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dimanche 11 mai 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 11 mai 2008
Voici le Plateau Télé de Patrick Besson dans le dernier Figaro Magazine :
"J'interromps cette émission car Jean-Pierre Elkabbach vient de m'annoncer une nouvelle bien triste : Laurent Ruquier, notre ami Laurent, votre ami Ruquier, vient de mourir. Il m'est difficile de dire ainsi, en direct, tout ce que je ressens dans le moment présent. Laurent, ce n'était pas que le rire. Sous le comique, il y a toujours un homme et un homme, d'abord, c'est un coeur. Oui, je voudrais parler ce soir, alors que nous venons d'apprendre la mort de Laurent Ruquier, de son coeur. C'était un grand coeur. Nous tous qui étions ses amis, et vous tous qui êtes aussi ses amis, nous le savions. Nous en avons eu la preuve à maintes reprises, notamment quand Laurent a, dans son infinie générosité, ramené dans son équipe des gens dont personne ne voulait ailleurs. Je pense à Éric Naulleau, dont un parisianisme mal placé a oublié trop vite qu'il était l'auteur d'un roman ayant obtenu le prix Renaudot des lycéens. Ou à Gérard Miller, le psychanalyste qui parle tout le temps et n'écoute personne. C'était ça, Laurent : le berger qui cherche jusqu'au bout de la nuit la brebis égarée, le bon Samaritain toujours prêt à partager son eau et son mil avec le premier venu. Laurent n'était pas qu'un homme de radio et de télévision. C'était aussi un auteur de théâtre et non des moindres. Il nous faisait rire mais nous bouleversait aussi. Cet auteur complet, il est temps de le pleurer tous ensemble, sans pour autant que cela calme la brûlure de notre chagrin. Je revois son bon visage sans cesse éclairé d'un sourire brillant d'intelligence, ses yeux persans auxquels nul ridicule n'échappait. Il pourfendait, avec une acidité qui n'était jamais méchante, contrairement à d'autres jaloux de la presse écrite, les pensées toutes faites et les lieux communs de notre époque politiquement correcte. Attendez, on me passe une autre dépêche. C'est la famille de Laurent. Notre ami n'est pas mort, il est aux sports d'hiver à Courchevel. C'est en tous cas une bonne nouvelle. Nous présentons évidemment nos excuses aux proches du fantaisiste et à tous les spectateurs. En tout cas, Laurent, tu sais maintenant le bien qu'on pensera de toi quand tu ne seras plus là."
Patrick Besson.
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samedi 10 mai 2008
Par Laure Limongi,
samedi 10 mai 2008
Les Éditions Léo Scheer ont la joie de souhaiter la bienvenue à Octave Mentzel-Scieux, né le 8 mai et saluent affectueusement ses parents, Laure et Jean-Baptiste, rédacteurs pour La Revue Littéraire. Allez, courage, les nuits blanches pourront servir à chroniquer les livres de la rentrée littéraire entre deux biberons... et à écrire des textes pour Écrivains en séries...
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Par Léo Scheer,
samedi 10 mai 2008
Nous en étions aux premiers chapitres du "conte" d'Éric Vigne : Le livre et l'éditeur, et nous avions commencé à faire des calculs : pour un livre vendu 10 € HT nous avons 0,75 € pour le distributeur, 3,75 € € pour le libraire, 1 € pour la diffusion (représentants), soit 5,5 € qui transitent par le groupe distributeur/diffuseur (paiement à 3 mois). Ensuite 2€ pour l'imprimeur, 1,5 € pour le travail sur le texte (corrections, littéraire, maquette) 1 € pour l'auteur. Reste : 0,5 pour l'éditeur et ses charges fixes. La question est : comment le numérique est-il susceptible de modifier cette économie?
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vendredi 9 mai 2008
Par Laure Limongi,
vendredi 9 mai 2008
Suite à mon voyage littéraire au Brésil, me voici donc à présent rédactrice pour l’excellent site Cronòpios que j’ai déjà évoqué ici. J’en suis extrêmement fière. Edson Cruz, l’un des éditeurs du site, a créé pour moi la rubrique « chroniques versatiles », qui sera donc, en français et mensuellement nourrie. Le premier texte publié est consacré à ''Cavale'' de Nathalie Quintane dont l’un des livres, Début, a été traduit en portugais du Brésil chez 7 Letras (''Començo'').
Et pour les lusophones, n’hésitez pas à vous perdre dans les méandres de Cronòpios. Edson Cruz a également raconté le débat autour de la question des blogs littéraires qui s’est tenu à São Paulo sur son blog, Sambaquis.
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Par Laure Limongi,
vendredi 9 mai 2008
Oui, Léo, en effet, Hélène Bessette mérite bien quelques billets et même plus. Voici donc une amorce de début d’introduction de choses à dire sur cet immense auteur… La biographie de Julien Doussinault à paraître aux Éditions Léo Scheer en octobre prochain devrait un peu éclaircir le mystère.
Ci-dessous, mon texte d’introduction au dossier consacré à Hélène Bessette dans La Revue Littéraire n° 28. Je vous conseille fortement la lecture des textes de Nathalie Quintane, Frédéric Léal, Céline Minard, Mathieu Bénézet et Julien Doussinault dans cette même revue.
Je précise également que Bernard Noël a écrit une postface au Bonheur de la nuit et que Florence Giorgetti et Robert Cantarella ont écrit des postfaces (une chacun, pour tout dire) à Suite suisse, qui est l’un des textes clefs de cette œuvre – qui ne comprend pas de livres faibles… Allez, c’est bien la rançon de son existence tragique : Hélène Bessette est incontournable : Lire la suite
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jeudi 8 mai 2008
Par General,
jeudi 8 mai 2008
Pour l'Evèque de Pont L'Évèque. Monseigneur, comme vous me l'avez demandé, voici la photographie du jeune Childéric que je confie à votre haute protection. Comme Madame Rebuse a dû vous en prévenir, cet adolescent court un grand risque en cette nuit de pleine lune. Puissiez vous, Monseigneur, l'en détourner.
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mercredi 7 mai 2008
Par Léo Scheer,
mercredi 7 mai 2008
J'espère que tout le monde aura remarqué et admiré cette "couverture-concept" inspirée de notre travail avec Jean-Pierre Raynaud à qui elle rend hommage. Je repense à ce magnifique roman où Hélène Bessette "évoque son exil en Suisse à la recherche d’un pays moins hostile à ce qui est considéré comme une activité marginale – l’écriture" en lisant cet article de Rue89 qu'elle aurait peut-être aimé (avec une illustration également "concept"). Je ne sais pas si c'est depuis que F.W. réside à Lausanne, mais il se passe des choses dans ce pays. Je ne parle pas que de cet engouement national qui fait fleurir ces couleurs sur toutes les librairies (parait-il) ni du "raidissement" que traduisent les projets soumis au votes. Dans son article, Robert Zimmerman nous explique que "le pays des matins calmes et des soirs paisibles est secoué par une histoire rocambolesque d’élu du peuple pris en flagrant délit de "coke attitude". Xavier Bagnoud, 40 ans, marié, député démocrate-chrétien (PDC), au parlement du canton du Valais, s’est en effet fait pincer le nez dans le sachet de poudre. Dans une vidéo distribuée à différents médias, on peut voir le Valaisan de droite, nu comme un ver. L’homme du parti de la famille raconte à une femme, qui le filme avec son téléphone, qu’il a acheté sa poudre "chez les Blacks à Lausanne". Il dessine ensuite une ligne sur une table et la sniffe." (Je n'ai pas retrouvé la vidéo sur le net, ce qui représente, en soi, une étrangeté supplémentaire.)
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mardi 6 mai 2008
Par Léo Scheer,
mardi 6 mai 2008
Ici (dans les librairies) et maintenant (6 mai, an 40) le RALBUM est là, avec Éric Chevillard, François Bon, Emmanuel Tugny, Éric Meunié, Nathalie Quintane, Nathalie Talec, Stéphane Bérard, Jérôme Mauche, Olivier Mellano, Yann Linaar, Arm, Claire Guezengar, Laure Limongi, David Wahl. Et ce n'est qu'un début.
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Par Léo Scheer,
mardi 6 mai 2008

Proposition de Christian pour le classement des M@nuscrits.
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lundi 5 mai 2008
Par Florent Souillot,
lundi 5 mai 2008
Dix nouveaux m@nuscrits sont disponibles à la lecture cette semaine :
- Konsstrukt, Soulseek (201 p.)
- Narlud, Prévenez Anne (3 p.)
- Konsstrukt, VItriOL (128 p.)
- Artno, Les Primeurs d’un primate (51 p.)
- Aspirant, Jeu : l’autofiction est-elle pour vous ? (7 p.)
- Serge D., Un étrange bonheur (5 p.)
- Marie Lebrun, Grégoire (18 p.)
- L’Islandais, Sex à Reykjavik (9 p.)
- Juliette Mézenc, Femme côté Nord (113 p.)
- Nic, À droite en entrant (7 p.)
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Par Laure Limongi,
lundi 5 mai 2008
Après une mission culturelle. Outre des lectures de mes livres, j’y ai effectué deux types de conférences : l’une traçant un panorama – subjectif – de la poésie contemporaine en France à travers ses divers courants : poésie du vers, poésie « blanche », poésie sonore et action, poésie « narrative », poésie multimédia… ; l’autre s’intéressant au développement des sites et blogs de littérature en France. Les deux ont été reçues avec un enthousiasme chaleureux envers la littérature française aussi bien à Porto Alegre qu’à Rio de Janeiro, São Paulo et Salvador de Bahia. De nombreux échanges avec les écrivains et directeurs de revue (Carlito Azevedo de Inimigo Rumor, Marcio-André de Confraria do Vento…), les éditeurs (j’ai enfin rencontré, entre autres, Denise Natale et Sérgio Pinto de Almeida, les éditeurs brésiliens de José Agrippino de Paula) et les écrivains de blogs. Je vous invite notamment à visiter le remarquable site littéraire Cronòpios qui a quelques ressemblances formelles avec le site des Éditions Léo Scheer – notamment l’interface TVCronòpios.
(Photo : Emmanuel Tugny, LL & Alfredo Aquino du blog Ardo Tempo, à la Palavraria de Porto Alegre, quartier Bom Fim.)
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Par Léo Scheer,
lundi 5 mai 2008
On regrette parfois que les auteurs ne participent pas plus souvent aux discussions sur les blogs. Celui-ci est d'ailleurs un des rares où ils le font. Je pense aux débats passionnants avec Saphia Azzeddine ou Nicolas Jones-Gorlin et, plus récemment à la lettre de Gabriel Matzneff. Voyant apparaître son nom, parfois utilisé par d'autres comme pseudo, je lui ai demandé d'ajouter un "signe de reconnaissance" afin de pouvoir vérifier l'origine de ses commentaires. À travers cet échange, m'est clairement apparu à quel point l'anonymat devenait un obstacle.
"Ce qui gêne, m'écrit Gabriel Matzneff, c'est le côté "lettre anonyme". Hier, seuls les minables envoyaient des lettres anonymes aux journaux et les rédacteurs en chef foutaient celles-ci directement au panier. Jamais un journal sérieux n'aurait publié une lettre non signée, sans les coordonnées précises du signataire. Aujourd'hui, sur Internet, nous, qui signons de notre nom, apparaissons à visage découvert, nous discutons courtoisement avec des inconnus (pas toujours courtois) qui signent Truc ou Machin, dont nous ignorons l'identité, dont nous ne savons pas si, derrière tel pseudo, se cache un vieillard à barbe blanche ou une jeune fille de quinze ans ; nous légitimons, par nos réponses, par notre courtoisie, cet anonymat de nos correspondants que je persiste à juger malsain, voire indécent. Nous pouvons remercier Dieu (s'il existe, ce qui n'est pas certain) qu'Internet n'ait pas fonctionné entre 1940 et 1944. Tu imagines les lettres de dénonciation à la police de Vichy ou à la Gestapo, qui furent déjà trop nombreuses, si les anonymes sycophantes avaient eu à leur disposition la toile infinie des blogs !!!".
Des exemples fréquents démontrent à quel point ces dérives peuvent conduire à une véritable pathologie, entre mégalomanie, paranoïa et délire de persécution et décourager ceux qui espéraient que le net serait un nouvel espace de la liberté d'expression. En fait, l'anonymat conduit à un "trollisme" global qui détourne un outil d'expression culturelle pour le transformer en espace d'inscription de symptômes pathologiques. Ce phénomène évoque, pour moi, une des caractéristiques des espaces collectifs : il y a, depuis toujours, cette idée que ce qui est collectif, au lieu d'être perçu comme la propriété de tous, est considéré comme n'appartenant à personne, et donc destiné à être vandalisé. Je pensais à cela à propos des Velibs, dont le saccage récent est particulièrement révélateur. Comment faire? N'aurait-il pas été souhaitable de proposer, dès le début de l'Internet, des règles internes comparables à celles de la presse écrite. Il n'est peut-être pas trop tard pour y penser.
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dimanche 4 mai 2008
Par Léo Scheer,
dimanche 4 mai 2008
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vendredi 2 mai 2008
Par Léo Scheer,
vendredi 2 mai 2008
Le néologisme "Diotope" intrigue; voici la préface du livre Diotopes de Bruno Aveillan écrite par Marcos Lutyens, qui est "éclairante".
"En Colombie, dans la culture Tairona, les jeunes enfants choisis
pour devenir chaman sont mis à l’écart de la société.
Leur isolement s’inscrit dans la tradition Tairona selon laquelle les apprentis doivent être élevés dans une obscurité totale.
Durant toute leur enfance et leur adolescence, ils se lèveront dès le coucher du soleil, se formeront pendant la nuit, et se retireront avant le lever du jour.
Les nuits de pleine lune, les apprentis devront couvrir leur tête et leur visage comme des habitants du désert se protégeant du soleil.
En renonçant à voir normalement, les apprentis apprennent à
compter sur une perception sensorielle autre que celle de leurs
yeux, forçant leurs capacités intuitives à s’épanouir.
Une fois leur apprentissage terminé, les chamans sont replongés dans le cycle normal du jour et de la nuit, mais le changement profondément ancré dans leur hiérarchie sensorielle aura des conséquences infinies sur leur façon de percevoir le monde. Imaginez l’éblouissement de ces tous jeunes “prophètes” Tairona lorsqu’ils sont exposés pour la première fois à la forme explicite du monde extérieur en pleine
lumière. Lire la suite
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jeudi 1 mai 2008
Par General,
jeudi 1 mai 2008
Lorsque je leur avais annoncé la publication de mon premier roman, L'Amour impossible, aux Éditions Léo Scheer, dans la collection Melville, mes amis m'avaient prévenu qu'il risquait de passer inaperçu. Je leur avais répondu qu'il y avait là une remarquable attachée de presse, que j'aurais des articles partout et que ses amis journalistes avaient bien l'intention de me trompeter. Quelle ne fut pas ma surprise, chère Anne Procureur, de ne lire à son sujet que cette petite note anonyme dans une obscure revue : "L'Amour impossible est un petit roman très spirituel, très raffiné, très moderne. Il s'agit d'une femme à la mode, d'une lionne qui vole son amant à une autre femme de ses amies, et qui, pourtant, n'en profite guère ; car elle et lui sont blasés, et ils ont beau faire, ils ne peuvent s'aimer. Le style, le langage, le costume et les moeurs de ce roman sont du dernier moderne ; la mode y joue un grand rôle." C'est un peu court, ne trouvez-vous pas ? Et encore, je vous épargne les quelques gros mots d'indignation et de condamnation qu'on me rapporte, par-ci, par-là, et si gros, si gros qu'en vérité je me demande si nous sommes en province aussi bêtes qu'en Angleterre, de moralité hypocrite et ennuyeuse. Devrai-je, chère Anne Procureur, me résigner à ne rien apprendre d'une Critique qui ne prend la peine que de dire le peu que cela vaut ?
Votre Jules Barbey
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