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vendredi 3 juillet 2009
Par Léo Scheer,
vendredi 3 juillet 2009
Cher François,
merci pour votre lettre amicale qui permet de rétablir quelques erreurs d'interprétation que j'ai pu commettre et qui concernent nos deux démarches (dont j'ai toujours pensé qu'elles étaient tout à fait compatibles). Je pensais, mais dans une logique trop hâtive et rudimentaire, que, lorsque vous mettez en vente un texte numérique en ligne, vous ne souhaitiez pas que le même texte soit accessible gratuitement sur un autre site. (Ce serait d'ailleurs mon point de vue à votre place) j'en ai donc conclu, à tort, que vous demandiez une exclusivité; J'espère que vous me pardonnerez mon erreur (qui n'avait rien dans mon esprit d'une "attaque), j'ai le plus grand respect pour votre démarche rigoureuse et courageuse, et cela ne me viendrait jamais à l'esprit de vous "attaquer". (désolé si ma formule a pu être interprétée comme telle. Peut-être que je me laisse prendre par l'ambiance de notre blog...)
leo
En tout cas, voici, pour qui suivent nos expériences le message reçu ce matin, que j'ai eu envie de reprendre ici tant il rejoint nos discussions actuelles sur l'édition et le Web :
"Cher Léo (et vos m@nuscrits)
juste un salut amical, si vous voulez bien
Il y a de cela maintenant pas mal de mois, Léo Scheer nous avait fait comprendre, à moi et quelques autres amis, que son blog était d’abord celui de ses éditions, et pas une plate-forme générale de discussion. Je m’en suis discrètement retiré, d’autant plus facilement que nous n’avons pas la même pratique du respect personnel dans les commentaires, et leur déferlement anonyme. Lire la suite
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jeudi 2 juillet 2009
Par Florent Georgesco,
jeudi 2 juillet 2009
Nous râlons parfois contre les choix des journalistes, injustice inévitable puisque nous ne pouvons pas ne pas penser que tous nos livres méritent la une de leurs journaux, et qu'ils ne peuvent pas, semble-t-il, partager l'intégralité de notre point de vue. Mais il y a des détentes, et d'heureuses surprises, comme cette dernière de la saison du "Monde des livres", l'émission de Florence Noiville sur LCI, où la journaliste, sacrifiant au rituel des lectures de vacances, choisit Toute une affaire de Sibylle Grimbert. C'est peut-être en juin, quand les batailles se calment en attendant la suivante, que l'on peut commencer à savoir quels livres, dans les derniers mois, ont réellement marqué leurs lecteurs ; quels livres demeurent, passés les premiers emballements, sincères ou fabriqués. Que Toute une affaire soit du lot me paraît naturel, je le disais dès sa sortie, et nous en avons tous, ici, été toujours persuadés. Mais il est réjouissant de voir ce genre d'évidence partagé, surtout à l'occasion d'une émission à ce point réussie.
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Par Léo Scheer,
jeudi 2 juillet 2009
Je reçois aujourd'hui le nième mail du genre : "Commentaires : Bonjour, J\'ai fait paraître il y a quelques mois un manuscrit (.. ..... ........) dans votre rubrique M@nuscrits. Un éditeur étant intéressé par ce texte, que dois-je faire pour le supprimer de M@nuscrits? Bien à vous, X-Y Z."
M@nuscrits est, dans sa version numérique, un site d'auto-édition gratuite. Il s'agit d'une offre proposée aux auteurs de manuscrits. Dans son principe, ceci doit permettre à n'importe quel éditeur de trouver des texte à publier et il bénéficie du même service gratuit, offert par un de ses concurrents.
À partir du moment où le texte fait l'objet d'un contrat d'édition destiné à la vente d'un livre (papier ou numérique) il me semble que le site M@nuscrits devrait être associé à cet accord d'une façon ou d'une autre. Ne serait-ce d'ailleurs pas au confrère/concurrent de nous prévenir ?
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mercredi 1 juillet 2009
Par General,
mercredi 1 juillet 2009
Article très intéressant dans la Revue des Ressources ce matin : "Léo Scheer et le label "écriture d’internet".
Il y a de manière évidente un aspect commun aux choix des auteurs de la blogosphère Dahlia et Wrath (1) par l’éditeur Léo Scheer pour faire décoller sa nouvelle collection m@nuscrits, choix à travers lesquels semble se dessiner une stratégie éditoriale : celle de publier avant tout des marques, celles-ci étant censées représenter "l’écriture d’internet". Lire la suite
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mardi 30 juin 2009
Par Laure Limongi,
mardi 30 juin 2009
Frédéric Junqua parle de son premier roman, KART, à paraître le 26 août. Roman entre anticipation et geste baroque. Vous pouvez également en lire un extrait ici.
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Par General,
mardi 30 juin 2009
À la suite d'une scission au sein du C.L.E. (Comité de lecture Elargi), et d'une vacance des pouvoirs en place, un Coup d'État, une véritable tentative de Pronunciamento Blogosphérique vient d'être menée par le G.C.B. (Grand Conseil Babouk.) pour en finir avec le C.T.U.C. Le Baboukisme est-il un Bakouninismes ? Au CTUC, personne ne répond.
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lundi 29 juin 2009
Par Léo Scheer,
lundi 29 juin 2009
Dans le nouveau numéro # 33 du magazine PREF MAG, une double page illustrée par les très belles photograhies de Kelly B, est consacrée au livre de Dahlia : Adore qui vient d'être publié dans la collection M@nuscrits. L'article est signé Antoine Dole. Dans l'entretien, dahlia explique avec une grande clarté la démarche de M@nuscrits. Je ne crois pas qu'on puisse le trouver sur le Net, il faut acheter le magazine en kiosque. Je pensais, qu'au début du moins, le buzz autour M@nuscrits se ferait uniquement sur le web, il semble que la presse commence à s'intéresser au phénomène. Merci à Dahlia de l'avoir si bien expliqué dans cet entretien.
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vendredi 26 juin 2009
Par General,
vendredi 26 juin 2009
« Son Absence » est un écrit publié après la mort brutale de son auteur. On ne peut s'empêcher d'y chercher des signes, de découvrir une trace de prémonition. Dans l'avant propos, l'éditeur Léo Scheer, rapporte l'un de ses derniers échanges avec l'auteur qui venait de subir un accident de la route:
« Quand je me suis retrouvé dans l'ambulance avec des lumières des pompiers et des flics dans la nuit, les parfonds des couloirs d'hôpital, le médecin, les radios, les larmes de ma mère, les coups de fil de la famille, la tête prise dans un étau, le tout tourbillonnant, j'ai eu une pensée assez floue sur la vanité à écrire et être lu. Comme de découvrir, ou plutôt pressentir que mes désirs et besoins sont peut être ailleurs cachés? Je ne sais. » Lire la suite
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jeudi 25 juin 2009
Par Laure Limongi,
jeudi 25 juin 2009
... Et aujourd'hui, un article de Claire Devarrieux en première page du Cahier Livres de Libé. L'équipe de la rédaction l'évoquait dans la page audio "sous les couvertures" enregistrée le 16 juin et diffusée hier. Vous pourrez lire l'article à cette adresse très prochainement.
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mardi 23 juin 2009
Par Laure Limongi,
mardi 23 juin 2009

Bel article de Raphaëlle Leyris dans Les Inrocks n°708 sur Ida ou le délire suivi du Résumé d'Hélène Bessette - dont on avait déjà parlé ici et là. Je vous laisse le soin d'en télécharger le PDF ici.
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Par General,
mardi 23 juin 2009
Wrath & M@nuscrits
Léo a proposé à Wrath une publication papier de son manuscrit Crevez tous, useless Cunts, avec comme condition que ledit manuscrit soit préalablement publié dans l'espace réservé à cet effet sur le site des ELS, afin d'organiser une discussion avec les lecteurs.
Outre cet épisode, et la prochaine publication papier des Séditions de Karl Mengel, des questions récurrentes se posent sur la logique éditoriale de la collection papier M@nuscrits, telle qu'elle s'exprime dans les avant-propos de l'éditeur des ouvrages publiés, sur le rôle exact de l'espace de discussion m@nuscrits, sur la définition des "écrivains d'Internet" ou des "écritures du net", etc.
Cette discussion est l'occasion de réfléchir à toutes ces problématiques et d'en débattre avec l'équipe des ELS.
Participants : becdanlo, Marco, LMarg, Jean-Clet Martin, Gondolfo, N.L.R., Alex, Ludivine Cissé, Dahlia et Gaël, nic, Babouk, Le Rimailleur, Serpentin coloré, Diogène de la Toile et Ninon, Robert, Anisée, clic, Marie, Paul Bunyan, Faustroll, Marlou, l'Eau Dass et ...
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lundi 22 juin 2009
Par General,
lundi 22 juin 2009
La Blague, - cette forme nouvelle de l'esprit français, née dans les ateliers du passé, sortie de la parole imagée de l'artiste, de l'indépendance de son caractère et de sa langue, de ce que mêlent et brouillent en lui, pour la liberté des idées et la couleur des mots, une nature de peuple et un métier d'idéal ; la Blague, jaillie de là, montée de l'atelier, aux lettres, au théâtre, à la société ; grandie dans la ruine des religions, des politiques, des systèmes, et dans l'ébranlement de la vieille société, dans l'indifférence des cervelles et des cœurs, devenue le Credo farce du scepticisme, la révolte parisienne de la désillusion, la formule légère et gamine du blasphème, la grande forme moderne, impie et charivarique, du doute universel et du pyrrhonisme national.
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dimanche 21 juin 2009
Par Léo Scheer,
dimanche 21 juin 2009
L'avenir est aux éditeurs qui comprennent la modération mais ne sont pas, pour autant, des éditeurs de presse.
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Par General,
dimanche 21 juin 2009
Hier sur FB, quelqu'un a soulevé le problème de Eros et Thanatos, alors j'ai songé à déposer ces pages.
« L’illusion et l’éros » selon Olivier Clément
cf : (La révolte de l’Esprit, Olivier Clément, 1979)
« …Dans l’érotisme d’aujourd’hui, on sent à la fois la quête, presque désespérée d’un autre et celle, non moins tragique, d’un paroxysme qui ferait oublier la mort : « Image écho reflet d’une naissance perpétuelle, C’est gagner un instant Pour ne plus jamais douter de durer », écrivait Eluard.
Il y a quelque chose de « religieux » dans l’éros. Wilheim Reich parle à son propos d’«énergie cosmique primordiale ». Les érotiques sacrées de l’Inde et de la Chine ne disent pas autre chose. La Chine traditionnelle cherchait dans certaines techniques amoureuses le secret de la longévité, le tantrisme indien, celui de l’illumination…
Mais il s’agit d’ascèse difficiles où l’élan sexuel maîtrisé, intériorisé. On ne le laisse pas se matérialiser dans la semence, c’est-à-dire dans un processus de procréation, on le retrouve en quelque sorte dans un processus de régénération, plus vital en Chine, plus spirituel dans l’Inde. Le partenaire reste un moyen. L’autre comme tel est ignoré. La sexualité est à la fois exaltée et transportée dans une autre dimension.
L’Occident actuel au contraire voudrait trouver dans l’exercice même de la sexualité – une sexualité le plus souvent stérile, mais nullement intériorisée – à la fois la plénitude de la vie et la rencontre d’autrui. C’est sans doute une illusion : fuite loin de « Dieu », ignorance de l’autre. Les vieux ascètes savaient bien que le désir, quand il se fait passion, est « une quête de Dieu inversée en refus de Dieu ». La passion transforme le désir de « Dieu » en complicité du néant.
Nos « révolutionnaires » du sexe entonnent le chant du « principe de plaisir », tel que Freud l’a d’abord mis en valeur : nous voulons tout, et tout de suite ! « Tutto, subito », comme le clamait le haut-parleur des gauchistes dans le film « La classe ouvrière ira au paradis ». Mais Freud a aussi montré que l’homme, s’il veut se construire, doit affronter « le principe de réalité ».
La « sublimation » de la pulsion sexuelle est nécessaire pour bâtir une société, une culture. Il est vrai que ce genre de diagnostic reste chez Freud, dans son univers sans transcendance, un constat plutôt mélancolique : c’est ainsi, ou c’est la libération des fauves que nous portons en nous.
Après 1920, Freud avait découvert, en effet, qu’il existe non pas une seule pulsion fondamentale, la « libido », mais deux, l’Amour et la Mort. EROS et THANATOS. Le revers du désir est la mort. Lire la suite
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samedi 20 juin 2009
Par Léo Scheer,
samedi 20 juin 2009
En attendant d'avoir notre site communautaire, j'ai envie de faire évoluer le blog dans cette direction et d'offrir la possibilité à tout le monde de mettre en ligne des billets. (ce qui le rapproche d'un site communautaire sans en avoir la complexité logicielle).
Nous avons fait le test pour le Jardin d'Epicure, et je trouve que ça fonctionne bien : 887 commentaires pour le premier, 277 pour le deuxième, pour le moment.
La méthode est simple :
1) Écrire, devant son commentaire : Billet
2) Écrire le titre du billet et le pseudo de l'auteur.
3) Donner les infos cachées dans le backoffice : adresses mail et site.
Je reprends ces commentaires comme billets dans la rubrique "Général" avec le nom de l'auteur et le titre. L'auteur gère son fil comme sur son blog. (on peut modérer pour lui).
Cela peut être intéressant pour signaler la mise en ligne de M@nuscrits qui ont moins de visibilité avec l'interface automatique et n'ont ni couverture ni 4e (nous allons, j'espère, y remédier bientôt), mais c'est "ouvert à tout" comme les Jardins d'Èpicure. (je ne ferai pas de modération dans les fils de ces billets qui seront gérés par les auteurs.
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