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Blog des ELS La Revue Littéraire


samedi 29 mars 2008

491. Raoul Vaneigem. Traité.

"Il n'y a pas de communication authentique dans un monde où les fétiches gouvernent la plupart des comportements. Entre les êtres et les choses, l'espace est contrôlé par les médiations aliénantes. A mesure que le pouvoir devient une fonction abstraite, la confusion et la multiplication de ses signes a besoin de scribes, sémanticiens et mythologues, qui s'en fassent les interprètes. Dressé à ne voir autour de lui que des objets, le propriétaire a besoin de serviteurs objectifs et objectivés. Les spécialistes de la communication organisent le mensonge au profit des gardiens de cadavres. Seule la vérité subjective, armée par les conditions historiques, peut leur résister. C'est de l'expérience immédiate qu'il faut partir si l'on veut briser les pointes de pénétration les plus avancées des forces oppressives."

R.V.

490. Savoir-vivre, le "retour"..

Sous le titre : La politesse pour les nuls Astrid de Vergnette-Larminat évoque dans le Figaro le livre coédité avec Flammarion : «Le Carnet du savoir-vivre» de Laurence Caracalla et la baronne Staffe.

Voici ce qu'elle en dit, ce matin:

"On croyait que les pavés de 68 avaient eu la peau des règles de politesse. Que le bon goût désormais consistait à être soi-même, spontané, sincère en toutes circonstances et à se comporter égalité oblige avec une dame comme avec un homme, avec ses aînés comme avec ses copains ? Il n'en est rien. Les convenances reviennent en force avec le besoin de repères. Laurence Caracalla, nourrie au lait du savoir-vivre par ses parents, fut attachée de presse pendant quinze ans : elle est bien placée pour savoir que la politesse est l'huile de rouage des bonnes relations… S'inspirant des conseils de la baronne Staffe, auteur d'ouvrages de référence sur les us et coutumes de la bonne société du XIX e siècle, elle a rédigé un manuel didactique mais jamais austère ni guindé. Selon elle, certaines façons de faire et de dire sont des traditions sur lesquelles on ne peut transiger : à table, une femme ne se sert pas en vin ; l'homme la précède en entrant dans un restaurant ; on ne fait pas le baisemain dans un lieu public ; on présente toujours la personne la plus jeune à la plus âgée, etc. Mais ce livre est également un traité de bonnes manières contemporaines : le métro, le téléphone portable, le Vélib', la correspondance par mail posent des questions inédites de civilité. L'auteur y répond avec bon sens et humour. Mais aussi avec sérieux : la politesse n'est-elle pas la porte d'entrée du respect ? Et l'étiquette, une forme d'éthique ? Un livre astucieux qui donne envie d'être poli."

On est loin du projet de "Traité", mais c'est un signe.

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