Je suis en train de relire ''Corbière le crevant'' (à paraître en octobre) avec son auteur, Emmanuel Tugny, de trier les corrections à reporter ou pas (encore mille mercis à Fabienne Loye qui a fait un travail formidable et qui a passé tant de temps à rechercher et vérifier toutes les citations des Amours jaunes !) Parmi les énigmes le mot « saton » que je ne connaissais pas, qui est un mot d’argot me précise l’auteur, utilisé dans l’expression « coup de saton » et dont je retrouve en effet des occurrences grâce à Internet, par exemple : « â€œ Un coup de saton dans le porridge froid qui est en nous â€?, c'est ainsi que Zidi définit ce que doit être un film. » mais également, dans un lexique de rugby : « Saton (coup de saton) : coup de pied intentionnel généralement à destination de la tête d'un adversaire pour lui rappeler la règle du hors jeu, ou lui signifier de ne pas mettre sa tête là. Synonyme : coup de chausson, coup de tatane, remonte Bebert, coup de sandale. » Je sais, je sais Albert, mon cher Albert (je ne vous savais pas collectionneur de photos de Sylvie Vartan. Mais pour corroborer votre exhortation, il se trouve que je lis La Chartreuse de Parme – dans l’édition du Divan – dans le bus 80, matin et soir, depuis une dizaine de jours ; il y a certes moins de soleil qu’à Los Angeles), vous, vous deviez connaître « coup de saton ».

Hé oui, dans un livre à/pour/avec Corbière, on ne parle pas zeugme ou cadence majeure. Mais vie et nécessité de l’écriture. Pas vie de salon mais coup de saton.