510. Free?
Par Léo Scheer, mardi 15 avril 2008 :: #510 :: rss
Dans son numéro gratuit de Mars 2008, Wired a posé la question de la gratuité. Son rédacteur en chef : Chris Anderson, (auteur du concept de la "longue traine") y explique pourquoi le tout gratuit est l'avenir de notre économie.
La théorie de la "longue traine" repose sur les coûts de stockage et de distribution : quand ces coûts sont faibles, il devient rentable de vendre des produits peu demandés ; quand il est onéreux de stocker et de distribuer, seuls les produits les plus populaires sont vendus. Si on propose assez de choix, les produits peu demandés, ou qui n’ont qu’un faible volume de vente, peuvent collectivement représenter une part de marché égale ou supérieure à celle des best-sellers. (Par exemple, sur Amazon, on vend, en un jour, plus de livres qui ne se sont pas vendus veille, que de livres vendus la veille).
Donc, celui qui a émis cette théorie sur laquelle se sont construits eBay, Yahoo, Google ou Amazon, nous explique que l'avenir de nos modèles économiques serait à la gratuité, paradoxe qui pourrait s'ériger en règle.
Chris Anderson pose cinq modèles :
- Les freemiums : une partie du produit est donnée pour que le consommateur s'abonne.
- Les subventions croisées : je te donne un portable, tu t'abonnes à mon offre d'abonnement.
- L'absence de coûts marginaux : je donne ma musique en ligne - j'attire sur les produits CD luxe, concerts et tous les produits dérivés.
- L'échange de services : l'utilisateur offre un service en échange d'un accès à un site Web,
- L'économie des cadeaux : le participant donnent des produits ou de leur temps par pur altruisme.
Dans ce modèle, la formation de la "valeur d'usage" et la "valeur d'échange" se déplace de la production (rémunération du travail, salaire) vers la consommation, qui devient le centre de gravité du système (Ce qu'on désigne comme "consumtariat" dans les Netocrates) et consacre l'ère des "réseaux sélectifs".
L'expérience de M@nuscrits est la première application de ce modèle dans le domaine du livre. Elle tend vers un coût de stockage et de distribution égal à zéro. (ce qui sera réalisé avec l' "interface automatique") et tend à une redéfinition du procès de formation de la valeur en particulier du droit d'auteur. Dans un système dominé par les "réseaux sélectifs" et où la gratuité est au centre du système économique, comment l'auteur "crée"-t-il la valeur de son texte (stratégie à l'égard des réseaux sélectifs). Par exemple, à partir du moment où Barberine atteint 1000 lecteurs gratuits de "Rater mieux", y a-t-il formation d'une valeur "classique" par la publication du livre dans le circuit de la librairie? Nous le découvrirons cet automne.

Commentaires
1. Le mardi 15 avril 2008 par martingrall
2. Le mardi 15 avril 2008 par léo
3. Le mardi 15 avril 2008 par martingrall
4. Le mardi 15 avril 2008 par léo
5. Le mardi 15 avril 2008 par Js
6. Le mardi 15 avril 2008 par Patate Douce
7. Le mardi 15 avril 2008 par martingrall
8. Le mercredi 16 avril 2008 par le rimailleur
9. Le mercredi 16 avril 2008 par léo
10. Le mercredi 16 avril 2008 par Christian
11. Le mercredi 16 avril 2008 par léo
12. Le mercredi 16 avril 2008 par Manuel Montero
13. Le mercredi 16 avril 2008 par Nicolaï Lo Russo
14. Le mercredi 16 avril 2008 par léo
15. Le mercredi 16 avril 2008 par Nicolaï Lo Russo
16. Le mercredi 16 avril 2008 par Un triple point d'interrogation
17. Le mercredi 16 avril 2008 par Un triple point d'interrogation
18. Le mercredi 16 avril 2008 par Nicolaï Lo Russo
19. Le mercredi 16 avril 2008 par léo
20. Le mercredi 16 avril 2008 par de Coantré
21. Le jeudi 17 avril 2008 par Manuel Montero
Ajouter un commentaire