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Blog des ELS La Revue Littéraire
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lundi 27 juillet 2015

2270. Place Colette de Nathalie Rheims par Yaël pour TOUTE LA CULTURE

Le nouveau roman de Nathalie Rheims : Place Colette ne sera en librairie que le 19 août 2015, pourtant le "buzz" a déjà commencé :

« PLACE COLETTE » : PREMIÈRES AMOURS THÉÂTRALES PAR NATHALIE RHEIMS

Nathalie Rheims continue de raconter en désordre et avec un talent les épisodes passionnants de sa vie. Dans Place Colette, ce travail autobiographique touche à la fragile adolescence, au premier amour et à la vocation de comédienne. Riche et beau.

Note de la rédaction : ★★★★★

Sortie d’une longue et douloureuse tumeur que la médecine de l’époque a eu du mal à repérer et à soigner, la jeune Nathalie passe l’été de ses 12 ans dans la villa familiale en Corse où les mondanités parisiennes de son père illustre et coureur se poursuivent. Tandis que les aînés de la fratrie batifolent, celle qui est encore une petite-fille cache un corps déformé autant par la maladie que par l’adolescence qui commence et lit.

Plus à l’aise avec les adultes, elle croise pas mal de célébrités (Dalida entre autres) et un comédien de 45 ans dont elle s’éprend. Non plus comme une enfant mais aussi comme une femme. Qui sait ce qu’elle veut devenir : comédienne.

Charnel, sensuel et très précis sur la métamorphose de la petite-fille en femme, ce roman abouti de Nathalie Rheims est vibrant de vie, de nostalgie et brille par son compte rendu fidèle, lucide mais très sensible de ce qui a pu se passer, 35 ans auparavant. Une tranche de vie et une éducation sentimentale très touchants. Nathalie Rheims, Place Colette, Léo Scheer, 320 p., 20 euros. Sortie le 19 aout 2015.

Yaël le 26 juillet 2015

vendredi 12 juin 2015

2269. La Revue Littéraire des ELS, Prix Rive gauche à Paris de la meilleure revue littéraire.

LE PRIX «RIVE GAUCHE A PARIS»

Année 2015 – Cinquième édition

Les Membres permanents du Collège 2015 sont

Sybille de Bollardière, écrivain, Cypora PetitJean-Cerf, écrivain, enseignante, Virginie Le Gallo, libraire, Ariane Bois, journaliste, critique littéraire, écrivain, Brigit Bontour, critique littéraire, Amandine Cornette de Saint-Cyr, écrivain, Baptiste Liger, journaliste Livres et Cinéma, Eric Guillotte, écrivain, Serge Joncour, écrivain, scénariste, Lauren Malka, journaliste, critique littéraire, Stéphanie Dupays, haut-fonctionnaire, critique littéraire, Jean-Marc Levent, directeur commercial (Grasset), Véronique de Bure, éditrice, romancière, Natacha Boussaa, écrivain, JP Christopher Malitte, écrivain, responsable éditorial, Eric Neirynck, écrivain, chroniqueur littéraire, Ariane Charton, biographe, essayiste, Léon-Marc Lévy, directeur du magazine La Cause Littéraire, Arnaud Le Guern, écrivain, éditeur, critique littéraire, Olivier Vanghent, écrivain, Eric Dubois, poète, Julien Cendres, écrivain, Pierre Bisiou, éditeur, écrivain, Delphine de Malherbe, écrivain, scénariste, metteur en scène,

et

Laurence Biava, présidente du Collège, romancière, chroniqueuse littéraire,

Les Prix Rive Gauche à Paris couronneront une œuvre littéraire écrite en langue française et une œuvre littéraire traduite en langue française parues dans les 6 derniers mois. Ainsi qu’une revue littéraire.

Les lauréats seront élus par un Collège de 25 membres, composé essentiellement de personnes appartenant au milieu littéraire.

Les trois Prix Rive Gauche à Paris seront décernés le 25 juin 2014 à la librairie L’œil Ecoute, un des Partenaires Officiels du Prix.

Les membres du Collège ont établi jeudi 11 juin 2015 leur troisième sélection.

Les œuvres littéraires de langue française en lice sont

Une idée de l’enfer – Philippe Vilain - Grasset

Le voyant – Jérome Garcin - Gallimard

L’Indésiré – Stephan Lévy-Kuentz – Editions Dumerchez

Vernon Subutex – Virginie Despentes - Grasset

Les œuvres littéraires traduites en langue française en lice sont

Mémoires d’un bon à rien – Gary Shteyngart - Editions de l’Olivier traduit de l'anglais (États-Unis) par Stéphane Roques

L’ours est un écrivain comme les autres – William Kotzwinkle - Cambourakis Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nathalie Bru



Les revues littéraires en lice sont

Nunc – revue de création culturelle et littéraire – Editions de Corlevour

Dissonances – revue francophone de création et de critiques littéraires

La Revue Littéraire - Editions Léo Scheer

LUI, magazine culturel et revue littéraire.

mardi 12 mai 2015

2266. La Solitude du témoin de Richard Millet par Félicia-France Doumayrenc pour ACTUA LITTÉ

L'isolé absolu.

« Nous vivons sous le régime de la fin ».

Ce sont par ces mots que s'ouvre le dernier livre de Richard Millet Solitude du Témoin. Fin de la pensée, fin de l'écriture, fin du monde. Fin. Donc, pourquoi écrire si tout est sur le point de se terminer à jamais ? Pourquoi ? Puisque « Ce qui est mort est l'idée de culture en tant que civilisation, le Culturel lui, étant l'alliance du divertissement et de la Propagande, c'est-à-dire un conditionnement de masse opérant au nom même du narcissisme individuel ».

Parce que Richard Millet le dit lui-même : « Mais oui ! Je vois et j'écris. La phrase est le lieu de ma solitude et de ma non-ouverture. (…) Mon style est l'écho de mon origine dans la langue, ce que je fus, suis et serai : la singularité par quoi je ne cesse de témoigner de la langue ».

Ce livre, cet essai, ces fragments (il est difficile de mettre dans une case ce texte) est un point de vue sur le monde, l'écriture, sur le déclin d'une société, l'islamisme, la déchristianisation, la défaite de la langue littéraire, le consumérisme, l'individualisation petite-bourgeoise, le capitalisme mondialisé, la bien-pensance, la déculturation, l'anti-racisme d'Etat.

Si Richard Millet a voulu être macabre et faire frémir son lecteur, il s'est trompé. Ce qu'il dit est grave, parfois pesant, on peut être en opposition complète avec ses idées politiques et sa vision sur le monde, mais quelle langue ! Quel talent ! Ce livre est jubilatoire lors de certaines anecdotes comme celle-ci « François Hollande (…) m'envoie ses vœux (…). Deux phrases. La première comporte deux erreurs : “necessaire” est écrit sans accent, et il n'y a pas de point à la fin d'une phrase. (…) Comment gouverner sans orthographe ? La faute d'orthographe n'entraîne-t-elle pas l'erreur politique ? », mais, surtout fort juste, et on l'aimerait pessimiste sur le déclin réel de notre langue et de la linguistique, ainsi explique-t-il : « Apocope et aphérèse. Proposez à des imbéciles le mot “rando” au lieu de randonnée, ou “appli” au lieu d'application, ou encore “ado” pour adolescent, ils choisiront d'emblée l'abréviation. », or il pointe, avec justesse, une attristante réalité.

Richard Millet écrit un texte sans concession sur le monde, mais ce qui est le plus frappant est qu'il ne s'en fait pas, non plus, à lui-même.

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2268. Les revues littéraires par Bernard Quiriny dans l'OPINION

Certes, les revues n’occupent plus la même place qu’à l’époque du Mercure de France, de La NRF, de La Table Ronde mais la situation n’est pas si dramatique

Comment vont les revues littéraires ?

On dit souvent qu’elles se portent mal, par comparaison avec le monde anglo-saxon. En vérité, la situation n’est pas si dramatique. Certes, les revues n’occupent plus la même place qu’à l’époque du Mercure de France, de La NRF, de La Table Ronde.

Mais elles existent, se multiplient, se transforment. La Revue Littéraire, lancée en 2004 par Léo Scheer, fait sa mue sous la houlette de Richard Millet, nouveau rédacteur en chef. Pestiféré depuis trois ans, Millet n’a plus rien à s’interdire ; autant dire que sa version de La Revue risque d’être intéressante. Au sommaire du numéro 57, Dominique de Roux, Marc Fumaroli, Henry Raczymow, notamment.

Dans un autre registre, L’Atelier du roman de Lakis Proguidis compile dans son quatre-vingt-unième numéro les interventions faites en septembre dernier à Thélème, nouveau rendez-vous annuel des écrivains de la revue, sur le thème de la liberté. N’y manquez pas, entre autres, le texte désopilant de Pascal Fioretto sur les festivals et la vie d’écrivain.

Autre registre encore : Feuilleton, aux éditions du Sous-sol (pilotées par Adrien Bosc, et ainsi nommées parce que nées dans une cave, rue Charlemagne), sort ce printemps son treizième numéro, consacré à la musique. Un format hybride, entre littérature et journalisme, qui tient du mook de luxe, pour employer ce mot à la mode. Les papiers des précédents numéros, souvent passionnants, sont republiés simultanément dans quatre anthologies thématiques (faits divers, économie, drogue, bizarreries), en poche.

Des revues naissent, aussi. Voici, chez Grasset, le premier numéro du Courage, dirigé par Charles Dantzig, sous une couverture rouge vif. Vingt-et-un auteurs y sont réunis. Particularité : les textes en langue étrangère ne sont… pas traduits. La revue étant annuelle, il reste donc douze mois pour se mettre à l’italien afin de lire Fausto Melotti, ou à l’anglais pour lire Patrick McGuiness. (Etrangement, le texte de Chun Se, sur la littérature chinoise, est accompagné d’une traduction. Sans doute douze mois ne suffiraient-ils pas pour apprendre le chinois). Le Courage se décline aussi en collection de textes littéraires ; on trouve parmi les premières parutions un beau livre de Laurent Nunez, Si je m’écorchais vif, sur Rimbaud, Laforgue et Hugo.

Enfin, Christian Bourgois met à l’honneur la Paris Review, célèbre trimestriel anglophone né en 1953, où ont écrit tous les grands. Après deux recueils d’entretiens, ce nouveau tome propose une sélection de nouvelles parues dans la revue, choisies par des auteurs d’aujourd’hui. Une quinzaine de façons d’envisager le texte court, de Denis Johnson (présenté par Eugenides) à Donald Barthelme (présenté par Ben Marcus). Clou du spectacle : Aleksandar Hemon ressort Funes ou la mémoire, l’une des plus célèbres nouvelles de Borges. La Paris Review l’avait publiée dans son numéro 28, en 1962.

Paris Review, leçon de choses (traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj, Christian Bourgois, 436 p., 25 €)

La Revue littéraire n° 57 (Léo Scheer, 204 p., 10 €)

Feuilleton n° 13 (Editions du Sous-sol, 192 p., 15 €)

Le Courage n° 1 (Grasset, 440 P., 28 €)

L’Atelier du roman n° 81 (Flammarion, 186 p., 20 €)

Si je m’écorchais vif, de Laurent Nunez (Grasset, 185 p., 18 €)

2264. Les 30 ans de TV6, la plus jeune des télés, aux ELS le 1er mars 2016 par Léo Scheer

En novembre 2014, pour son trentième anniversaire, j'ai publié, chez Michel Lafon un livre où je racontais l'invention de Canal +.

Au 1er mars 2016, pour ses 30 ans, je publierai un livre aux ELS où je raconterai l'aventure, qui est la suite du livre précédent, de cette chaine de télévision qui fut la première année du 6e réseau national de télévision sur lequel émit, à partir du 1er mars 1987 la chaine M6 qui en était le prolongement.

TV6, remplacé par M6, tout le monde l'a oublié ne serait-ce que par la volonté de ses actionnaires qui, une fois indemnisés par l'Etat, ont préféré que la page soit tournée. Dans ce livre, je vais essayer de montrer à quel point TV6 a été un tournant essentiel pour les medias et la culture en France. Je vais créer un site qui lui sera consacré, où nous allons essayer de faire revivre ses archives qui ont disparu et où je tiendrai un blog qui sera la préfiguration de mon livre, accompagné, je l'espère, par d'autres blogs de ceux qui ont vécu cette aventure.

Avec le recul, on découvre, trente ans après, que les stars des années 80 qui furent lancés par TV6 rencontrent un certain engouement de la part d'une nouvelle génération, celle des enfants de ceux qui les ont portées au pinacle. L'Internet n'existait pas à l'époque de TV6. Peut-être va-ton découvrir que cette chaine était faite pour être sur Internet et que le moment est venu pour elle de commencer à vivre cette véritable existence.

Léo Scheer

mercredi 6 mai 2015

2263. La Revue Littéraire N° 57 (Avril/Mai 2015) par Félicia-France Doumayrenc dans ActuaLitté

Les revues littéraires tiennent une place importance dans l'histoire de la littérature. Place qui, malheureusement, n'est pas assez reconnue. Qui se souvient de l'origine des Temps Modernes fondés par Sartre et Simone de Beauvoir et qui analysaient avec acuité tant les événements politiques, que les nouveautés littéraires et qui continuent sans eux ? De même qui a gardé en mémoire, la magnifique revue fondée par Bernard Noël, André Velter et d'autres : Nulle part qui faisait écrire des écrivains et des poètes sur un thème déterminé (telle la beauté) et soulevait le lecteur par la qualité des textes ?

La Revue Littéraire publiée par les Éditions Léo Scheer est dans cette même veine et mérite qu'on s'y attarde. Le numéro 57, d'avril-mai : celle-ci paraissant tous les deux mois, est un remarquable montage de critiques, de chroniques, de notes qui rappelle le rôle essentiel du point de vue des critiques sur la littérature. On entre à pas feutrés dans la poésie de Fernand Ouellette qui dans des extraits choisis narre sa douleur de la perte de sa femme et nous fait découvrir une langue d'une beauté pure :

« Il n'y a pas de mort,

Sauf si je me tourne vers la présence invisible

Ou vers l'absence crue de la proximité ».

On savoure l'interview du musicien Régis Campo interrogé par Richard Millet qui vient de composer sur Quai Ouest de Bernard-Marie Koltès et qui explique « j'ai écrit ma musique, pas celle de Koltès. Il faut trahir le texte, le maltraiter, le dépecer, vampiriser les mots pour les transmuter en musique. Puis, c'est à travers la musique que le texte va renaitre de ses cendres. Un travail d'alchimie. »

On déguste et on s'amuse de l'éloge littéraire de Léo Scheer sur Michel Surya. Pour ceux qui l'ont oublié, Surya est l'auteur de l'exhaustive biographie sur George Bataille et le fondateur de la revue Lignes, publiée d'abord aux éditions Séguier, reprise par les Éditions Léo Scheer et qui maintenant s'édite elle-même. L'éloge littéraire de Léo Scheer est intéressant puisque celui-ci porte sur les rapports que Michel Surya entretient avec le défunt Maurice Blanchot.

Pilier de la littérature et, sans nul doute, un de nos plus grands écrivains français, Blanchot connu pour ses engagements politiques d'ultragauche n'a jamais voulu admettre ses écrits politiques d'extrême droite et avait désigné Jacques Derrida comme son exécuteur testamentaire afin que ceux-ci ne soient pas dévoilés.

Blanchot et Derrida sont morts, restent ses encombrants écrits qui ne sont toujours pas publiés. Léo Scheer remarque avec humour qu'après avoir lu le livre L'autre Blanchot de Michel Surya, « très joli brûlot sortilège qui ressemble un peu à du Blanchot avec, en plus, cette signature inimitable de la triple négative du patron de Lignes. Moins + moins = plus + plus moins… On se sait plus », il n'a pu « résister au plaisir de rire devant le spectacle de certaines contorsions de Michel Surya ». Quels sont actuellement les rapports de ces deux hommes qui ont, un temps, travaillé ensemble nous n'en saurons rien. Et, ceci n'appartient qu'à eux.

Mais une des choses les plus intéressantes de La Revue Littéraire est le journal de Richard Millet qu'il a décidé de publier tout en précisant : « Sans la conjonction d'événements et de signes qui peuvent recevoir ici le nom de Léo Scheer, ce journal aurait pris feu. Les flammes seront d'ailleurs mon critère de lecture, puisque, à mesure, que paraîtront les pages que j'en tire (et dont, je ne garde, en matière de date que l'année, je brûlerai les cahiers les concernant » in La Revue Littéraire de février-mars 2015).

Ces pages intimes n'en ont que plus de prix puisque l'auteur a pris la décision de les jeter au feu et ne laisse donc comme seule trace que les mots écrits dans la revue.

Il est temps de redonner une vraie place aux revues littéraires et en particulier à celle-ci dont la directrice de publication est Angie David qui est aussi la directrice des Éditions Léo Scheer. Une revue met l'écrit en perspective, oriente le lecteur, lui ouvre un nouveau regard, lui fait découvrir des auteurs, des textes pour la plupart inconnus du grand public.

Oui, il est grand temps de redonner aux revues littéraires leur titre de noblesse. Celle-ci en est l'exemple frappant. La Revue Littéraire des Éditions Léo Scheer donne envie de lire ce qu'elle critique, et publie. Elle est un pur chef-d'œuvre de ce que doit être toute revue.

Félicia-France Doumayrenc, Présidente des Ateliers de Granhoux, fondatrice des Nouveaux Etats Généraux de la Culture, écrivaine, peintre, pas aux abonnés absents, le 5 mai 2015

jeudi 16 avril 2015

2262. Michel Maffesoli, le philosophe voyou

Philosophie voyou.

mercredi 8 avril 2015

2261. "Solitude du témoin" de Richard Millet dans PARUTIONS.COM

ETAT D'URGENCE

«On n’écrit que pour échouer à dire ce qu’eût été notre vie sans l’écriture» (R. Millet, L’Orient désert, 2007).

Richard Millet (né en 1953) est l’exemple type de l’écrivain énervant : il est le plus doué de sa génération et s’il n’avait pas eu de démêlés avec le monde officiel de l'édition, il aurait pu devenir le nouveau Philippe Sollers, le grand écrivain de ce début de siècle déployant son réseau d’influence en tant qu’éditeur. Mais voilà, contrairement à son aîné, Millet ne fait pas dans le politiquement correct et ses propos l’ont quelque peu ostracisé du milieu mondain parisien. Quoique… pour un écrivain incompris et privé de soutien littéraire, sa bibliographie conséquente montre le parfait contraire, avec quatre livres publiés en moyenne par an dans des maisons importantes : Gallimard malgré la brouille, Pierre-Guillaume de Roux, Fata Morgana, à présent Léo Scheer. Quel écrivain doué mais boudé totalement par l’édition parisienne ne rêverait pas d’un pareil ostracisme ! Du coup, la posture aidant, l'auteur poursuit son œuvre romanesque et théorique dans la tradition des Bloy, Peguy, Claudel.

Solitude du témoin revient sur les enjeux politiques et sociaux de ce début de millénaire et prolonge des textes plus anciens. Le Désenchantement de la littérature (2007) pourrait en être l’incipit. La volonté idéologique de faire mourir la langue est vue comme le symptôme essentiel d’une décadence sociale, culturelle, économique et anthropologique évidente depuis 30 ans sous les régimes ultra libéraux. Malgré son apparente solitude physique et spirituelle, la thèse de Millet est relayée par un petit groupe d’intellectuels conscients et lucides de l’état de l’occident. De Baudrillard à Jean Clair en passant par Zemmour, Muray et même Onfray, ces grands axes de réflexion sont relayés dans des livres qui se vendent bien ; ce qui signifie qu’il y a la possibilité d'une alternance intellectuelle, fût-elle minoritaire : mort de la langue, décadence de la civilisation, menace des flux migratoires, faillite du catholicisme au profit d’une islamisation massive, rupture communautariste, consumérisme délirant, le tout orchestré par un ordre mondial libéral ; ces thèses sont développées par les dissidents que le système (médiatique et politique, de droite comme de gauche) tente malgré tout d’étouffer, de calomnier voire de censurer.

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lundi 6 avril 2015

2260. La Revue Littéraire N° 56 (Février/mars 2015) analysée par Murielle Compère-Demarcy pour LA CAUSE LITTÉRAIRE

En ce beau lundi de Pâque du 6 avril 2015, alors que, place Saint-Pierre, le Pape François a exprimé sa douleur, la tristesse qui domine les fêtes de Pâques 2015 dans le monde chrétien, après la "brutalité insensée" des djihadistes qui ont ciblé et assassiné au Kénia des étudiants chrétiens. Le message urbi et orbi a été marqué par l'évocation des persécutions antichrétiennes qui se déchaînent au Moyen Orient et en Afrique, offensive tous azimuts de Daech contre les porteurs de croix.

Dans ce contexte particulier, Murielle Compère-Demarcy a lu, décortiqué et commenté La Revue littéraire des éditions Léo Scheer, n° 56, février-mars 2015 (11ème année) :

N.B. : La Revue littéraire précise sur sa quatrième de couverture que tous les sommaires de la revue pourront être dorénavant consultés sur : www.leoscheer.com/catalogue et qu’ils seront bientôt en format numérique. Cette livraison du n°56 est une transition. La nouvelle Revue littéraire débutera le mercredi 15 avril 2015 (Avril/mai 2015; N° 57, avec comme Rédacteur en chef Richard Millet et Angie david comme directeur de la publication).

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mardi 31 mars 2015

2259. Conférence débat FRANC-MAÇONNERIE ET POST-MODERNITÉ LE JEUDI 9 AVRIL À 19h30

Le jeudi 9 avril à 19h30 À la Librairie Tropiques 63 rue Raymond Losserand Paris 14e

mercredi 25 mars 2015

2258. Richard Millet Prix de littérature André Gide 2015 pour Sibélius chez Gallimard

La Revue Littéraire a eu le grand plaisir d'apprendre ce matin que :

PRIX DE LITTÉRATURE ANDRÉ GIDE 2015 (soutenu par la Fondation Catherine Gide)

Le Jury du PRIX composé de : Marie Gil, Laurence Plazenet, Claude Arnaud, Philippe Forest, Robert Kopp, Eric Marty, Jean-­‐Benoit Puech, Peter Schnyder, Laurent Zimmermann, et présidé par Robert Kopp a décidé de remettre le Prix 2015 à :

Richard Millet pour SIBELIUS publié aux Editions Gallimard.

La remise aura lieu Jeudi, 9 avril, à 18 heures précises, à la Librairie Gallimard, 15, boulevard Raspail, 75007 Paris.

Elle sera suivie d’une lecture, d’une signature et d’un cocktail.

Le secrétaire du Prix : Jean-­‐Pierre Prévost jeanpierreprevost@wanadoo.fr

Nous rappelons que ce Prix de littérature André Gide, créé et soutenu par la Fondation Catherine Gide, remis cette année pour la première fois, a pour vocation de récompenser une œuvre de langue française dont les caractéristiques sont : la nouveauté, l’originalité formelle, et un rapport exigeant à la langue.

C'est dans Livres Hebdo ce vendredi, annoncé par Marie-Christine Imbault.

samedi 14 mars 2015

2257. Bonnes feuilles du Trésor Caché de Michel Maffesoli sur le site ATLANTICO

La franc-maçonnerie, une alternative au matérialisme

Dans "Le Trésor caché", Michel Maffesoli dévoile une franc-maçonnerie à l'opposé des clichés habituels qui la cantonnent, au mieux à la défense du progrès et du rationalisme, au pire à un groupement quasi mafieux. En revanche, il montre l’extraordinaire actualité de la franc-maçonnerie de tradition. Extraits de "Le Trésor caché" de Michel Maffesoli aux Editions Léo Scheer

Publié le 14 Mars 2015

2256. Le trésor caché de Michel Maffesoli. Entretien avec Emmanuel Tugny dans MÉDIAPART

Lettre ouverte aux franc-maçons, et à quelques autres.

Connaissance et fraternité, trésor caché : entretien avec Michel Maffesoli.

Au moment où le corps politique français délimite dans l’aigreur ses parties, ses « départements », détaille ses mansions, numérote ses abattis sur les ruines fumantes de « l’esprit du 11 janvier » -qui à la fois le complexent et le lénifient- , Michel Maffesoli livre Le Trésor caché, aux éditions Léo Scheer.

Dans cet ouvrage, au fil d’une écriture qui n’est pas indemne de romanesque, l’un de ces départements, de ces abattis, sans doute le plus silencieux et partant sans doute le plus « étrangement intrigant », la Franc-maçonnerie, voit défendue et illustrée sa vocation à édifier, depuis le retranchement, la soustraction volontaire, patiente et collective à l’indistinct immédiatiste du champ sociétal, une pensée en actes qui pose les fondements de la réalisation de son aspiration à ce devenir sage, universel, et fraternel qui est tout à la fois son en-puissance et sa mauvaise conscience.

Emmanuel Tugny : Cher Michel Maffesoli, pourquoi ce livre, pourquoi maintenant ?

Michel Maffesoli : Vous savez, cher Emmanuel Tugny, que depuis plus de trente ans je m’emploie à analyser ce que j’appelle la postmodernité, c’est à dire les changements de valeurs à l’œuvre dans notre société, le glissement de l’épistémè moderne à l’épistémè postmoderne.

Quels sont ces grands changements ? Je les résumerai en quelques points : passage du principe individualiste sur lequel a été construit la modernité au retour d’une idéal communautaire.

Deuxième changement : le rationalisme, c’est à dire la rationalisation généralisée de l’existence avait abouti à un désenchantement du monde ; or nous assistons à un retour du rêve, de l’inutile, des croyances, toutes choses qui avaient été évacuées comme des impedimenta dans la construction de la « via recta » du rationalisme moderne. Je parle de retour non pas de l’irrationalisme, mais de la raison sensible. C’est à dire la prise en compte de l’entièreté de l’existence, y compris le rêve, l’imagination etc.

Troisième glissement : le passage de la valeur travail, c’est à dire d’une société déterminée par les échanges de biens économiques à une société où la création prend tout son sens.

Voyons également le retour du qualitatif. Les idées et les choses ne sont plus déterminées uniquement par leur utilité, leur ustensilarité comme dirait Heidegger, mais par leur fonction esthétique. Qu’est ce que l’esthétique, sinon l’éprouver ensemble, le partage des émotions communes. C’est ce que j’ai appelé dans un précédent livre, le passage de l’homo economicus à l’homo eroticus.

Enfin, notre société postmoderne se détermine par son rapport au présent, son présentéisme. Alors que la société moderne, dans la droite ligne du monothéisme sémite (judéo-chrétien et musulman) ou marxiste se déterminait par rapport au futur, la société postmoderne ne vit plus dans le report de jouissance et intègre le passé dans ce présent, ce qui s’appelle la tradition.

Il m’est apparu alors quela Franc-maçonnerie, au contraire de ce que pensent un certain nombre des Francs-maçons était étrangement en phase avec ce nouvel imaginaire postmoderne.

Certesla Franc-maçonnerie est souvent assimilée aux Lumières, on la crédite d’avoir inspiré la Révolution française et sa valorisation de l’individu contre la corporation, l’utilitarisme contre les croyances inutiles, la construction d’un futur libéré et la rationalité triomphante.

Mais quand on s’intéresse aux fondements dela Franc-maçonnerie, à ses rites et à leur signification, à la quête qui est celle des Francs-maçons, on peut faire une lecture tout à fait différente.

Ce qui est le cœur battant dela Franc-maçonnerie, c’est ce que j’appelle une « pansophie initiatique ». Bien sûr, on peut taxer ces termes d’ésotérisme. Mais je veux tout simplement dire que ce qui lie les Francs-maçons, c’est une quête spirituelle, un intérêt pour le sociétal, c’est à dire un réel enrichi de l’imaginaire, du rêve. Je pense, et c’est là un des fondements de ma sociologie depuis toujours que l’invisible féconde le visible, qu’il y a une nappe phréatique qui irrigue en profondeur la vie des sociétés. Le qualitatif de l’existence ne peut être réduit au quantitatif.

Ce qui revient à dire que l’humanisme véritable, c’est à dire l’humain en son entier ne se résume pas à des préoccupations utilitaires.

C’est cela et non pas des préoccupations affairistes ou des volontés de pouvoir qui attire de nos jours les jeunes générations chez les Francs-maçons.

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lundi 9 mars 2015

2254. Michel Maffesoli dans Le Livre du jour de Philippe Vallet sur France Info - vendredi 6 mars 2015

lundi 2 mars 2015

2253. Conférence de Michel Maffesoli, le 5 mars au SEIN, pour la sortie de son livre "Le Trésor caché"

Le jeudi 5 mars 2015, à 18H30, l'occasion de la sortie de son livre, Le Trésor caché, Lettre ouverte aux franc-maçons et à quelques autres, Michel Maffesoli animera une conférence publique autour du thème "La Postmodernité et la vie de l'esprit", à la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale, 4 place Saint-Germain des Près, 75006 Paris.

RSVP obligatoire par mail:

hoteldelindustrie@gmail.com

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