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dimanche 16 novembre 2008

870. Bio.(11)

Après une première alerte, trois ans auparavant, mon père meurt d'un infarctus du myocarde en 1974. Je n'y étais pas préparé, je change d'axe.

Précédents : (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8).(9).(10)

vendredi 14 novembre 2008

869. Les m@nuscrits de la semaine 14.11.08

- Serge Uleski, Actualité et Société - Littérature et Écriture : Abécédaire II (D à H) - 44 p.
- Éric Meije, Etoiles mortes - 20 p.
- Alexandra L, Un Pur moment - 2 p.
- Alexandra L, No Propriété - 6 p.
- Aubin Teo , Les mariés du Darfour - version II - 88 p.
- Alex, Apprivoiser l'éphémère - 110 p.
- Genevieve Senger, Avant d'avoir aimé - 44 p.
- Leila, Brèves, brèves - 4 p.
- Sandrail, Mes mots à toi - version longue - 16 p.
- Nic, En avoir deux - texte intégral - 138 p.

jeudi 13 novembre 2008

868. Les idées heureuses de Didier da Silva

Didier da Silva, l’auteur de Treize mille jours moins un, tient également, depuis quelques mois, un blog, Les idées heureuses. Dans la lignée des « gueuloirs électroniques », selon l'expression de Claro.

Et c’est en effet une riche idée que cette succession d’extraits de livres aimés, de notes de lecture, de textes (notamment l’hilarant feuilleton de l’été « Miranda » 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8), de reliefs professionnels et quotidiens, de « suites de l'affaire Lumière », de musique (l’auteur étant lui-même pianiste comme le Sam de son roman – l’analogie s’arrête là, la pédale du piano de Didier da Silva n’est pas cassée et il a deux chats). Et en plus, depuis hier, il reçoit la visite de son premier troll, ça se fête ! Mais je vous laisse y aller voir.

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mercredi 12 novembre 2008

867. Kafka Cola

En librairie aujourd'hui : Kafka Cola d'Alessandro Mercuri, un étrange et troublant petit livre où vous apprendrez notamment ce qui s'est passé à Roswell, quelles relations Benoît XVI entretient avec John Austin, ce que Neil Armstrong a réellement dit en posant le pied sur la lune et s'il s'agissait bien de la lune, ou combien de films français emploient le mot petit dans leur titre et quels titres portent les films de Burd Tranbaree ; vous aurez, de surcroît, des nouvelles de Polyphème de Sicile, Descartes, YHWH, Thérèse d'Avila, du docteur Mabuse et de Gorgias, aussi bien que de Patrick Le Lay, George Bush, Adidas, Bart Simpson, Sony, Nike, L'Oréal ou Elvis Presley. Bref, vous vous promènerez, avec un guide qui vous inspirera une saine méfiance, dans un univers paranoïaque, baroque, éclaté, hagard, errant, perdu, drolatique, mélancolique, ridicule, tragique, avant de vous apercevoir qu'on vous a tendu un miroir. Vous rirez jaune, mais du moins vous aurez ri, ce qui n'était pas gagné puisqu'en somme il s'agissait de vous prévenir que le monde que vous avez connu s'est effondré et que ce qui s'annonce sera terrible.

dimanche 9 novembre 2008

866. Mademoiselle de Biche par Noëlle Renaude

J’ai rencontré Noëlle Renaude, qui écrit pour le théâtre, grâce à l’œuvre d’Hélène Bessette. Elle en est une fervente lectrice. C’est Julien Doussinault qui a permis cette connexion, comme beaucoup d’autres, les « bessettiens » ne se connaissant pas forcément les uns les autres avant sa « réapparition ».

Noëlle Renaude était présente à la soirée Laureli du 16 octobre et a ensuite lu Mademoiselle de Biche d’Emmanuel Tugny. Elle lui a envoyé une lettre que j’ai eu envie de vous faire lire. Elle a eu la gentillesse d’accepter que je la reproduise ici et je l’en remercie vivement.

« J’ai lu avec joie Mademoiselle de Biche, à la fois ravie par “l’invraisemblable récit” et épatée par le savant de la chose, son désordre et son empilement des références, sa jubilante construction à vue. J’y ai vu des traces, encore, de cette théâtralité ancienne, visiblement abandonnée mais qui nourrit, c’est clair, le débridé corseté des paroles. J’ai été heureuse d’entrer dans votre écriture, car il faut y entrer, et après y vivre, se laisser faire par elle, s’y cabrer et s’y fourrer. (…)

Je pense que la critique se trouve avec Mademoiselle de Biche devant une énigme du genre “genre” : à quel genre ce type d’ouvrage peut-il bien appartenir ? Il n’est pas correct. La fiction s’invente par à-coups. La langue échappe au sens et l’inverse. Il y a des ogres et plein de métaphysique. Ça commente en même temps que ça fabule. Il faut y entrer et se laisser faire, je le redis parce que c’est vrai, et que ça peut constituer un obstacle pour le critique pressé, rêveur, paresseux, ennuyé Qu’il faut aussi se débarrasser de tout ce qu’on croit y voir, y déceler, y retrouver, il faut s’empêcher de se dire ah tiens Musset, ah tiens on dirait Delteil, ah mais non et puis zut (je ne vous l’ai pas dit mais la fin est magique, le sol qui colle au talon et tout le fout le camp jusqu’à la page blanche…) J’ai aussi beaucoup d’amis écrivains qui publient ici ou là chez des grands, des petits éditeurs et qui souffrent eux aussi du même manque de regard. C’est une maladie d’époque. J’ai appris à faire avec. Et à ne plus lire les critiques. Mais les livres. Seulement les livres. »

865. Journée Apollinaire (suite) : Vincent Roy

Pour prolonger l'article de Christophe, voici un texte magnifique, extrait du Temps ouvert de Vincent Roy, en librairie depuis mercredi. Il est comme le commentaire de la dernière citation donnée par Christophe : "La grande force est le désir." Ou comment le corps de Madeleine, rendu à nouveau miraculeusement présent dans les mots (ces mots qui font que l’on vit), sauve Apollinaire de la mort pourtant certaine, des hurlements des bombes, des mouches bleues, et lui donne, une dernière fois, le sentiment que la vie, le désir l'emportent sur tout - fatalité, guerre, désespoir, devenus dérisoires face à l'éclat de la chair. Eclat qui est, entre beaucoup d'autres, mais au centre, le sujet du livre de Vincent, sur lequel je reviendrai ici un jour prochain. En attendant, pour ce quatre-vingt-dizième anniversaire, Apollinaire :

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863. RL Bis : Apollinaire par Christophe Henning

Les dessins de Guillaume Apollinaire : la rêverie du poète

Les Dessins de Guillaume Apollinaire, choix et présentation de Claude Debon et Peter Read, Buchet-Chastel, 153 pages, 39,50 euros

Il y a exactement quatre-vingt-dix ans, le 9 novembre 1918, Apollinaire est emporté par la grippe espagnole. À deux jours de l’armistice, voici que l’immigré polonais, volontaire pour les tranchées, blessé en 1916, enfin naturalisé en 1917, s’éteint après deux rudes années. L’urgence poétique ne l’a malheureusement pas immunisé. Très affaibli par sa blessure à la tête, il n’a pas résisté à l’épidémie.
Bien sûr, l’anniversaire de sa mort est une bonne occasion de se plonger dans les écrits d’Apollinaire. Mais la publication des dessins tombe à point pour (re)découvrir aussi comment étaient imbriquées création poétique et esthétique picturale chez l’auteur-inventeur des Calligrammes. « La présence dans les carnets d’Apollinaire de pictogrammes, de hiéroglyphes et de signes cabalistiques témoigne de l’intérêt qu’il porte à tout système de communication rapprochant l’écriture et le dessin », avertit Peter Read dans la présentation des carnets du poète.
Il ne cessait de griffonner, dans ses carnets, ses lettres, sur un coin de table, au fond de la tranchée… Apollinaire « dessinait » ses poèmes : « Ses manuscrits et carnets sont ornés de centaines de croquis, plus ou moins automatiques, foisonnant de créativité. » Avec presque cent vingt pages de fac-similés, le recueil édité par Buchet-Chastel fait entrer avec plus de corps dans la pensée onirique d’Apollinaire. Son art, c’est la poésie, mais le croquis semble sa respiration. La pensée discursive, au bestiaire étrange et fantasmagorique, s’affirme dès les dessins de jeunesse. L’image est un prétexte à l’échappée imaginaire. Le dessin, un pré-texte à la formulation poétique : « La plupart du temps, les dessins sont griffonnés en marge d’un texte en cours d’élaboration. La création poétique est relayée par le dessin, qui exprime autrement l’affect à l’origine du désir d’écriture », explique Claude Debon.

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samedi 8 novembre 2008

864. Extension du domaine de la blogosphère chez les filles.com (5)

Fondé par Patrick Lienhardt avec quelques amis issus des secteurs de la publicité (Marc Le Norgant s'occupe depuis dix ans de marketing viral), de l'édition et du web (fondation en 1997 du site littéraire parutions.com (P.Lienhardt est aussi l'auteur de deux biographies en collaboration avec Olivier Philipponnat), ce site : Chez-les-filles.com créé en septembre 2007, propose un annuaire des meilleurs blogs féminins classés en 28 catégories, allant des blogs de lectrices au blogs de loisirs créatifs en passant par les blogs consacrés à la mode, à l'illustration, à la cuisine etc. Le deuxième service proposé par le site est un réseau social regroupant plusieurs milliers de blogueuses qui souhaitent faire connaître leur activité et promouvoir leurs blogs favoris. Il propose également un nouveau type de service de presse qui permet de soumettre les livres publiés à cette zone de la blogosphère.

vendredi 7 novembre 2008

862. Les M@nuscrits de la semaine. 07.11.08.

Tellou, Ma place auprès d'elles
Eric Meije, Teel
Antoine HL, Poussière olfactive
Serge Uleski, Actualité et Société - Littérature et Écriture -abécédaire I : A à C
Alexandra L, Le monstre
Alexandra L, Sur les quais
Satarnalive, Stratégie de Barcelone
Julia Fontesse, Le retour de la comédie de mœurs
Pierre Dumoncel, Sens dessus dessous
Eric Meije, Manœuvres

861. Sister Sourire, une pure tragédie

On n’est pas encore devant cette satanée bûche à se demander comment la faire dévorer discrètement par le chien – déjà gros et aveugle, ce n’est pas très charitable – de mamie que nous envoyons déjà à l'impression la « rentrée de janvier » et pensons même programmes de février, mars, avril… C’est le quotidien de l’édition, à la fois dans le présent des livres parus (communication, presse…) et anticipant.

Côté Laureli, c’est Claire Guezengar qui publiera son deuxième livre, après Ouestern, le 7 janvier, en même temps que la fête des Rois, ce qui tombe plutôt bien puisqu’il y est question de Sœur Sourire, enfin plus exactement, de Sister Sourire, racontant sa vie de roman à la première personne.

Vous devez vous souvenir de Sœur Sourire et de son fameux tube international : « Dominique, nique, nique » dont la réputation a dépassé largement le cadre des années 60. Elle avait même, à l’époque, détrôné Elvis Presley du Bilboard ! Mais connaissez-vous la suite de son histoire, nettement moins pop et glitter ? Peu après son succès, celle dont le véritable nom était Jeanne Deckers quitte le couvent et vit avec une femme, Annie Pécher (de son véritable nom, si, si). La réadaptation à la vie profane est difficile, surtout lorsque le fisc lui réclame des sommes astronomiques alors qu’elle n’a pas touché un seul centime des recettes de sa fameuse chanson : en tant que nonne, en vertu des vœux de pauvreté et d’obéissance, le couvent en avait bénéficié à sa place…. Elle tente de relancer sa carrière musicale pour se renflouer mais accumule bide sur bide. Prise au piège de cette situation absurde, ruinée, désespérée, le dénouement ne peut être que tragique.

Claire Guezengar s’empare de cette histoire terriblement romanesque en imaginant la nonne très rebelle, une punk qui serait née un peu trop tôt, en somme. Ce que confirme, a posteriori, un extrait de son journal que Claire a déniché il y a quelques semaines : « Redécouverte, en plus des joies corporelles, du sport, de mes masturbations vécues comme une fête, et qui, voilà du neuf, m’amènent à remercier Dieu de ce corps de joie créé pour Lui, à la louange de Sa gloire. »

jeudi 6 novembre 2008

860. M.O.E.P.F.W. (15).

Episode particulier de notre feuilleton, F.W. s'est retiré dans un endroit secret, si secret que je ne peux rien dire. Il y a du Montaigne dans sa démarche, mais je ne sais pas s'il a déjà réussi à installer sa Librairie et à graver ses maximes sur les poutres de sa pièce de travail. En attendant, je sais qu'il dialogue avec certains animaux de la ferme et qu'il y a un très bon restaurant, pas très loin. Il m'a demandé de le prévenir si je venais le visiter, car il faudra téléphoner pour être sûr que le restaurateur est bien disposé, exceptionnellement, à ouvrir son établissement.

mercredi 5 novembre 2008

859. Christian Domec

Nous poursuivons l'évaluation sur le Net de l'expérience de M@nuscrits avec la notice très complète de Christian Domec. Vous trouverez les liens sur son site : Roseau ou le parti d'en livre.

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858. Barberine chez Betty : post-apéro-vernissage-signature

Comme Géraldine l'a révélé dans un commentaire, je suis en possession de quelques photos de la soirée de lundi, chez Betty, en l'honneur de Rater mieux. Je ne vais pas tout vous montrer, mais quelques-unes appartiennent en somme à ce blog, certaines de ses vedettes y faisant des apparitions plus ou moins fantomatiques (je pense à notre ami clic, flou parmi les fleurs). Je ne vais pas non plus vous présenter tout le monde, Dieu reconnaîtra les siens (moins physionomiste que Lui, je n'ai d'ailleurs pu reconnaître tous les visages, que leurs propriétaires veuillent bien m'en excuser). Je me contenterai de vous signaler la présence, dans le désordre, de Barberine, évidemment, de son livre (les piles indiquent que nous étions en début de soirée : à la fin, il ne restait rien), et de Manuel Montero, Dahlia, Christian, Marilou, Léo, Guy, Alex. Est également présente (sur un escalier) notre hôtesse, Betty. J'aperçois enfin Roland Zemour, qui à ma connaissance ne fréquente pas ce blog, mais qu'il convenait que je mentionnasse (pardonnez-moi : une conversation avec une auteur m'a mis hier en veine de subjonctifs). Sont en revanche absents, par hasard, outre votre humble serviteur, qui respirait le bon air de Paris sur le trottoir, Nicolaï Lo Russo, Anne Procureur, Isabelle Viéville Degeorges et le jeune Arthur. Toutes les photos sont dues à Anne Loubet, que je remercie.

Ajout du 7 novembre :
Cinq photos supplémentaires. Apparition, dans le désordre, de Marie Délmarès (que les ELS remercient pour la caisse), Isabelle Viéville Degeorges (auteur de Baudelaire, clandestin de lui-même), Arthur Degeorges, Anne Procureur, René Loyon, Wilfried ("un jeune chanteur plein de talent", GB/B), Anna Prucnal (porteuse d'un béret), Jean Mailland (caché par les tulipes), Anne Steffens, Benoit Forgeard ("réalisateur de génie", GB/B) et Emmanuel Chaumet. Géraldine s'étonne de ma propre absence, alors que, selon ma mode, j'ai fait la fermeture. Je devais être dehors. "Le trottoir est père de toute chose." (Montherlant)

Ajout du 9 novembre :
Last but not least : le personnage devenu mythique pour tous les lecteurs de Rater mieux, le choupichou, le héros secret de la fête : Solal soi-même, en pleine méditation.

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857. 02h28 chrono le 05.11.2008

mardi 4 novembre 2008

856. Alex in Wonderland

Je poursuis l'inventaire des bilans de M@nuscrits ici et là. Voici celui d'Alex in Wonderland sur son blog bipolaireadonf :

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