Nous avons le plaisir de vous annoncer l'arrivée dans les librairies, le 10 avril, du livre de Juan Asensio : Maudit soit Andreas Werckmeister ! publié aux Éditions de La Nuit.

Voici sa présentation par l'auteur (peut-être au centre, au 2e rang) :

«Quel lien peut-il donc y avoir entre l'intéressant Dostoïevski lit Hegel en Sibérie et fond en larmes de Laszlo F. Földenyi (Actes Sud, coll. Un endroit où aller) qui est enfin traduit en français et mon propre livre ?

Ce sont deux ouvrages brefs qui, à leur façon finalement assez similaire, puisque tous deux se nourrissent d'invention romanesque (certes réduite à l'essentiel dans le texte de Földenyi, plus développée dans le mien, d'où une dimension peut-être supplémentaire dans mon livre : celle du fantastique), tentent de creuser un tunnel sous l'immense esplanade d'acier et de béton sur laquelle marchent les Petits Poucets de la raison triomphante.

Deuxième convergence : la place faite à la question du Mal, à son irréductibilité si terriblement agaçante pour les apôtres de l'irénisme politique (donc meurtrier puisque tout rêve de pureté se transforme systématiquement en régime de terreur et, ajouterait Agamben sur les brisées de Carl Schmitt, d'exception).

Troisième convergence, et c'est là le centre de ces deux ouvrages : l'interrogation sur le Mal est indissociable d'une expérience littéraire véritable, celle qu'endura Dostoïevski durant ses années de bagne, celle que j'estime être à la racine de toute méditation artistique réelle, profonde, donc infernale, revenue des Enfers, remontée à la surface. Je laisse à mes lecteurs le soin d'établir peut-être d'autres correspondances» (extrait d’un texte de l’auteur paru sur son blog, Stalker).

Juan Asensio est l’auteur de trois ouvrages (Essai sur l’œuvre de George Steiner, L’Harmattan, 2001, La Critique meurt jeune, Le Rocher, 2006, La Littérature à contre-nuit (réédition Sulliver, 2007) et publie ses articles dans les Études bernanosiennes, L’Atelier du roman, Liberté politique, etc. Il a également participé au Cahier de l’Herne consacré à George Steiner et aux Dossiers H sur Pierre Boutang et Joseph de Maistre.

Son blog, érudit et polémique, Stalker - Dissection du cadavre de la littérature, jouit d’une audience croissante."

C'est l'auteur lui même qui le dit : Stalker - Juan Asensio, moi, je n'ai pas lu le livre, mais je recommande à ceux qui ne l'ont pas vu, le film de Béla Tarr : Les harmonies Werckmeister, un chef-d'oeuvre, là, c'est moi qui le dit.