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mercredi 16 avril 2014

2196. Lilian Auzas, à propos du "Roman de Boddah", d'Héloïse Guay de Bellissen

En attendant la republication de La Revue Littéraire à l'automne prochain, le blog des ELS continue d'accueillir des notes de lecture. Aujourd'hui, Lilian Auzas écrit sur le Roman de Boddah, biographie romancée autour de l'idole du Grunge, mort cette année depuis 20 ans, Kurt Cobain, et son épouse-égérie Courtney Love.

La fulgurance de Kurt Cobain et la grâce de Courtney Love

On le sait tous, cela fait vingt ans que Kurt Cobain, leader de Nirvana, nous a quitté en se tirant une balle dans la tête. Vingt ans qu’une génération désillusionnée a perdu de vue son fil lumineux comme son courage en décrépitude. Effroyable constat après tout ce temps : il y a un avant et un après Kurt Cobain. Dans l’histoire de la musique. Dans l’histoire tout-court. Il nous manque.

On ne compte plus les biographies, officielles et officieuses, les enquêtes scrupuleuses ou clairement orientées (le plus généralement contre sa veuve, Courtney Love), les hagiographies, les livres de photos belles ou volées, et j’en passe… Puis surgit parmi cette multitude, un roman. Mais pas n’importe lequel : Le Roman de Boddah d'Héloïse Guay de Bellissen (Fayard, 2013).

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lundi 14 avril 2014

2195. Angie David, les grands entretiens du mardi de PARDIE.

Sur le blog de Stéphan Pardie : Nuits hirsutes et pages foutraques, entretien avec Angie David à propos de Sylvia Bataille dans Les grands Entretiens du mardi de Pardie

Des yeux bleus d'une clarté matinale. Lucides. Lorsque je me rendis au rendez-vous, j'avais en tête une image sulfureuse d'Angie, drapée dans une forme de parisianisme et de goûts des micros. Angie est responsable éditoriale chez Léo Scheer, mais aussi Prix Goncourt de la Biographie pour un livre de référence sur Dominique Aury, l'auteure d'Histoire d'O. Elle récidive avec un autre récit de vie, celui de Sylvia Bataille, femme de Georges et actrice mythique de Partie de Campagne. La lecture aiguise notre curiosité : la biographie nous mène dans les alcôves du surréalisme et de la bohème littéraire des années 1930, dont Angie David se révèle une évocatrice peu superficielle, directe et réfléchie. Je lirai ses prochains ouvrages.

- Bonjour Angie, vous avez obtenu le Prix Goncourt de la biographie pour celle de Dominique Aury, l'auteur d'Histoire d'O, et désormais vous publiez un roman biographique sur Sylvia Bataille. Qu'est-ce qui vous plait particulièrement dans ce genre ?

- Je n'ai pas d'imagination, et j'aime parler de la réalité. Il y a plus de matière. Ce sont également des rencontres. Avec Dominique Aury, l'idée du livre s'est imposée rapidement. Je n'avais pas l'impression d'avoir en moi une œuvre, donc c'était une bonne porte d'entrée. Elle m'a permis de me mettre à l'écriture, de faire un travail de recherche – j'aime cela.

- J'ai lu Sylvia Bataille comme une plongée passionnante dans la vie artistique et littéraire de l'entre-deux guerres. Parmi les écrivains que l'on croise dans le livre, quel est celui qui vous attire le plus ?

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samedi 12 avril 2014

2194. Éloge du chat de Stéphanie Hochet, le choix des libraires-20 MINUTES.fr

Éloge du chat. Collection ANIMA

)Stéphanie Hochet, après tant d‘autres écrivains, célèbre avec talent et amour, sans ronronner, le compagnon domestique le plus indépendant qui soit...

Livre érudit, bien documenté, Éloge du chat multiplie les références pêle-mêle de Rilke à Quignard en passant par Natsume Sôseki, Rabelais, La Fontaine, Balzac, Perrault, Nodier, Patrick Rambaud et Amélie Nothomb. Les plus belles pages du livre sont dévolues à la passion dévorante de Colette pour ce mandarin cruel...

Stéphanie Hochet peut maintenant se targuer à raison d'avoir, elle aussi, écrit sur ce petit fauve qui fit couler beaucoup d'encre. A-t-elle pour autant apprivoisé son sujet  ? La réponse est oui, indéniablement.

Muriel Steinmetz - (L'Humanité du 27 mars 2014)

Résumé

Stéphanie Hochet quitte exceptionnellement le genre du roman pour nous raconter, dans un essai tout littéraire, comment le chat, animal jugé cruel, sournois et hautain est devenu l'un de nos préférés et un personnage omniprésent dans la littérature.

Véritable dieu pour les Égyptiens, qui lui donnèrent les traits de la déesse de la virginité, Bastet, aussi dangereuse que protectrice, le chat a vu son image évoluer au fil des siècles. En particulier en Occident, où il est passé du statut d'ami des sorcières, banni de la société, à l'utile chasseur de souris, pour finir en potentat domestique, adulé et sublimé dans de nombreuses oeuvres d'art.

Animal flexible, qui a compris que la souplesse et la ruse étaient plus efficaces que la force, le chat a une position unique : mi-sauvage, mi- domestique, il profite autant de sa liberté naturelle que du confort de nos habitations modernes. À la fois indépendant et séducteur, sauvage et affectueux, le chat est paradoxal, tout comme le rapport que nous entretenons avec lui. Ne symbolise-t-il pas autant la sensualité que la mort - Eros et Thanatos -, suscitant ainsi un comportement toujours excessif, que ce soit l'opprobre ou l'idolâtrie ?

L'AUTEUR : Stéphanie Hochet est née en 1975. Elle est l'auteur de neuf romans, dont Combat de l'amour et de la faim (Fayard, Prix Lilas 2009), La Distribution des lumières (Flammarion, Prix Thyde Monnier de la SGDL 2010) et Sang d'encre (Editions des Busclats, 2013). Éloge du chat est son premier essai. Courrier des auteurs le 12/04/2014

1) Qui êtes-vous ? !

Un écrivain qui s'essaie à différentes expériences littéraires.

2) Quel est le thème central de ce livre ?

L'approche littéraire et philosophique du personnage chat tel qu'on le trouve dans les oeuvres (romans, cinéma, arts graphiques etc.)

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?

«Et si cet animal était avant tout un point d'interrogation se promenant sur des coussinets ?»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?

La comédie musicale Cats d'Andrew Lloyd Webber.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?

Mon admiration pour les écrivains qui ont si bien su parler de l'animal aux griffes rétractiles, quitte à parfois s'identifier à cette créature paradoxale et séduisante. Mais aussi ma fascination pour la flexibilité telle que le chat la pratique : cette capacité à incarner des personnages charismatiques, et à le faire avec souplesse.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?

J'écris plutôt le matin mais pas seulement, il faut simplement que je sois au calme sans musique ni bruits parasites si possible (ce qui n'est pas toujours le cas). Dans une pièce où je suis seule. Je suis perturbée par le regard d'autrui quand j'écris.

7) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ?

Je ne me suis jamais dit que je serais écrivain quand j'étais enfant mais j'étais déjà une lectrice passionnée et le phénomène a pris son ampleur à l'adolescence. Fin de l'adolescence je commence à écrire de la poésie, des textes courts, tachant de saisir en quelques phrases une impression de beauté. Tout fut progressif, sans véritable prise de conscience.

8) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ?

Colette, Dialogue de bêtes à l'âge de neuf ans. Pour la première fois, je me dis en lisant que «la façon d'écrire» est belle. Vers 10 ans (rien à voir) : Sherlock Holmes, Cocteau (première rencontre avec la poésie), les oeuvres de Tolkien puis Balzac à 14 ans en commençant par Eugénie Grandet, une oeuvre d'un érotisme sophistiqué.

9) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !

Les crivains créent des mondes parallèles qui reflètent le nôtre, mais ils y ajoutent une poésie qui en augmente la distance.

10) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?

Les librairies sont des havres, on y débusque toujours une pépite. Mais quand on est auteur, ces havres peuvent intimider d'une certaine façon.

La revue de presse : Muriel Steinmetz - L'Humanité du 27 mars 2014

Retrouvez la fiche complète sur le choix des libraires en partenariat avec 20minutes.fr

jeudi 10 avril 2014

2193. Maladie d'amour de Nathalie Rheims, par pour LE MAINE LIBRE. Rencontre chez DOUCET le 10 avril à 17h

« Maladie d’amour » Editions Léo Scheer.

Rencontre chez Doucet jeudi 10 avril à 17 heures.

Librairie Doucet – 66 avenue du Général de Gaulle - 72000 Le Mans

« L’amour fou peut mener loin »

La romancière Nathalie Rheims présente chez Doucet un roman troublant sur l’amour à la folie. Chez Nathalie Rheims, le fil est ténu entre l’amour fou et l’amour jusqu’à la folie.

Le Maine Libre : On a beaucoup évoqué l’érotomanie au sujet de ce roman. A quel moment l’amour fou peut-il basculer vers une folie de l’amour ?

Nathalie Rheims : Alice est-elle érotomane ? Rien n’est sûr. Le doute subsiste. J’ai voulu écrire un roman sur l’invention de l’amour, ce qui est propre à chacun. Entre l’amour fou, capable de nous entraîner sur des chemins qu’on ne soupçonnait pas, et la folie, la frontière est ténue. Par amour, la personne la plus raisonnable peut basculer vers des actes complètement irrationnels.

L.M.L. Vous mettez en scène trois femmes qui incarnent trois versions de l’amour ou du couple

N.R Alice est une jolie célibataire, amoureuse folle du Dr Costes, un chirurgien esthétique qu’elle n’a vu une seule fois et dont elle est persuadée qu’il l’aime aussi. A écouter les aventures romanesques d’Alice, Camille sa meilleure amie, vit la folie amoureuse par procuration. L’épouse sage et sans histoire réalise qu’elle n’est peut-être pas si vivante que cela. Pour la première fois, elle s’interroge. Enfin, Béatrice, l’épouse de Costes, incarne la femme qui a renoncé à sa vie au profit de la carrière de son mari.

LML Comment peut-on prêter des sentiments amoureux à un parfait inconnu ?

NR Quelqu’un en état de grande fragilité peut interpréter un geste, un regard. De plus Costes est chirurgien esthétique. Son regard professionnel sur les femmes va déjà au-delà des limites ordinaires. Ca peut être interprété comme une arme de séduction. Je voulais qu’Alice soit très belle pour créer ce trouble chez le lecteur. Pourquoi un homme refuserait- il les avances d’une si jolie femme ? Costes est un homme totem, d’autant plus attirant qu’il a le pouvoir d’embellir les femmes.

LML Vous jouez sur l’ambiguïté des personnages

NR J’aime le doute qui s’insinue chez Camille face à l’histoire d’amour d’Alice. Jusque-là elle a toujours pris pour argent comptant ce que son amie lui racontait. Face à Costes, elle ne sait plus. Dans cette histoire, tout le monde dit vrai et ment en même temps. Comme nous tous. J’avais envie d’écrire un thriller, sans abandonner le côté personnel. Je me cache en Alice et en Camille…

LML En amour, faut-il connaître la vérité à tout prix ?

NR Mon père me disait au sujet des hommes : « ''Ne cherche jamais parce que si tu cherches, tu trouveras'' ». Cette leçon m’a convenu. Je préfère être la ravie de la crèche plutôt que l’inquisitrice. De plus, personne n’appartient à personne.

LML Avez-vous des projets au cinéma ?

NR Bien plus modeste que celle de Claude Berri qui fut mon compagnon, ma société de production est une petite structure. Ce qui m’intéresse, c’est aider les écrivains à réaliser leur film. Après Saphia Azzedine, je vais produire le premier film de Camille Laurens adapté de son livre « Dans ces bras-là », avec Elsa Zilberstein. Par ailleurs les droits de « ''Maladie d’amour'' » ont été vendus pour le cinéma… mais je n’interviendrai pas. Enfin, je prépare un beau livre sur le cimetière du Père Lachaise. Avec mon père, nous y allions souvent le dimanche.

lundi 7 avril 2014

2191. Live. AngiE & DyE à la Flèche-d-or.

Photo : Gauthier Amano

À l'occasion de la sortie du deuxième album « Cocktail citron », chez Tigersushi, deux ans après le succès du clip de « Fantasy » sur YouTube, Angie & Dye étaient en concert le 3 avril 2014 à la Flèche d’or.

Voici la chanson qui donne son titre à l’album. Elle a été écrite avec Angie David, qui l’interprète.

Lien Souncloud

2192. Sylvia Bataille de Angie David, participez au Grand Prix de l'Héroïne MADAME FIGARO

Sylvia Bataille, le roman biographique publié par Angie David en septembre 2013 est en compétition pour la 10e édition du Grand Prix de l'Héroïne qui sera décerné le 27 mai 2014. Tous les lecteurs sont invités à participer au vote. Parmi les ouvrages en compétition : La grâce des Brigands de Véronique Ovaldé, Esprit d'hiver de Laura Kasischke, Sylvia Bataille d'Angie David, Y de Marjorie Celona, La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon. Angie David avait obtenu le prix en 2006 pour Dominique Aury.

vendredi 4 avril 2014

2190. "Maladie d'amour" de Nathalie Rheims par Bernard Thomasson sur France Info

jeudi 3 avril 2014

2189. Maladie d'amour de Nathalie Rheims, par Stéphanie des Horts pour VALEURS ACTUELLES

C'est une femme comme tant d'autres, qui raconte sa vie à sa meilleure amie. Alice est amoureuse, Alice est malheureuse, Alice pleurniche dans les bras de Camille, bien trop sage pour elle.

Un jour, Alice rencontre un homme formidable; Daniel Costes est chirurgien et la vie prend des allures de conte de fées. Alice raconte l'homme, l'amant, ses goûts, ses rêves, Camille a l'impression de le connaître. Elle décide de forcer le destin.

Mais le Dr Costes se fait insaisissable, mystérieux, il semble absent, à moins qu'il n'ait peur...

Une descente aux enfers affolante. Entre passion et délire, la frontière est parfois ténue. Nathalie Rheims a le chic pour mettre en scène des gens ordinaires aux personnalités troubles.

Stéphanie des Horts, le 3 mars 2014

jeudi 27 mars 2014

2188. Lectures de Métaphysique de la putain de Laurent de Sutter par Roland Jaccard

Première lecture, les prostituées sont le visage même de la métaphysique....

Seconde lecture, OOHHH! Je suis en petits morceaux...Où sommes nous?

Troisième lecture. du premier chapitre du livre, consacré à Bukowsky, par une japonaise ne connaissant pas le français.

2187. Maladie d'amour de Nathalie Rheims, chronique de Mathieu pour MEDIATEASEUR

Chronique sur Mediateaseur.fr

Avec de très courts chapitres et un style clair et accessible, Nathalie Rheims nous plonge immédiatement dans son histoire qui se lit d’une traite tant on a envie de savoir comment cela va se finir.

L’amour, un sentiment complexe qui peut faire autant de bien que de mal, ne dit-on pas d’ailleurs « tomber amoureux ».

Cela peut également être considéré comme une maladie, et c’est cet angle qu’a choisi Nathalie Rheims dans son nouveau roman Maladie d’amour paru aux Editions Léo Scheer.

Nous faisons connaissance ici avec Alice, une jeune trentenaire qui, au début du livre, se décide enfin à se séparer d’Antonin, un homme marié, qui ne quittera jamais sa femme, mais Alice l’a compris un peu tard.

Cette fois, c’est décidé, elle laisse tomber les hommes et se reprend en main, en tout cas, c’est ce qu’elle promet à sa meilleure amie Camille sur un ton ferme.

Camille, c’est sa confidente, sa meilleure amie et son extrême opposé, une mère de famille avec un mari complice et deux enfants adorables. Elle est très friande des aventures d’Alice qu’elle vit par procuration.

Mais elle voit arriver d’un mauvais œil la dernière nouvelle d’Alice. Celle-ci vient de retomber éperdument amoureuse, son cœur bat pour le Dr Costes, Alice ne sachant pas tirer des conclusions de ses erreurs, le beau docteur est également un homme marié.

Voilà un nouvel épisode de la série Alice que Camille va pouvoir suivre avec passion, même si elle ne l’approuve pas, mais elle voit son amie heureuse et épanouie c’est le principal. Jusqu’au jour où elle va s’apercevoir qu’il y a des incohérences dans le scénario et commencer à douter de beaucoup de choses.

Je ne peux malheureusement en dire plus pour ne pas dévoiler toute l‘intrigue et gâcher la fin mais sachez que l’auteur slalome ici entre amour fou et folie, car il n’y a souvent qu’un pas entre les deux.

Avec de très courts chapitres et un style clair et accessible, Nathalie Rheims nous plonge immédiatement dans son histoire qui se lit d’une traite tant on a envie de savoir comment cela va se finir.

Un roman plein de suspens et de rebondissements avec une fin surprenante à dévorer sans modération.

Mathieu, le 27 mars 2014.

samedi 22 mars 2014

2186. Métaphysique d'Alien par Philippe Cazier pour MEDIAPART

Sur le site de Mediapart, l'ouvrage collectif de Elie During, Raphaël Bessis, Charles H. Gerbet, Laurent de Sutter, Frédéric Neyrat, Marika Moisseeff, Antoine Hatzenberger, Véronique Bergen, Peter Szendy, sous la direction de Jean-Clet Martin.

Philosophie alien

Métaphysique d’Alien, sous la direction de Jean-Clet Martin, rassemble les essais de dix philosophes autour de la tétralogie initiée en 1979 par le célèbre film de Ridley Scott, à laquelle il faut ajouter Prometheus, du même réalisateur, sorti en 2012, présenté comme une préquelle.

Pour les auteurs qui contribuent à ce livre, il ne s’agit pas d’expliquer ces différents films ou d’en faire un objet dont la philosophie s’emparerait pour lui appliquer ses concepts. L’enjeu concerne d’abord le rapport de la pensée philosophique à l’œuvre d’art et, ici, à la pensée cinématographique. Que peut faire la philosophie avec la fiction si celle-ci n’est pas réduite à une simple imagination ou à un discours confus que la philosophie devrait ordonner et clarifier ? Gilles Deleuze énonçait que l’œuvre d’art est pour le philosophe une pensée autre, non conceptuelle, dont le concept philosophique doit faire l’épreuve et avec laquelle il doit penser : la rencontre de l’œuvre force à penser, et les géographies de l’art, les logiques inventives de la fiction, imposent à la philosophie de nouvelles coordonnées qui la forcent à penser – à penser autrement. En ce sens, penser avec l’art est faire l’expérience d’une différence, d’une altérité que la philosophie ne reconnait pas, qui n’entre pas dans les schémas habituels du reconnaissable. La fiction est ainsi l’occasion d’une expérience de la pensée et pour la pensée – une pensée qui, par le surgissement d’une pensée autre, devient elle-même autre.

Dans Métaphysique d’Alien, il s’agit donc d’accepter une expérience à travers laquelle la philosophie rencontre autre chose qu’elle-même et qui la force à penser autrement. La pensée devient autre qu’elle-même, produisant une altérité, une différence par laquelle c’est l’autre qu’elle contemple. Penser philosophiquement est donc tributaire d’une rencontre : rencontre avec une pensée cinématographique et ses moyens propres – l’image, le son, le montage –, mais aussi rencontre avec le monde de cette œuvre, monde où, ici, existe cette figure d’une altérité sans référence qu’est la créature extra-terrestre.

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vendredi 21 mars 2014

2185. Tribune de J.C.Magendie et L.Scheer dans LE POINT.fr

Dans LE POINT.fr du 20 mars 2014 :

MONTESQUIEU SUR ÉCOUTE.

Par JEAN-CLAUDE MAGENDIE ET LÉO SCHEER

Jean-Claude Magendie est l'auteur de Les sept péchés capitaux de la justice française, publié en mai 2012 aux ELS et qui sera à nouveau en librairie mercredi prochain.

L'affaire dite d'Outreau avait suscité une forte émotion dans l'opinion. La commission d'enquête parlementaire chargée d'analyser les éventuels dysfonctionnements de l'institution judiciaire et de proposer d'éventuelles réformes du fonctionnement de la justice pénale avait procédé à une analyse systémique dont la qualité avait été unanimement reconnue. Sa préconisation la plus attendue portait sur le juge d'instruction, dont la fonction était maintenue, mais exercée dans un cadre collégial.

Les affaires qui viennent d'éclater à propos des écoutes de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy et de son avocat, ainsi que les déclarations de la ministre de la Justice Christiane Taubira ont suscité des réactions d'une tout autre nature dans l'opinion ; dépassant le seul cadre de la justice, elles concernent les quatre pouvoirs sur lesquels repose notre démocratie : l'exécutif, le législatif, le judiciaire et les médias.

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lundi 17 mars 2014

2183. "Mon numéro dans le désordre" de Guillaume Fédou par Stéphanie des Horts dans Valeurs actuelles

Pas facile d’être un héros en mal d’amour. Arthur Ganate, figure des nuits parisiennes, chroniqueur mondain, écrivain à ses heures perdues, se rêve parfois sauveur de l’humanité. Et l’humanité tient dans sa mère. Maman est dépressive, les cachets sont nocifs et les médecins obsolètes. Arthur a de l’idée, il emmène sa génitrice à New York pour quelques jours. Le moment est mal choisi. Qui pouvait prévoir que de ce ciel bleu cobalt surgiraient deux avions infernaux. 11 septembre, le World Trade Center est un souvenir, une tragédie, et dans les décombres du siècle meurtri, Arthur Ganate réalise que c’est sa vie qu’il doit construire et non celle de sa mère. Un premier roman décapant, un auteur qui n’a peur de rien, surtout pas de se prendre pour Ganate. Talentueuses divagations pour lecteurs adeptes de Bret Easton Ellis et autres Martin Amis.

Stéphanie des Horts, dans Valeurs Actuelles du 13 mars.

samedi 15 mars 2014

2182. Concours MH370 pour La Revue Littéraire

Concours dans la perspective d'une publication dans La Revue Littéraire de la rentrée littéraire :

Écrire une nouvelle développant une narration, sous une forme libre, à propos de la disparition du vol MH370

Maximum = 37.000 signes.

Vous pouvez l'envoyer à

leo.scheer@free.fr

ou bien à La Revue Littéraire

PS. On essaye de nous voler notre idée : Cf http://www.lefigaro.fr/ : appel à contribution.

PPS. Sur le Net, les théories les plus folles.

jeudi 13 mars 2014

2181. La Revue Littéraire reparaîtra à l'automne prochain sous la direction conjointe de Myriam Thibault et Lilian Auzas

Chères lectrices, chers lecteurs,

La Revue littéraire reprend du service. En septembre 2014, le tant attendu n°55 sera disponible dans vos librairies. Cette prochaine rentrée littéraire verra apparaître des centaines de nouveaux romans, venus de tous horizons. Ce sera l'occasion de vous parler des livres phares, mais aussi de ceux qui risqueraient de passer inaperçus.

Avec une nouvelle équipe de chroniqueurs, nous donnerons de la lumière à nos coups de cœur, à des notes de lecture roboratives, mais aussi à quelques égratignures.

La revue littéraire revient donc pour vous faire découvrir de nouveaux talents, pour vous éviter de passer à côté de livres incontournables, et pour vous donner envie de lire, tout simplement. Encore un petit peu de patience...

Myriam Thibault et Lilian Auzas

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