orwell’s face from reading his most strongly individual piece of writing: his diaries. The Orwell Prize is delighted to announce that, to mark the 70th anniversary of the diaries, each diary entry will be published on this blog exactly seventy years after it was written, allowing you to follow Orwell’s recuperation in Morocco, his return to the UK, and his opinions on the descent of Europe into war in real time. The diaries end in 1942, three years into the conflict.
What impression of Orwell will emerge? From his domestic diaries (which start on 9th August), it may be a largely unknown Orwell, whose great curiosity is focused on plants, animals, woodwork, and – above all – how many eggs his chickens have laid. From his political diaries (from 7th September), it may be the Orwell whose political observations and critical thinking have enthralled and inspired generations since his death in 1950. Whether writing about the Spanish Civil War or sloe gin, geraniums or Germany, Orwell’s perceptive eye and rebellion against the ‘gramophone mind’ he so despised are obvious.
Orwell wrote of what he saw in Dickens: ‘He is laughing, with a touch of anger in his laughter, but no triumph, no malignity. It is the face of a man who is always fighting against something, but who fights in the open and is not frightened, the face of a man who is generously angry — in other words, of a nineteenth-century liberal, a free intelligence, a type hated with equal hatred by all the smelly little orthodoxies which are now contending for our souls.
What will you see in the Orwell diaries?"
Traduction de Aloïs Hiller :
Le Journal d'Orwell.
«Lorsqu’on lit un texte très personnel, on peut presque voir se dessiner un visage derrière la page », écrivait George Orwell dans son essai de 1939 consacré à Charles Dickens.
A partir du 9 août 2008, vous pourrez vous faire votre propre idée du visage d’Orwell en lisant ses écrits les plus personnels : son journal. Le Prix Orwell a en effet le plaisir d’annoncer qu'à l'occasion du 70ème anniversaire dudit journal, chacune de ses entrées sera publiée sur ce blog, soixante-dix ans jour pour jour après sa rédaction, vous permettant ainsi de suivre le repos d’Orwell au Maroc, son retour au Royaume-Uni ou encore ses vues en temps réel sur l'Europe sombrant dans la guerre. Le journal s’arrête en 1942, soit trois ans après le début du conflit.
Qu’en ressortira-t-il d’Orwell ? De ses écrits intimes (qui commencent le 9 août), probablement un homme assez peu connu, dont la grande curiosité s’attarde sur les plantes, les animaux, la menuiserie et – surtout – le nombre d’œufs pondus par ses poules. De ses écrits politiques (à partir du 7 septembre), probablement l’homme dont les considérations et la pensée critique n’ont jamais cessé de séduire et d’inspirer depuis sa mort en 1950.
Qu’il soit question de la guerre civile espagnole ou du gin à la prunelle, des géraniums ou de l’Allemagne, la perspicacité d’Orwell est flagrante, tout comme sa rébellion contre "l’esprit de gramophone" qu’il méprise tant.
Orwell a écrit ce qu’il voyait de Dickens : « Il rit, avec un soupçon de colère dans le rire, mais on n'y décèle aucun triomphe ni la moindre trace de méchanceté. C’est le visage d’un homme qui se bat toujours contre quelque chose, mais qui lutte à découvert et n’a pas peur, le visage d’un homme à la colère généreuse – autrement dit, celui d’un libéral du dix-neuvième siècle, d’un esprit libre, d’un genre d'homme haï avec la même rage par toutes les petites orthodoxies puantes qui, à présent, se disputent notre âme."
Que verrez vous d'Orwell dans son journal?"

Commentaires
1. Le vendredi 8 août 2008 par Daniel Fattore
2. Le samedi 9 août 2008 par Aloïs Hiller
3. Le samedi 9 août 2008 par Aloïs Hiller
4. Le samedi 9 août 2008 par Aloïs Hiller
5. Le samedi 9 août 2008 par Aloïs Hiller
6. Le samedi 9 août 2008 par Aloïs Hiller
7. Le samedi 9 août 2008 par Aloïs Hiller
8. Le samedi 9 août 2008 par Aloïs Hiller
9. Le samedi 9 août 2008 par Aloïs Hiller
10. Le vendredi 15 août 2008 par hanskettel
11. Le vendredi 27 mars 2009 par ouchki
12. Le jeudi 9 avril 2009 par Knight
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