mardi 13 mai 2008
551. Norma Ramón : Orion Scohy, entretien par Laure Limongi pour La Revue Littéraire (bis)
Par Laure Limongi, mardi 13 mai 2008
À l’occasion de la sortie du deuxième livre d’Orion Scohy aux Éditions POL, Norma Ramón, Laure Limongi réalise un entretien sur l’évolution de son écriture romanesque et la notion d’intertexte – notamment du personnage « L’Élu ».
Norma Ramón, Orion Scohy, POL, 176 pages, 17 euros. En librairie depuis le 2 mai 2008.
L.L. : Par rapport à Volume, je décèle dans Norma Ramón un changement stylistique. J’ai l’impression que la notion d’absurde – que ne renierait pas le pigeon malfaisant de ton premier livre – va croissant. Pourquoi ?
O.S. : Dans Volume, mon premier roman, j’avais voulu multiplier les styles, les références, les strates. J’avais la naïve ambition, sans me départir toutefois de mon fidèle scepticisme, de fabriquer quelque chose de total, n’ayant pas encore prévu d’écrire autre chose après ça. Et puis c’était un premier livre. Après sa parution, mes tentatives d’écriture se sont toutes avérées assez décevantes, jusqu’à ce que me vienne l’idée d’un projet peut-être plus vaste encore. Or, comprenant que cela me prendrait pas mal de temps et me révélant assez impatient de publier quelque chose de plus court et de plus léger en guise de transition ou d’intermède, je me suis lancé dans NR. Mais le contenu du livre n’était absolument pas prémédité, je l’ai rédigé assez vite, une idée en entraînant une autre, sans réfléchir ou presque. Même s’il ne s’agit tout de même pas d’écriture automatique à proprement parler, c’est notamment cette façon de travailler qui peut expliquer la présence importante de la notion d’absurde dont tu parles, les références au surréalisme et à Dada, la récurrence de l’eau, des rêves – l’imagination de la matière.
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