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samedi 29 août 2015

2284. Gérard Collard et Valérie Expert distinguent Place Colette dans la rentrée littéraire

Pour Gérard Collard (Le libraire à la dent dure) et Valérie Expert, quelques mots résument leur déception après le battage mediatique accompagnant certains livres: pour eux, Angot, Binet, Libérati : c'est "ennui et inutilité". Ils concluent qu'il y a un livre qui se détache dans cette rentrée : Place Colette de Nathalie Rheims, "une pure merveille", "ça c'est de la littérature", disent-ils; les 3 autres "évènements" de la rentrée, "c'est du people" que cherchent à imposer certains medias. Ils retiennent aussi le livre de Delphine de Vigan D'après une histoire vraie comme étant de belle facture.

Écouter :

vendredi 28 août 2015

2283. Place Colette dans la première sélection du PRIX D'UNE VIE (Parisien + ONPC Laurent Ruquier)

Douze destins en concurrence. Lequel de ces romans biographiques sélectionnés par notre jury de neuf libraires remportera notre prix littéraire? Réponse le 23 octobre.

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jeudi 27 août 2015

2282. Place Colette dans les premiers coups de coeur de la rentrée littéraire 2015 du Parisien par Pierre Vavasseur

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Cette fois ci, c'est bien la rentrée.

2281. Nathalie Rheims dans "Europe 1 social club" de Frédéric Taddeï

Nathalie était hier soir invitée par Taddéï pour sa rentrée littéraire avec Amélie Nothomb et Alice Zeniter.

mercredi 26 août 2015

2280. Place Colette de Nathalie Rheims par Pierre ASSOULINE, La République des Livres

La République des Livres

Dans la vie comme au théâtre

Qui ne s’est jamais projeté dans la pièce d’un appartement ou d’une maison comme s’il se trouvait dans une pièce de théâtre ? Qui n’a jamais observé un repas auquel il participait d’un point de vue de spectateur ? Qui n’a jamais joué dans la vie comme il le ferait sur les planches ? Qui n’est pas habité par une pièce de chevet au point d’y calquer ses travaux et ses jours, inconsciemment ou pas, telles les trois héroïnes des Heures sur Mrs Dalloway ? Que celui ou celle qui n’a jamais…

Place Colette (320 pages, 20 euros, Léo Scheer) annonce le programme dès la couverture. Le titre est l’adresse de la Comédie-Française. Le « Nemours », bistro qui lui fait face, en est le centre névralgique. Nathalie Rheims y noue une double révélation : la découverte de l’amour et celle du théâtre. La narratrice de ce roman, qui ne lui est pas vraiment étrangère, passe trois années de son adolescence clouée dans un lit d’hôpital, enfermée dans une coquille de plâtre, à la suite d’un mauvais diagnostic. Des années au cours desquelles elle lit avidement, s’enivre de littérature classique, s’étourdit dans les grands textes. Grâce à un autre médecin qui reprend son dossier, elle est à nouveau opérée et parvient à en sortir. A se décarcasser au sens premier du terme. Se défaire de l’étau.

Sa résurrection, vécue comme une renaissance plus encore que comme un retour à la vie, coïncide avec la découverte du théâtre non plus seulement dans les textes mais sur les planches même. Un coup de foudre pour un comédien dans sa loge catalyse cette double révélation. A la seule vision de la forteresse du Français elle est prise de vertiges. Une folle passion clandestine l’unit au sociétaire. Lequel ? Aucune idée, et quelle importance… Disons qu’il devait être Cléante quand Robert Hirsch et Jacques Charon jouaient le Tartuffe, et à nouveau à leurs côtés dans le Malade imaginaire. Elle a 13 ans, il en a 43.

Sa vocation ? Comédienne, on s’en doute. Jean Périmony à l’Athénée guide ses premier pas ; Jean-Pierre Bacri est à côté ; Isabelle Adjani annonce la mort du petit chat et on croit l’entendre pour la première fois. A l’école des planches, et plus encore rue Blanche où elle entre avec le monologue de la Folle de Chaillot, on fait comprendre à la débutante que le théâtre, si ce n’est pas quelque chose de vital, une question de vie ou de mort pour employer les grands mots, ce n’est pas la peine. Marcelle Tassencourt, qui dirige le théâtre de Versailles, la remarque et lui propose de se joindre à troupe autour de Roger « Tartuffe » Hanin, qui deviendra son « chaperon attentif ». Là, ce sera Jean Le Poulain qui la remarquera et lui proposera d’être sa Columba dans Volpone. Et après Lavelli… La voilà happée. Une troupe, c’est une famille de cœur, dont son premier homme ne sera pas.

Autofiction, roman vrai, mensonge qui dit la vérité, peu importe. De la vérité, celle dont les accents ne trompent pas plus l’auteur que le lecteur, il en a la puissance. Pas de pathos ni d’autocomplaisance. Nul n’est épargné à commencer par le milieu dans lequel elle grandit : des grands bourgeois lettrés en villégiature perpétuelle à Saint-Florent (Haute-Corse) même quand ils n’y sont pas, pour lesquels elle manifeste une indifférence réciproque. La maison de famille est pleine d’écrivains et d’académiciens, des Michel Mohrt, François Nourrissier, Jean d’Ormesson dont les spectres passent.

La narratrice ne ménage pas non plus l’auteur qui avoue, très tôt, très jeune, son penchant pour les vieux, la séduction des visages creusés par les rides, les stigmates du passage du temps. Dans un récit fluide et plein d’humour, Nathalie Rheims laisse affleurer une sensibilité plus ferme que dans ses précédents romans. Place Colette porte la marque de cette réjouissante maturité. Et puis quoi, une narratrice qui éprouve une telle passion pour la cantate 51 de Bach « Jauchzet Gott in allen Landen! “ ne saurait être entièrement mauvaise… Il suffit de l’imaginer s’effondrant à l’écoute du récitatif pour se sentir à l’unisson.

De même s’imagine-t-on l’héroïne d’Une Antigone à Kandahar (The Watch, traduit de l’anglais par Antoine Bargel, 355 pages, 21,50 euros, Gallimard) descendant de sa montagne en fauteuil roulant après que ses jambes aient été arrachées par une explosion : elle vient réclamer à l’état-major de cette base américaine en Afghanistan le corps de son frère, chef d’une tribu pachtoune mort au combat. Mais qui est-elle au juste : une terroriste envoyée par les Talibans ou une sœur qui porte le noir de son deuil ? Le doute s’installe, puis la peur. Joydeep Roy-Bhattacharya, un romancier indien qui vit dans l’Etat de New York, ne parle pas d’Antigone dans le titre original de son roman ; mais il l’a encadré, au début et à la fin, de deux substantiels extraits de la pièce de Sophocle (dans la traduction française de Paul Mazon) sur la « vraie » souffrance d’une soeur : non la perspective de sa propre mort mais l’idée que mort, le fils de sa mère n’ait pas de tombeau.

N’en ayant pas lu beaucoup, j’ignore si cette histoire est, comme le dit le Wall Street Journal, « le premier grand roman sur la guerre d’Afghanistan ». Mais pour qui a suivi et suit en cours la chronique des événements courants dans cette partie du monde, la manière dont cet écrivain revisite Antigone à travers Kandahar donne une vision assurément inédite, puissante et saisissante de la tragédie à l’œuvre.

Avec Titus n’aimait pas Bérénice (312 pages, 17,90 euros, P.O.L.), on change de registre. Nathalie Azoulai annonce également le programme dès le titre, quoique de manière plus elliptique. Ici aussi, une histoire personnelle se noue à une histoire de théâtre. Mais une seule pièce et un seul auteur sont privilégiés. Bérénice et Racine. Comment lui a-t-il pu écrire ça ? Entendez : un homme comme lui, avec tout ce que l’on sait du courtisan et du janséniste, écartelé entre l’immensité de Versailles et le vallon de Port-Royal, une pièce comme celle-ci ?Dans sa Vie de Titus, Suétone remarquait :

« Titus reginam Berenicen statim ab Urbe dimisit invitus invitam

Aussitôt, Titus éloigna la reine Bérénice de Rome malgré lui et malgré elle »

Que de mystère et que d’énigme dans ce « malgré lui » et ce « malgré elle » ! Depuis, on en dispute à l’infini. Titus, empereur de Rome, aime-t-il vraiment Bérénice, reine de Palestine ? Si c’est le cas, pourquoi la quitte-t-il ? A-t-il le choix ? Si Titus la quitte, c’est qu’il ne l’aime pas comme elle l’aime.

C’est un roman de la souffrance amoureuse, d’un auteur qui a certainement lu et apprécié les livres de Pascal Quignard. L’esprit y est sinon la lettre. Non pas une nouvelle biographie de Racine, ce qui serait présomptueux après celles de François Mauriac, Georges Forestier, Alain Viala. Ni même un portrait, ce qui serait risqué après l’inoubliable Racine en majesté de Jean-Michel Delacomptée. Encore moins une exploration de la querelle Barthes/Picard ! Plutôt une intense célébration de la beauté, de la féminité, de l’actualité, du style raciniens à partir d’un point de vue original et rafraichissant. A peine pédagogique mais pas trop. Sans dédaigner le sens de la formule (« Racine, c’est le supermarché du chagrin d’amour ») mais juste assez. Avec un sacré goût du risque car il y en aura toujours pour juger que ce qu’elle écrit là ne souffre pas la comparaison avec ce qu’elle cite là.

Et si Nathalie Azoulai avait donné encore davantage de place à l’autre histoire de Titus et Bérénice, la plus contemporaine, si elle avait encore plus noué Port-Royal et le téléphone dans une même phrase, l’annonce de la mort de Titus et les nécrologies dans le journal, on ne le lui aurait pas reproché ; car cette Bérénice d’aujourd’hui, quittée par son Titus d’aujourd’hui revenu vers sa femme légitime, a le désarroi contagieux lorsqu’elle essaie de comprendre en interrogeant la tragédie de Racine. Plus que jamais, le chef d’œuvre en art, c’est ce qui nous explique ce qui nous arrive mieux que nous ne saurions le faire. Les vingt lignes finales sur la suppression de l’abbaye de Port-Royal et l’assassinat des morts du cimetière sont magnifiques. L’excipit, inoubliable :

«  On dit qu’il faut un an pour se remettre d’un chagrin d’amour. On dit aussi des tas d’autres choses dont la banalité finit par émousser la vérité ».

En filigrane de la passion amoureuse, au cœur du laboratoire d’écriture de Racine, ce roman se lit aussi comme celui d’une passion de la langue, de l’alexandrin et de la grammaire. On en ressort convaincu, si ce n’était déjà le cas, que Racine, c’est la France, et qu’aimer Racine, ici mis en abîme dans l’une de ses douze pièces, c’est aimer la France :

« Quand elle cite Racine, elle est soudain une amoureuse de France… »

A-t-on jamais écrit des vers plus poignants sur l’amour des femmes ? Pour toute explication, on dira qu’il l’a fait malgré lui et malgré elles…

Pierre ASSOULINE le 26 août 2015

lundi 24 août 2015

2279. Nathalie Rheims dans "Le Livre du jour" de Philippe Vallet sur France Info pour parler de "Place Colette"

dimanche 23 août 2015

2278. À suivre : Place Colette sur le site Facebook dédié à Nathalie Rheims par Jennifer

Facebook de Nathalie Rheims

jeudi 20 août 2015

2277. Place Colette de Nathalie Rheims par Gilles Martin-Chauffier dans PARIS MATCH

NATHALIE RHEIMS, INNOCENCE EN ÉMOIS

Quand une petite allumeuse de 12 ans décide de mettre le grappin sur un comédien de 40 ans, ça fait des étincelles !

Pour l'auteur, Place Colette est un "roman vrai inspiré de faits réels", elle a eu l'intention de l'intituler "Détournement de majeur"

Il n'y a plus assez de tabous. Ils nous manquent. Le mariage gay a fait du bien. Enfin un peu d'animation à Neuilly, à Versailles et à Passy ! Là-bas aussi on allait pouvoir arpenter les boulevards pendant les week-end. Hurler des âneries. L'ennui, c'est qu'on n'y croyait qu'à moitié.

Au fond, si deux tourterelles veulent convoler, ça ne fait de mal à personne. Il a fallu surjouer l'indignation. Tandis que la pédophilie, elle, continue à nous tourner les sangs. On n'est plus en 1970 quand on faisait semblant de prendre les enfants pour de possibles partenaires sexuels. On a remis les pieds sur terre.

D'où la stupeur qui va saisir les lecteurs de Nathalie Rheims. Son roman est aussi magnifique que scandaleux. Une Lolita nous parle. Et ça sonne effroyablement vrai.

Au début, elle a l'air pure comme l'eau. Elle s'ennuie en vacances en Corse avec ses parents, une bande d'intellos très chics qui ne se rappellent pas toujours le prénom de leurs bambins. On est en pleine haute voltige mondaine : Proust et Chateaubriand dînent à table, des imparfaits du subjonctif passent la tête, on rêve d'Académie, les citations pétillent comme l'eau de Vichy... La tragédie, c'est quand on a oublié ses lunettes de plongée.

Un soir, un acteur de la Comédie Française est invité à dîner. Et met le feu au coeur de la petite fille de 12 ans qui dort au bout de la table. Ainsi qu'à son récit. Jusque là, elle parlait avec une tétine dans la bouche. Soudain, son audace va faire tomber les dents du lecteur.

Cet homme de 40 ans, elle va se l'offrir. Car, attention, avec son teint de dragée, ses kilts plissés et ses soquettes blanches, la bambine ressemble à Marilyn comme un esquimau Gervais au pôle Nord mais, côté détermination, c'est Caligula. La petite puce boudeuse se transforme en grenade dégoupillée. Elle poursuit l'acteur jusqu'à Ajaccio pour voir du Molière, elle se fait inscrire aux après-midi du Théâtre-Français, elle se faufile dans les loges et, stupeur, elle arrive à ses fins. À 13 ans, douce comme la soie et dure comme l'acier, elle devient sa maîtresse.

Là un deuxième roman commence, car elle tombe amoureuse du théâtre en même temps que d'un acteur. Si vous pensez que les enfants sont des personnages ornementaux, ce livre va vous ouvrir les yeux au rasoir. On n'est pas chez Marivaux. Plutôt du côté de Racine. La conscience fait des noeuds que l'auteur tranche avec une innocence assassine.

Entre deux galipettes, elle se passionne pour la scène, suit des cours de comédie, passe le concours de la rue Blanche... Elle ne savoure pas la vie mais la brûle dans une urgence affolante.

Pour finir, sans lui en vouloir le moins du monde ni lui laisser le moindre espoir, elle congédie son amant après qu'il lui a appris toutes les muffleries masculines. Elle n'a pas 16 ans mais elle reste comme elle était à 12 : brûlante et polaire.

Un roman fascinant à glisser immédiatement dans l'enfer de votre bibliothèque.

Gilles Martin-Chauffier, le 20 août 2015.

2276. Place Colette de Nathalie Rheims par Thomas Ngo-Hong-Roche dans LES ÉCHOS

L’amour à la Comédie-Française

Dans « Place Colette », Nathalie Rheims se confie avec plus ou moins de bonheur sur son premier amour et sa découverte passionnée du théâtre.

Nathalie Rheims dévoile dans « Place Colette » son double amour pour les planches et un acteur du Français à travers une autobiographie fluide qui aurait mérité de s’attarder davantage sur sa passion du théâtre.

Pour tout amateur de théâtre qui se respecte, la Place Colette évoque la maison de Molière, la Comédie-Française. Avec un titre pareil, la prolifique Nathalie Rheims semble promettre en germe une incursion dans le cercle fermé des happy few théâtraux. Pourtant, ce « roman vrai » (une autobiographie en somme) s’attache à décortiquer dans ses moindre détails la passion de la jeune fille de douze ans succombant aux charmes d’un certain Pierre, de trente ans son aîné et sociétaire au Français. Le coup de foudre, au départ unilatéral, semble-t-il, s’abat lors du traditionnel séjour estival de la famille Rheims dans un village corse, Saint-Florent. Cette première rencontre littéraire et amoureuse s’effectue sous l’égide de Molière et de sa fameuse « École des femmes » ; Nathalie se métamorphose en Agnès ingénue des années 70 qui ignore encore tout des tourments et des délices de l’amour.

Après avoir passé trois ans cloîtrée dans une prison de plâtre suite à une erreur de diagnostic, la jeune Nathalie débarque dans un monde inconnu, à la fois effrayant et excitant : celui de la découverte amoureuse. Double roman d’apprentissage, « Place Colette » imbrique l’initiation sexuelle de la gamine inexpérimentée et la confirmation farouche de sa volonté de devenir actrice. Les confidences crues et abondantes de Nathalie Rheims sur son dépucelage progressif évoquent du sous-Nabokov et se complaisent dans des descriptions prolixes et répétitives. Le style fluide de la romancière occasionne une lecture agréable malgré un développement trop gourmand sur cette relation interdite. Les épisodes relatifs aux rapports compliqués avec sa famille (des parents absorbés dans leur relation extra-conjugale et leurs ambitions personnelles, des frères et soeurs brillants et indifférents, un cadre mondain respirant l’artifice et l’arrogance) se révèlent par ailleurs bien plus percutants et paradoxalement plus personnels que cette histoire à l’eau-de-rose pimentée de passages osés.

Dans les coulisses du théâtre

« Place Colette » s’envole lorsque Nathalie Rheims évoque son lien avec le théâtre. Sa fringale des grands classiques et sa mémoire d’éléphant l’amènent naturellement à vouloir embrasser la carrière de comédienne. Son amour pour Pierre n’est évidemment pas étranger à ce désir ardent de brûler les planches : ses premiers cours de théâtre pris chez Chantal, la voisine du dessus de sa copine Isabelle, rousse précoce et pleine d’initiative, cimentent cette double épiphanie. « Le théâtre était fait pour moi, j’en avais désormais la certitude. Une porte s’ouvrait ; si je savais la franchir, je pourrais partager quelque chose d’essentiel avec Pierre, faire un pas vers lui pour essayer de vivre dans son monde, peut-être même en faire partie. », écrit-elle. Les multiples allers-retours en catimini entre son appartement bourgeois de La Madeleine et la loge de Pierre créent une connexion spatiale entre la sphère de l’enfance et le monde sulfureux de l’adolescence tout en renforçant son admiration pour l’univers feutré et grandiose du théâtre. Phèdre, Elvire, Roxane ou Ondine, Nathalie se montrera de plus en plus audacieuse avec son premier amour.

Au fil des pages, on croise Isabelle Adjani, Robert Hirsch ou Michel Aumont ... Autant de légendes vivantes brièvement convoquées mais dont la mention suffit à faire plaisir aux amateurs de théâtre. Le dernier quart du roman marque une rupture en se centrant exclusivement sur la trajectoire artistique de Nathalie. Son entrée dans la profession s’accompagne d’anecdotes savoureuses et l’emploi de la première personne accentue l’empathie ressentie pour cette jeune prodige au talent confirmé par Jean Périmony ou Michel Favory. De ses auditions pour l’ENSATT de la rue Blanche en passant par ses premiers rôles dans « Tartuffe » monté par la directrice du Théâtre Montansier, Marcelle Tassencourt ou « Volpone » dirigé par Jean Le Poulain, sans oublier les échanges partagés avec Maria Casarès dans une pièce mise en scène par Jorge Lavelli, Nathalie Rheims nous plonge avec sincérité dans les angoisses et les exaltations d’une apprentie comédienne qui aspire à se révéler au contact des plus grands. Ces pépites théâtrales auraient sans doute mérité un traitement plus approfondi, quitte à tailler dans les péripéties amoureuses salées entre la « petite fille » et le pseudo Humbert-Humbert.

Thomas Ngo-Hong-Roche

		

jeudi 13 août 2015

2274. Place Colette de Nathalie Rheims / GALA dans PUREPEOPLE par Coline Chavaroche

Sur Purepeople :

Nathalie Rheims : A 13 ans, sa liaison torride avec un célèbre acteur plus âgé...

En pleine promotion pour son nouveau roman, Nathalie Rheims a accordé une interview exclusive aux journalistes de "Gala" pour expliquer ce qui se cache derrière "Place Colette". Le dernier roman de Nathalie Rheims risque de faire couler beaucoup d'encre. Et pour cause, Place Colette, à paraître aux éditions Léo Scheer le 19 août, raconte l'histoire "inspirée de faits réels" d'une jeune fille de 13 ans et sa liaison secrète avec un célèbre comédien français. Cette jeune fille, ce n'est autre que la célèbre romancière aujourd'hui âgée de 56 ans. C'est en Corse qu'elle a grandi et là que tout a commencé : en cet été 1971, après avoir longtemps souffert d'une tumeur osseuse qui l'a contrainte à passer trois ans "tel un papillon au fond d'une boîte", Nathalie Rheims se révèle. Libérée de son corset de plâtre, elle fait la connaissance d'un homme de trente ans son aîné, membre de la Comédie-Française et rebaptisé, dans l'ouvrage, Pierre afin de préserver son identité. Une rencontre qui se transforme en liaison charnelle, et ce premier amant, malgré leur différence d'âge, l'aide à enterrer son enfance ratée.

"J'aurais pu intituler ce livre Détournement de majeur, avoue-t-elle à nos confrères de Gala en plaisantant. Une rela­tion physique entre une ado et un homme plus âgé, c'est une bombe à défrag­men­ta­tion, on consi­dère que cela bousille une vie. Mais la narratrice précise qu'elle l'a voulue, qu'elle l'a cher­chée. C'est une prédac­trice. C'est un peu une Lolita, mais une Lolita mal dans sa peau."

Comme l'assure l'ex-compagne de Claude Berri, la victime, ce n'était pas elle, mais bien l'homme qu'elle a fait succomber à ses charmes. Déployant mille stratagèmes pour le séduire, elle le fait tomber dans ses filets. Une femme est née de cette liaison qui aura duré cinq ans : Nathalie Rheims elle-même. Sans jamais dévoiler le nom de celui qui lui a permis de grandir, la romancière adresse "un dernier baiser d'adieu" à son amant, décédé il y a vingt ans. Aujourd'hui, Nathalie Rheims, comme un retour aux sources, réside de nouveau en Corse. Elle y mène une existence bien plus sage et moins charnelle qu'à l'époque puisqu'elle cohabite avec des ânes, des poules, des chats, et Paul, le superbe chien offert à son défunt compagnon sur le tournage de son dernier film, Trésor. Retrouvez l'intégralité de l'interview de Nathalie Rheims dans le dernier numéro du magazine Gala, en kiosques cette semaine.

Coline Chavaroche

Le 12 Août 2015 - 19h15

mardi 11 août 2015

2273. Place Colette de Nathalie Rheims par Thomas Durand pour GALA.fr

Photographie de Nathalie Rheims par Sylvie Lancrenon.

Natha­lie Rheims: Mémoires d'une jeune fille déran­gée

SON DERNIER LIVRE A LE PARFUM DU SCAN­DALE

Par Thomas Durand le mardi 11 août 2015

Dans son dix-septième roman, Place Colette (Ed Léo Scheer), à paraître ce 19 août, l’écri­vain et dernière compagne de Claude Berri s’ins­pire de la sulfu­reuse liai­son qu’elle noua, à 13 ans, avec un membre de la Comé­die-française, de trente ans son aîné. La Lolita de Nabo­kov a soudai­ne­ment l’air d’une petite joueu­se…

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dimanche 9 août 2015

2272. Place Colette de Nathalie Rheims dans la sélection "LE MEILLEUR DE LA RENTRÉE 2015" du POINT.fr

LE POINT.fr

Chaque jour, Le Point.fr vous fait découvrir le meilleur de la rentrée littéraire 2015. Aujourd'hui, "Place Colette" de Nathalie Rheims.

Rentrée littéraire : Nathalie Rheims se déshabille

Comment et quand basculer dans l'âge adulte ? Comment prouver aux autres et à soi-même que l'on n'est plus une enfant ? La crise de l'adolescence peut prendre différentes formes : coup de tête, violence, fugue, attirance pour les paradis artificiels, départ du domicile familial... Pour la narratrice de Nathalie Rheims, les choses sont plus complexes. Ses parents vivent leur vie ensemble - mondanités - et séparément - ils ont pris maîtresse et amant. Ils aiment leur fille mais s'en soucient peu. Elle est un peu comme une méridienne ou une commode de prix. On l'a sous les yeux quand on lève la tête et, le reste du temps, on oublie jusqu'à son existence. Mais l'enfant est là et cherche coûte que coûte à sortir de cette pesanteur. Jusqu'au jour où Pierre est invité à dîner. Quadragénaire bien fait de sa personne, il déstabilise cette élève de 12 ans qui n'aura de cesse que de chercher à le conquérir. Il est comédien, elle prendra des cours de théâtre. Il est sociétaire à la Comédie-Française, elle viendra voir toutes ses pièces et le rejoindra dans sa loge place Colette. Son coeur est déjà pris, elle lui offrira son innocence, son enfance et même sa virginité.Place Colette est un récit initiatique. Une initiation sexuelle, même si, ici, c'est la jeune fille qui déploie tous ses atours pour être désirée par l'homme mûr. Mais aussi le récit d'une initiation à la vie : ce passage si particulier entre les rêves de l'enfance et les déceptions qu'encaissent les "grandes personnes". Ce "détournement de majeur" conserve une pudeur et une droiture, car l'auteur ne tombe jamais dans les facilités langagières ou romanesques. Son texte se tient droit et tient le lecteur en haleine, car il se demande à chaque page comment ce couple infernal va se sortir du piège dans lequel il s'est lui-même glissé... Découvrez un extrait de "Place Colette" :

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mercredi 5 août 2015

2271. Nathalie Rheims dans la sélection des "Bonnes Feuilles de France Culture

Dans l'émission de Sandrine Treiner, Nathalie Rheims présente et lit les premières pages de son roman ''Place Colette'', qui paraîtra le 19 août prochain aux éditions Léo Scheer.

En ouverture d'émission, Nathalie Rheims lit l'incipit des Femmes savantes, de Molière, qui a accompagné l'écriture de son roman.

lundi 27 juillet 2015

2270. Place Colette de Nathalie Rheims par Yaël pour TOUTE LA CULTURE

Le nouveau roman de Nathalie Rheims : Place Colette ne sera en librairie que le 19 août 2015, pourtant le "buzz" a déjà commencé :

« PLACE COLETTE » : PREMIÈRES AMOURS THÉÂTRALES PAR NATHALIE RHEIMS

Nathalie Rheims continue de raconter en désordre et avec un talent les épisodes passionnants de sa vie. Dans Place Colette, ce travail autobiographique touche à la fragile adolescence, au premier amour et à la vocation de comédienne. Riche et beau.

Note de la rédaction : ★★★★★

Sortie d’une longue et douloureuse tumeur que la médecine de l’époque a eu du mal à repérer et à soigner, la jeune Nathalie passe l’été de ses 12 ans dans la villa familiale en Corse où les mondanités parisiennes de son père illustre et coureur se poursuivent. Tandis que les aînés de la fratrie batifolent, celle qui est encore une petite-fille cache un corps déformé autant par la maladie que par l’adolescence qui commence et lit.

Plus à l’aise avec les adultes, elle croise pas mal de célébrités (Dalida entre autres) et un comédien de 45 ans dont elle s’éprend. Non plus comme une enfant mais aussi comme une femme. Qui sait ce qu’elle veut devenir : comédienne.

Charnel, sensuel et très précis sur la métamorphose de la petite-fille en femme, ce roman abouti de Nathalie Rheims est vibrant de vie, de nostalgie et brille par son compte rendu fidèle, lucide mais très sensible de ce qui a pu se passer, 35 ans auparavant. Une tranche de vie et une éducation sentimentale très touchants. Nathalie Rheims, Place Colette, Léo Scheer, 320 p., 20 euros. Sortie le 19 aout 2015.

Yaël le 26 juillet 2015

vendredi 12 juin 2015

2269. La Revue Littéraire des ELS, Prix Rive gauche à Paris de la meilleure revue littéraire.

LE PRIX «RIVE GAUCHE A PARIS»

Année 2015 – Cinquième édition

Les Membres permanents du Collège 2015 sont

Sybille de Bollardière, écrivain, Cypora PetitJean-Cerf, écrivain, enseignante, Virginie Le Gallo, libraire, Ariane Bois, journaliste, critique littéraire, écrivain, Brigit Bontour, critique littéraire, Amandine Cornette de Saint-Cyr, écrivain, Baptiste Liger, journaliste Livres et Cinéma, Eric Guillotte, écrivain, Serge Joncour, écrivain, scénariste, Lauren Malka, journaliste, critique littéraire, Stéphanie Dupays, haut-fonctionnaire, critique littéraire, Jean-Marc Levent, directeur commercial (Grasset), Véronique de Bure, éditrice, romancière, Natacha Boussaa, écrivain, JP Christopher Malitte, écrivain, responsable éditorial, Eric Neirynck, écrivain, chroniqueur littéraire, Ariane Charton, biographe, essayiste, Léon-Marc Lévy, directeur du magazine La Cause Littéraire, Arnaud Le Guern, écrivain, éditeur, critique littéraire, Olivier Vanghent, écrivain, Eric Dubois, poète, Julien Cendres, écrivain, Pierre Bisiou, éditeur, écrivain, Delphine de Malherbe, écrivain, scénariste, metteur en scène,

et

Laurence Biava, présidente du Collège, romancière, chroniqueuse littéraire,

Les Prix Rive Gauche à Paris couronneront une œuvre littéraire écrite en langue française et une œuvre littéraire traduite en langue française parues dans les 6 derniers mois. Ainsi qu’une revue littéraire.

Les lauréats seront élus par un Collège de 25 membres, composé essentiellement de personnes appartenant au milieu littéraire.

Les trois Prix Rive Gauche à Paris seront décernés le 25 juin 2014 à la librairie L’œil Ecoute, un des Partenaires Officiels du Prix.

Les membres du Collège ont établi jeudi 11 juin 2015 leur troisième sélection.

Les œuvres littéraires de langue française en lice sont

Une idée de l’enfer – Philippe Vilain - Grasset

Le voyant – Jérome Garcin - Gallimard

L’Indésiré – Stephan Lévy-Kuentz – Editions Dumerchez

Vernon Subutex – Virginie Despentes - Grasset

Les œuvres littéraires traduites en langue française en lice sont

Mémoires d’un bon à rien – Gary Shteyngart - Editions de l’Olivier traduit de l'anglais (États-Unis) par Stéphane Roques

L’ours est un écrivain comme les autres – William Kotzwinkle - Cambourakis Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nathalie Bru



Les revues littéraires en lice sont

Nunc – revue de création culturelle et littéraire – Editions de Corlevour

Dissonances – revue francophone de création et de critiques littéraires

La Revue Littéraire - Editions Léo Scheer

LUI, magazine culturel et revue littéraire.

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