L'huître Perlière est un site de "lecture de manuscrits, entraide et discussions littéraires". Becdanlo nous a fait parvenir cette note de lecture du M@nuscrit de Géraldine Barbe :

"Voila, j'ai fini la lecture du Livre de Barberine: Râter Mieux.

Il est bien ce texte, une tranche de vie comme on dit aujourd'hui pour ne pas dire un journal. Autobiographie ou pas ? Finalement, ça n'a pas tellement d’importance, car même s'il s'agit d'une fiction, on ne peut pas écrire de cette façon sans avoir un peu vécu les situations décrites dans ce livre.

Une actrice qui ne travaille pas, est-ce comparable à un boulanger au chomage? Peut-être pas, car l'actrice joue de son esprit, de son corps et quand elle n'a plus de personnages à incarner le vide existentiel devient effrayant. J'aime bien les ambiance en hui-clos et avec le livre de Barberine je suis gâté, car on assiste ici à l'enfermement le plus rude qui soit: celui sur soi-même. Les autres paraissent lointains, presque irréels: les serveurs de café, les voisins de table, les employés de l'Anpe; tout ce petit monde dialogue dans la tête de la narratrice. Cette dernière n'a qu'un mot d'ordre en tête: s'en sortir. Des questionnements quotidiens, des remises en question, des doutes jusqu'à se demander: qui est "je"?

"En vacances je est-il toujours un autre? malheureusement oui"

Le pronostic? Il est sombre, à l'image de l'épilogue. Au souhait de la narratrice: "Je voudrais que l'on me dise oui", j'aimerais lui répondre: Oui! L'écriture de ce texte est déjà quelque part une réussite, puisqu'aujoud'hui vous pouvez vous faire "entendre"... et espérer des réponses.

Barberine a un style, une petite voix qui ne nous est pas étrangère: la nôtre quand nous sommes dans notre propre intimité... c'est pour ça qu'elle nous parâit si familière.. et qu’elle nous fait un peu peur ?"

Becdanlo. Le 9 décembre 2007