C'est la rentrée. Cet aprés midi, j'irai, comme ce jeune homme, au 15 Bd Raspail, à la Librairie Gallimard de Marie-Christine Besson et Jean-Luc Marchand. C'est une de mes préférées à Paris. Créée en 1921 par Gaston, on y trouve 20.000 références de cette Maison et, bien sûr, La Pléiade. Antoine a raison d'être fier d'avoir préservé cette Rolls-Royce de l'édition française. En 1931, un jeune éditeur, dont la correspondance est à lire absolument, Jacques Schiffrin des éditions La Pléiade/J. Schiffrin & Cie, crée une collection géniale : la Bibliothèque de la Pléiade. (Il doit y avoir quelque chose de génétique car son fils, André Schiffrin, à New York, est le fondateur de The New Press). Jacques Schiffrin offrait ainsi des Å“uvres complètes d'auteurs classiques en format poche, Gide et Schlumberger, créateurs de la NRF, ne pouvaient laisser passer celà, ils intègrèrent cette collection aux éditions Gallimard en 1934. La Bibliothèque de la Pléiade développe alors l'appareil critique et devient La collection de référence.

Il y a aussi, dans le fond à gauche, une petite salle, où vous pourrez m'apercevoir souvent, perché sur une échelle, c'est l'antre de Paul Derieux, un des meilleurs libraires de Paris. On y trouve des tirages de tête. J'avais organisé avec lui la vente des Salomé à 300 euros signés par Weyergans, qui étaient partis comme des petits pains; mais aussi, à des prix abordables, ces cartonnages NRF dits Bonnet/Prassinos qui est ma collection de livres préférée. La librairie organise également des débats avec un public de passionnés. Nous avions fait une trés belle séance sur "Dominique Aury" présentée par Angie David et Jean-Claude Zylberstein. J'espère que nous pourront faire une nouvelle séance avec le numéro de La Revue Littéraire du Centenaire de la NRF en 2008.